caloucaera poésies Version du 4 juin 2003.




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Messager de la plume
Stephen
Complainte du Mineur
Un enfant de mon ère




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Nouvel Air

Portraits et proses d'un autre temps.


Yannick BIADALA



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http://www.dromadaire.com/litteraweb/accueil





La vision du monde de Yannick est encore plus noire que celle qu'il a de l'Amour
Si j'en juge par les productions des deux Polonais du site, ce beau pays n'engendre pas l'optimisme !


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Messager de la plume


Au théâtre des grandes désillusions,
Le poète, comédien et spectateur,
Réclamant le droit à la contradiction,
Plaint celui qui n'aime Dame Peur.

Il est comme le flambeau vivant,
Cherchant sa perte en connaissance de cause ;
Brûlant d'horreur et d'extase lentement,
Il illumine l'ère de vers et de proses.

Trouvant dans la poésie, une mort lumineuse,
Célébrant la messe noire de la Beauté,
Le poète se convertit à une vie douloureuse,
Colorée des feux de Prométhée.

Ses yeux sont pleins de vacillantes lumières ;
Partageant l'âme du vin avec le solitaire,
Il s'enivre de paradis artificiels,
Oubliant ainsi la vie cruelle.


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Stephen


À la lumière de la nuit, bise froide mourante,
De sa plume, il écrit la haine et l'épouvante.
Il a le mal à l'âme, purulente blessure d'infortune,
Escarre d'une vie morte, poinçon d'une rancune.

Ô vengeance bienfaitrice, tu lui donnes tant de grâce.
De par ton nom, il inspire à tuer par bon goût,
Cherchant toujours à montrer d'autres faces
Du miroir de la vie reflétant devant nous.

Roi d'un royaume de ténèbres et de peur,
Portant Brume, la Faucheuse, en son cœur,
De par la plume, il règne sur nos rêves,
Sans un instant de paix, sans aucune trêve.

Au coucher, se réveillent ses angoisses,
Celles qu'il sait si mal et bien partager.
Effrayé, immobile, proie de disgrâce,
Dans une page, il continue d'exister…


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Complainte du Mineur


Il ne reste plus rien…
Les années sont passées, les mois se sont écoulés, les jours sont tombés, les secondes emportées…

Il ne me reste plus rien…
L'odeur de la Mort s'annonce d'elle-même, les cloches répètent le chant de nos funérailles, les fossoyeurs attendent…

Il ne reste plus rien…
Les joies et les peines éphémères, les amours d'un hiver ou d'un été, les vagues englouties par la Terre, qui recrache les cadavres du passé…

Il ne me reste plus rien…
La santé défaillante, la mort noire ou mort lente, le souffle amer de mes poumons fatigués…

Il ne reste plus rien…
Les mines desséchées, le cheval aveuglé mourant à petit feu, le soleil aveuglant de Midi…

Il ne me reste plus rien…
Sauf peut-être l'Espoir !


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Un enfant de mon ère


Là-bas, au pays où se couche le soleil,
Dans un bain de sang versé par tant de gens,
Prônant toujours une liberté vermeille,
Là-bas, un jour, est né le prodigue enfant.

Là-bas, il a grandi sans savoir ;
Sans personne à l'écouter.
Là-bas, il s'est longtemps battu,
Pour un idéal furtif, révolu.

La liberté n'est pas et ne sera jamais,
Telle fut la leçon qu'on lui a donnée.
D'échecs et de tragédies, telle fut sa vie ;
Enfer du Salvador, tel fut son pays.

Là-bas, il est mort sans savoir,
Sans personne pour le pleurer.
Là-bas, le pouvoir l'a vaincu,
Pour son idéal furtif, révolu.


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Je suis, tu es




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