caloucaera poésies 9 octobre 2003             Pour avoir un texte sans fond.




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À mes sentiments
Mystérieuse, je suis
Le trottoir
Enfin l'amour !
Rayons de soleil
Somalie, lève-toi !
Puisque...
Depuis toi
Il est l'homme
Si tu es
Voici tout mon amour !
Noir !
Habits de lumière
Petit Papillon
Métamorphose-toi !
Viendras-tu ?
Le fiancé du soir
Ma vie d'écrire
Celle qui t'aimera toujours
Belle inconnue
Dans mes rêves


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A LIRE ET A CHANTER


Valérie GROSJEAN


Textes de Chansons
en forme de poèmes

Enregistrés à la SACEM



A lire ou à chanter ? A chanter, c'est l'évidence même, lorsque l'on écoute les pages musicales. A lire, je n'en étais pas vraiment convaincu au départ, mais, plus Valérie m'envoie de textes, plus je suis certain que ce sont de merveilleux poèmes, qui méritent amplement d'être lus.
Laissez-vous bercer par la musique de ces mots, le rythme de ces phrases !
Quand je pense que Valérie a écrit plus de 1.200 paroles de chansons, toutes plus belles les unes que les autres, toutes très différentes les unes des autres, je suis stupéfait et admiratif.

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À mes sentiments


Le soleil rougeoie,
Un oiseau passe,
Le paysage ne parle
Que de toi.
Dieu que j'ai mal
À mes sentiments !

Dans le sable
La trace de tes pas.
Où que j'aille,
Toujours le souvenir de toi,
Dans ce pays
Où tu ne viendras pas.

Dieu que j'ai mal
À mes sentiments !
Je suis là,
Face à la mer,
Sur un banc,
Dans le vide de ma vie
À présent,
Seule à attendre,
Éternellement.

Le vent souffle
Et j'ai froid.
Le temps ne compte plus
Pour moi.
Dans ma tête, je rêve
De toi, dans mes bras.
Toi, douce saison
De mon cœur,
Que j'effeuille
En pleurant.

Dieu que j'ai mal
À mes sentiments !
Toi mon amour,
Toute ma vie,
Toi qui t'es envolé
De tes ailes dorées
Explorer l'univers tout entier
Pour trouver l'audacieux
Qui voudra t'apprivoiser.
Toi, l'oiseau liberté,
Que je n'ai pas su
Retenir dans ma vie,
Sois heureux, là-bas.
Dans l'ailleurs de mes nuits;
, Je t'aime !…


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Mystérieuse, je suis


Mystérieuse, je suis,
Mystérieuse, je resterai,
Puisque mon cœur
N'a pas été mis à nu,
Seul mon corps
A été mis à jour,
Une nuit qui ne dura pas plus
Que le quart d'une horloge.

Mystérieuse, je fuis,
Mystérieuse, je disparais,
Puisque les heures
Ne m'ont pas reconnue,
Dans le décor
Du bruit de la foule,
Où les rêves perdus
Valent beaucoup plus que de l'or.

Existe-t-il l'amour qui dure sans blessure,
Quand le passé a un goût de cendre ?
J'aimerais croire au sourire de la lune,
À ces légendes qu'ont laissées les amants,
En testament pour les âmes déchues
D'avoir un soir croisé la souffrance
Pour un amour qui n'est plus.

Mystérieuse, je vis,
Mystérieuse, j'apparais,
Dans la candeur
Des nuits sans vertu,
Où je m'efforce
D'évincer le doute
Pour trouver l'inconnu
Qui brûlera le sort.

Mystérieuse, je respire,
Mystérieuse, trop secrète,
La peur est ma douleur
J'ai peur qu'elle me tue.
Affaiblie et sans force,
Je murmure à l'amour
Le cœur est l'âme dévêtue
Qui me faire vivre encore.

Existe-t-il l'amour qui dure sans blessure,
Quand le passé a un goût de cendre ?
J'aimerais croire au sourire de la lune,
À ces légendes qu'ont laissées les amants
En testament pour les âmes déchues
D'avoir un soir croisé la souffrance
Pour un amour qui n'est plus.


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Le trottoir


Elle est soumise et rebelle
Domptée par les uns
Indomptée par les autres
Dans la joie, le chagrin
Sans faire de pause.

Elle est rebelle de charme
Sauvage et si douce
Dans la nuit bleutée
Quand elle attire et attrape
Celui qui fera l'amour
Sous un ciel étoilé.

Elle a choisi le trottoir
Les égouts, les quartiers sales
Dans un dégoût intégral
D'un amour sans mémoire
Elle a choisi le trottoir
Quand ses rêves d'ici-bas
Ont fermé leurs portes un soir
Sa vie n'avait plus de place.

Elle qui aurait voulu vivre
Un vrai conte de fée
La voilà seule à présent
Cendrillon était fragile
Quand l'amour l'a blessée
Elle a sombré dans l'absence.

Elle qui sent bon le parfum
Sous ses dessous de soie
Y'a le goût de l'amertume
Dans sa vie au petit matin
Quand reflète dans le miroir
L'ombre d'une femme inconnue.

Elle a choisi le trottoir
Les égouts, les quartiers sales
Dans un dégoût intégral
D'un amour sans mémoire
Elle a choisi le trottoir
Quand ses rêves d'ici-bas
Ont fermé leurs portes un soir
Sa vie n'avait plus de place.


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Enfin l'amour !


Je n'ai rien à faire ici
Mais j'aimerais rester
Il n'y a personne dans ma vie
Qui attend de me retrouver
Alors pourquoi partir.

Je voudrais rester là
Pour t'écouter parler
D'une voix qui enlace
Les mots abîmés
Que ton sourire désarme.

Au fond de moi, farouche
Des sentiments me troublent
Serait-ce enfin l'amour
Qui me prend, qui m'entoure
Plus présent chaque jour
Serait-ce enfin, l'amour, l'amour ?
Mais comment te le dire
Je ne saurais expliquer
Toi ma fidèle amie
Qui m'a toujours écouté
Que l'amitié, c'est faite fragile.

Pour se transformer d'espoir
Dans l'amour inavoué
Que je garde pour toi
Vivant depuis des années
Et que je ne voyais pas.

Au fond de moi, farouche
Des sentiments me troublent
Serait-ce enfin l'amour
Qui me prend, qui m'entoure
Plus présent chaque jour
Serait-ce enfin, l'amour, l'amour ?


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Rayons de soleil


Le regard dans le vide
Le cœur un peu triste
De tant de solitude
Que les heures dissimulent
Au milieu de ma vie.

Grandes vagues d'eau
Se déverse sur ma peau
Au goût un peu salé
Qui viennent s'étaler
Sans vouloir faire de pause.

Rayons de soleil
Viens réchauffer mes peines
Rayons de lumière
Viens réveiller mes prières
Qui s'endorment de poussières
Avant d'atteindre le ciel
Rayons de soleil
Rayons de lumière
Faites que tout se réveille.

J'ai besoin d'être aimée
Autant que j'ai donné
J'ai le cœur printemps
Et personne dedans
Pour offrir partagé.

Je voudrais qu'on s'attarde
À parler avec moi
Apprendre qui je suis
Dans mes goûts, mes désirs
Pour construire une histoire.

Rayons de soleil
Viens réchauffer mes peines
Rayons de lumière
Viens réveiller mes prières
Qui s'endorment de poussières
Avant d'atteindre le ciel
Rayons de soleil
Rayons de lumière
Faites que tout se réveille.


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Somalie, lève-toi !


Ils sont nés des milliers
Pour mourir des millions
Avant de nous crier
Nous les frères de la honte
Quand le sein de la mère
Asséché de vie
La terre brûlée cruelle
N'entend plus l'enfant qui veut vivre
Cinq mille morts par jour
Victimes des frontières de la faim
Aux regards de la foule
Qui ne fait rien pour vaincre.

Somalie, Somalie, lève-toi
Crie au peuple aux yeux clairs de cristal
De poser sur toi juste un regard
Quand l'enfant qui se meurt dans tes bras
Otage de nos cœurs sans partage
Somalie, Somalie, relève-toi !

Nous les hommes civilisés de la ville
Presque heureux les yeux pleins de mensonges
Aux mains rougies du sang des victimes
Restant la honte au reste du monde
Somalie, cité meurtrie
Au seuil d'une promesse
Tu attends le geste de vie
Avant que le ciel ne s'abaisse
Pays noir au corps torturé
Cris de douleur en souffrance
Quand brutalement la faim se transmet
De mort en naissance.

Somalie, Somalie, lève-toi
Crie au peuple aux yeux clairs de cristal
De poser sur toi juste un regard
Quand l'enfant qui se meurt dans tes bras
Otage de nos cœurs sans partage
Somalie, Somalie, relève-toi !

Somalie regarde dans les yeux, les bourreaux de la vie
Pour ne rien oublier quand tu devras mourir…


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Puisque


Puisque tu me manques
Puisque tu n'es pas là
Puisque le temps du monde
S'élance jusqu'à moi
Pour me prendre tout bas.

J'irai sans dire un mot
Sur les frontières du soir
Prier que le ciel arrose
Une eau de larmes sur toi
La même eau que mes cris.

Quand en moi je n'ai plus
Que les miettes d'une guerre
Dans batailles perdues
Pour nous garder heureux.

J'avais tant à nous donner
Dans le vivant des heures
Que jalousait le bonheur
De moqueries en douceur
Qui nous bercent le cœur
Avant que tu ne jettes l'ombre
Qui m'enferma sans couleur
Juste à côté des douleurs
Qui ont fait faner la fleur
Celle qui nous croyait passion.

Puisque tu as tout balayé
Puisque tu as brûlé l'azur
Puisque tu m'as déracinée
Sous un ciel de lune
Regarde, je suis tombée.

Au pied de ton drapeau
J'ai déposé la rose
Rose qui n'a plus d'espoir
D'avoir été fauchée à la lame.

Comment faire pour me retrouver
Dans ce désert de sable nu
Où j'ai presque perdu pied
Entre le nord et le sud
Je ne sais plus qui est moi.


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Depuis toi


J'ai pleuré toute la nuit
Je n'ai pas su dormir
Pour une étoile qui fuit
Vers un autre avenir
J'ai cherché des excuses
Te trouver des raisons
Interrogé les muses
Sauté dans l'horizon
J'avais foi dans tes mots
Et dans tes sentiments
Balayé les châteaux
De mes rêves d'enfant.

Depuis toi, j'ai mis manteau du soir
Depuis toi, sur mon cœur meurtri
Tu étais mon plus beau regard
Depuis toi, j'ai brûlé toutes les glaces
Depuis toi, de tous les lacs sans vie
Quand tes yeux ont perdu mon regard.

Dis-moi comment faire pour survivre
Quand le reflet se dissipe
Tout se couvre de cicatrices
Au mal d'amour qui subsiste
J'ai même hurlé à la lune
De ne plus écrire ton prénom
Toi, l'étoile et moi perdue
Berger, guide ma raison
La vie est si peu de chose
Dans le bleu du firmament
Qu'à ses pieds, je dépose
La douleur de mon sang.

Depuis toi, j'ai mis manteau du soir
Depuis toi, sur mon cœur meurtri
Tu étais mon plus beau regard
Depuis toi, j'ai brûlé toutes les glaces
Depuis toi, de tous les lacs sans vie
Quand tes yeux ont perdu mon regard.

Décrocher les photos, ranger dans les tiroirs
Mis mon cœur au cachot pour ne pas mourir depuis toi.


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Il est l'Homme !


Les secondes martèlent chaque heure des jours
Quand il s'en va loin de mon corps
Tel un bateau quittant le port
Lui, marin au long court
Serai-je le phare qui guidera son retour.

Sur ma mémoire, son visage d'Adonis
Flotte sur la vague sentimentale
Solitude mène, hélas
Hélène attend son Paris
Serais-je la voile en haut du mat qu'il hisse.

Il est l'homme et l'espoir
Le parfum de la vie retrouvée
Dans son regard de nuit noire
C'est l'étoile du berger
Renaissance du mot aimer
C'est mon homme, mon histoire
Dans ses promesses, mes espoirs.

Dans chaque retour de long voyage
Il rapporte cargaison, tendresse
Paroles ensoleillées, caresses
Son cœur reflet nuages
Saura-t-il me protéger du naufrage.

En moi, il est l'âme de fond
Bercée au doux ressac de la marée
Poussé par le vent d'alizé
Sur ma peau d'horizon
Saura-t-il franchir détroit de Magellan.

Il est l'homme et l'espoir
Le parfum de la vie retrouvée
Dans son regard de nuit noire
C'est l'étoile du berger
Renaissance du mot aimer
C'est mon homme, mon histoire
Dans ses promesses, mes espoirs.


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Si tu es...


C'était il y a longtemps
Et si peu à la fois
Quand le temps qui s'éloigne
C'est mémoire qui balance
Les bribes de l'histoire
Sur larmes de passage.

Sourire n'est que continuité
À l'ombre des semblants
C'est la vie qui reprend
Ce qu'elle nous a donné
Un soir de transparence
Au lever d'une souffrance.

Si tu es dieu, si tu es moi, si tu es toi
Es-tu le feu, es-tu de larmes, es-tu l'espoir ?
Dans mon naufrage, dans mes déserts qui soulèvent
Le goût amer d'un soir d'amour qui s'achève
Si tu es dieu, si tu es moi, si tu es toi
Protége le feu, tombe le drame, fais-moi rivage
Dans mon voyage, l'amour sommeille et me transperce
Le cœur malmène les nuits de nous sans sommeil
Si tu es dieu, regarde-moi… Je me noie !

Je ne voulais pas mourir
Ni connaître la fin
Du livre qui me retient
Où je me sens si vide
Creusé par le chagrin
Trop près pour demain.

Les nuits sur moi sont tombées
De fils d'épées et de pluie
Ça brûle quand je respire
Je me suis condamnée
À ne trouver que l'exil
Plus haut que l'éternité.

Si tu es dieu, si tu es moi, si tu es toi
Es-tu le feu, es-tu de larmes, es-tu l'espoir ?
Dans mon naufrage, dans mes déserts qui soulèvent
Le goût amer d'un soir d'amour qui s'achève
Si tu es dieu, si tu es moi, si tu es toi
Protége le feu, tombe le drame, fais-moi rivage
Dans mon voyage, l'amour sommeille et me transperce
Le cœur malmène les nuits de nous sans sommeil
Si tu es dieu, regarde-moi… Je me noie !


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Voici tout mon amour


Au gré de ma plume
Je t'écris ces mots
Comme ces poètes disparus
D'un ailleurs plus haut
De ce monde perdu.

Au gré de la feuille
J'étale les phrases
Pour ne pas qu'elles meurent
Dans l'infiniment sale
De ce monde de deuil.

Voici tout mon amour
Des mots, juste pour vous
Vous, si belle de tout
Même que le jour
En deviendrait jaloux
Voici tout mon amour
Écrit juste pour vous.

Que m'emporte le vent
L'ouragan, les tempêtes
N'importe où, n'importe quand
Si je ne puis sur vos lèvres
Y lire un espoir sans défense.

Je ne vous en voudrais pas
De ne pas donner suite
À cette lettre d'audace
Qui vous parle sans bruit
D'un inconnu du soir.

Voici tout mon amour
Des mots, juste pour vous
Vous, si belle de tout
Même que le jour
En deviendrait jaloux
Voici tout mon amour
Écrit juste pour vous.


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Noir !


Noir, la douleur de l'âme
Noire, la couleur des armes
Qui nous poignardent… Noir !
Noir, d'avoir été brisé
Les pieds et poings liés
D'hommes sans moral… Noir !
Noir, des cruelles vengeances
Qui nous brûlent le sang
D'un manteau du soir… Noir !
Noir, qui ronge le ventre
De toute sa puissance
Juste pour faire mal
Noir, quand il est trop tard
Et que tout est froid
D'un rire qui s'efface
Noir, de perdre le rêve
Sans aucun soleil
Au fond du miroir
Noir, des nuages qui crèvent
Noir, sans autre richesse
Que celle d'y croire
Noir, de la certitude
De rester perdu
Sans aucun espoir comme une prière de délivrance
Pour étourdir le mourant
Comme un murmure qui s'étale
Pour changer le destin
Noir, la douleur de l'âme
Noire, la couleur des armes
Qui nous poignardent… Noir !
Noir, des guerres trop lâches
Qui hurlent au massacre
Pour que tout s'efface
Noir, d'une nuit d'épouvante
Qui meurt tremblante
Tout autour des murailles
Noir, comme ces malheureux
Qui ont fermé les yeux
De t'apercevoir
Comme une prière qui s'étend
Pour étourdir le temps
Comme un murmure qui s'affale
Pour changer de chemin
Noir, la douleur de l'âme
Noire, la couleur des armes
Qui nous entaillent
Noir, d'avoir été brisé
Le cœur et le corps écorchés
D'hommes sans moral
Noir des regards sans espoir…Noir !


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Habits de lumière


J'ai endossé pour une soirée
Les habits d'une Shéhérazade
Des mille et une nuits
Dans la magie d'un soir étoilé
Je me suis vue dans le miroir
Et mon reflet me fit sourire.

Je n'étais plus enfant mal né
Et dans le désert de mon âme
J'ai découvert enfin la vie
Celle que j'avais tant rêvée
À l'ombre de mon personnage
Où je m'étais endormie.

J'étais vivante, enfin vivante
Face aux lumières du temps
Vivante, tout simplement
Face aux larmes du vent
Pour entrer dans la danse
Faire que je sois présente
Sans poussière aveuglante
Pour m'étouffer d'étrange
Sensations d'avant mourante.

J'ai endossé pour l'éternité
Les habits d'un autre rivage
Pour me retrouver libre
À la ronde enchantée
L'amour au bout du voyage
Sans nuage et sans pluie.

Je ne serai plus l'enfant oublié
Ni celle que l'on ne regarde pas
Les fantômes peuvent se rendormir
J'ai trouvé le chemin des fées
Et celui qui me rejoindra
Saura voir la route de vivre.

J'étais vivante, enfin vivante
Face aux lumières du temps
Vivante, tout simplement
Face aux larmes du vent
Pour entrer dans la danse
Faire que je sois présente
Sans poussière aveuglante
Pour m'étouffer d'étrange
Sensations d'avant mourante.


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Petit Papillon


À la nuit tombée, vêtue d'une simple robe
Mettant en valeur sa ligne parfaite
Des musiciens animaient la soirée
Nuit placée sous le signe de la détente
Elle était belle d'un sourire tissé d'or
Dans ces yeux, des étoiles discrètes
J'étais sous le charme de l'aimer
D'un amour aussi vrai que fracassant.

La vie n'est pas toujours ce qu'on voudrait qu'elle soit
J'ai cru mourir d'amour pour elle
Sans savoir maîtriser les heures du temps
Il n'y avait qu'elle pour qui je voulais vivre
Malheureusement elle ne me voyait pas
Sous le faux jour des lumières
J'avais juste oublié simplement
Que je n'étais qu'un papillon de nuit.

J'ai tourbillonné jusqu'à m'étourdir
Pourquoi étais-je donc si petit
J'aurais tant voulu être celui
Qui l'invita d'un sourire sur la piste
J'ai lissé mes ailes de vivre
Tourbillonné jusqu'au bout de la nuit
Pour qu'elle me regarde, moi aussi
Mais j'étais vraiment, vraiment trop petit.

À l'aube qui ne rompit pas le sort
De n'être qu'un papillon qui sommeille
D'une nuit mouvementée de l'Aimé
J'avais les ailes transparentes d'avance
Dans la pénombre qui lentement s'évapore
Sans qu'une fée réalisa mon rêve
Celui d'être un homme pour l'éternité
Mon vœu d'être grand restera dans l'errance.

Quelle drôle d'idée d'avoir eu dans le soir
Que de rêver de me poser sur elle
Moi qui ne suis qu'un papillon du temps
Le temps de quelques nuits fragiles
Qui m'éloigne loin vers le large
D'une réalité d'entre terre et ciel
Puisque je ne deviendrais jamais grand
Dans l'éphémère de ma vie, qui m'entraîne pour mourir.

J'ai tourbillonné jusqu'à m'étourdir
Pourquoi étais-je donc si petit
J'aurais tant voulu être celui
Qui l'invita d'un sourire sur la piste
J'ai lissé mes ailes de vivre
Tourbillonné jusqu'au bout de la nuit
Pour qu'elle me regarde, moi aussi
Mais j'étais vraiment, vraiment trop petit.


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Métamorphose-toi !


Tu n'es qu'une souris de bibliothèque
Dévorant des centaines d'ouvrages philosophiques
Ces nourritures spirituelles, aussi riches soient-elles
Sont également indigestes
Vivre, c'est ce que tu ne sais pas lire.

Transforme-toi vite en papillon
Et vole de tes propres désirs
T'épanouir dans la frivolité du monde
Des fêtes de la nuit vagabonde
Elle est ici la vie de vivre.

Métamorphose-toi, phose-toi
Sous les lumières du soir
L'ambiance des étoiles
Guideront tes pas
Métamorphose-toi, phose-toi
La vie, elle est là
Pas que sur des pages
Couché en filigrane
Pour chuchoter l'histoire
D'anciennes mémoires
Métamorphose-toi, phose-toi.

Cesse de vouloir maîtriser le temps
Face à ces testaments poussiéreux, déchirés
La vie, elle est devant
Regarde, c'est toi qu'elle attend
Ne la vois-tu pas qui te sourit.

La sagesse ne veut pas dire s'enfermer
Pour comprendre le sens de la vie
Surtout ne passe pas à côté
D'une liberté qui t'a été donnée
De vivre, tout simplement vivre.

Métamorphose-toi, phose-toi
Sous les lumières du soir
L'ambiance des étoiles
Guideront tes pas
Métamorphose-toi, phose-toi
La vie, elle est là
Pas que sur des pages
Couché en filigrane
Pour chuchoter l'histoire
D'anciennes mémoires
Métamorphose-toi, phose-toi.

Le temps est venu d'ajouter une facette à ton personnage
Fort en thème et de vestale de la mémoire
Vivre, elle est ici la sagesse du savoir.


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Viendras-tu ?


Ce cri qui me déchire le ventre,
Est-ce que c'est toi ?
Ces larmes qui s'étalent tristement,
Est-ce que c'est moi ?
Ces mots qui s'envolent face au temps,
Est-ce que c'est nous ?

Viendras-tu me voir quand je serai morte,
Couvrir de fleurs notre amour défunt ?

Ce cri d'effroi dans la nuit,
Est-ce que c'est toi ?
Ces larmes qui pleurent fragiles,
Est-ce que c'est moi ?
Ces regrets qui survivent sans bruit,
Est-ce que c'est nous ?

Viendras-tu me voir quand je serai morte,
Couvrir de fleurs notre amour sans fin ?

Ce cri qui transperce mon sang,
Est-ce que c'est toi ?
Ces larmes qui s'égouttent lentement,
Est-ce que c'est moi ?
Ces douleurs qui agrandissent le vent,
Est-ce que c'est nous ?

Viendras-tu me voir quand je serai morte,
Couvrir de fleurs notre amour défunt ?

Ce cri qui ne veut pas s'endormir,
Est-ce que c'est toi ?
Ces larmes qui ne font que souffrir,
Est-ce que c'est moi ?
Ces mémoires qui refusent l'oubli,
Est-ce que c'est nous ?

Viendras-tu me voir quand je serai morte,
Couvrir de fleurs notre amour défunt ?
Qui n'a pas eu le droit à des lendemains,
Et dû s'en aller, suivre un autre chemin ?
Viendras-tu me voir quand je serai morte,
Couvrir de fleurs notre amour sans fin ?
Puisque notre route n'a plus de destin,
Me garderas-tu au creux de ta main ?
Comme un souvenir sans chimère de rien,
Couvrir de fleurs notre amour défunt.


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Le fiancé du soir


Un berceau de lune est né
Dans la douceur d'un soir d'été
Qui fait briller la nuit
Dans un parfum d'envie
De tout recommencer.

Qu'il est doux d'avoir été aimé
Sous brise d'un ciel étoilé
Et mes yeux blottis contre lui
Me rappellent encore la magie
D'un cœur à corps enlacés.

Serre-moi, serre-moi fort
Entre tes bras
Contre ton corps
Derrière le masque
Des nuits qui s'endorment
L'amour est en toi
Reste-moi encore
Le fiancé du soir
Serre-moi, serre-moi fort !

L'aube pourra bien s'époumoner
De nous découvrir nus, enlacés
Le jour saura en sourire
Puisque la nuit s'est fait racine
De nos deux corps d'éternité.

Et mes yeux dans le feu sacré
D'un amour à peine voilé
Sous le ciel de la vie
L'alliance nous bénira de vivre
Pour mieux nous protéger.

Serre-moi, serre-moi fort
Entre tes bras
Contre ton corps
Derrière le masque
Des nuits qui s'endorment
L'amour est en toi
Reste-moi encore
Le fiancé du soir
Serre-moi, serre-moi fort !


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Ma vie d'écrire


Je me dépêche d'écrire avant de mourir
Ces mots comme une prière, comme un murmure
Pour dire " j'ai existé de vivre
Juste avant d'avoir disparu ".

Je ne veux pas voir encore sécher l'encre
Sous le buvard de ma feuille
C'est dire que je suis vivante
Dans ma plume, je suis un fleuve.

Je ne pourrai pas quitter la vie
Sans décrire la solitude
Qui se couche face à la nuit
Sous des mots que je n'aurai pas bus.

Écrire, la voilà toute ma vie
Écrire celle des autres aussi
Le passionné qui résiste
L'irréparable qui se déchire
Écrire en silence mes phrases
Écrire ceux qui n'ont plus de voix
Le merveilleux qu'on ne voit pas
Et tous les déchus dans le soir
Écrire tout simplement la vie.

Je me dépêche de couvrir de mots
La blancheur du papier impatient
Étourdi d'être sur le dos
Papier miroir des pensées d'errance.

Écrire ces corps calcinés sans bûcher
Soumis aux épreuves du cœur
Ou raconter le glamour d'aimer
Qui a su garder tout bonheur.

Elle est ici la vérité d'un degré plus haut
Intimement nue sous les heures du temps
Où le mensonge n'a plus aucun rôle
Que celui de se taire à un grand silence.

Écrire, la voilà toute ma vie
Écrire celle des autres aussi
Le passionné qui résiste
L'irréparable qui se déchire
Écrire en silence mes phrases
Écrire ceux qui n'ont plus de voix
Le merveilleux qu'on ne voit pas
Et tous les déchus dans le soir
Écrire tout simplement la vie.

Ces lignes survivront à la nuit
Éclairées d'un linceul de lune
Et si je devais sortir du livre
À l'aube d'un mot que vous n'auriez pas vu
Laissez-moi, laissez-moi revenir !


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Celle qui m'aimera toujours


J'observe son visage
Pour y trouver une empreinte,
Qui sait, celle de son âme
Où la lumière de ses rêves,
Qui sait, parlera de moi.

Je l'imagine dans ses draps,
Les yeux couverts de satin,
Où les caresses du soir
Ne brûleront pas les promesses
De nous aimer mille fois.

Et j'observe son regard
Pour n'y trouver aucune fin
À l'amour fait de sillages,
Sur une plage sans galet,
Pour nous garder sur le sable.

Resteras-tu celle qui m'aimera toujours,
Puisque les jours s'enroulent
Autour d'une continuité de nous ?
Resteras-tu celle qui m'aimera encore,
Sous des orages en désaccord
Avec une incertitude du corps ?
Resteras-tu celle qui vieillira sur moi,
Tout contre toi, pour que nos vies s'étalent ?

J'observe ses yeux
Pour y trouver la vie,
Qui sait, celle du feu
D'une gestuelle d'amour
Dans l'impudique de nos jeux.

Je l'imagine encore mieux
Quand son cœur me sourit
D'une douceur merveilleuse,
Où tout parle de nous
Dans ses prières à Dieu.

Et j'observe dans le bleu,
Du ciel qui nous a réunis,
L'embrun des amoureux
Qui s'égoutte sur nous
D'un amour audacieux.

Resteras-tu celle qui m'aimera toujours,
Puisque les jours s'enroulent
Autour d'une continuité de nous ?
Resteras-tu celle qui m'aimera encore,
Sous des orages en désaccord
Avec une incertitude du corps ?
Resteras-tu celle qui vieillira sur moi,
Tout contre toi, pour que nos vies s'étalent ?


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Belle inconnue


Elle a les yeux du soleil
Et ressemble au destin
Une enfant peut-être
Une femme demain
Elle a un corps de verre
Un mélange de rêves
Dans l'horizon sublime
Qu'elle dessine par cœur
Puisque le temps s'échine
De grandir les heures
Au fond de son regard
Respire l'odeur du soir.

Elle a le goût de la nature
Et le vent de l'obscure
Dans l'avenir qui la devine
Elle a l'ivresse de l'irréel
Et la brise la protège
D'une caresse douce et pure.

Elle n'a pas son pareil
Juste en dessous du ciel
C'est une luciole belle
Qui s'étend de lumière
Quand le soir la partage
Elle devient une étoile.

Elle a la nature sur la peau
Et le vent sur le dos
C'est le présent qui l'habille
D'une eau claire de lune
Elle porte l'inconnu
Tout au fond de ses yeux
Et ça la rend merveilleuse.

Quand tous nos rêves la propulsent vers demain
Elle est le regard et l'espoir
L'inachevé la traverse de loin
Pour faire grandir ses ailes
Toucher le ventre du ciel
D'être reconnu… de vivre.


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Dans mes rêves


J'ai tatoué sur ma peau
Une goutte d'eau
Et des grains de sable,
D'un autre rivage,
Pour que tu t'arrêtes
Au bord de mes lèvres
Et que tu te perdes
Sur moi.

Dans mes rêves...

J'ai gravé ton regard
Au creux de mon cœur
Pour écrire l'histoire
Sans aucune pudeur.
À côté des nuits
Dessiner sans tabou
En griffant nos vies
D'une marque d'amour.

Dans mes rêves...

Pour te garder sur moi,
J'ai déchiré les pages
De ces autres matins
Où je n'étais pas là,
Près de toi,
Dans tes rêves.

J'ai recouvert le soir
D'étoiles filantes
Pour éclairer ton visage.
De me surprendre
Dans tes bras
À longueur de caresses
Être ton naufrage
Ton île déserte.

Dans mes rêves...

Et celui qui gagnera
À son réveil
Le rêve le moins sage
De gestuelles
D'innombrables passions
En murmurant
Sur le corps du monde
Le présent
Gagnera l'émeraude
De ce matin beau.

Si c'est toi, si c'est moi
Dans l'irréel d'y croire
Viendras-tu me connaître
Jusque dans le rêve
Dis oui s'il te plait
L'amour n'est peut-être
Qu'un coin de ciel et soleil
Que je garde en secret
En attendant, discrète
Que tu le perces...

De mystère…


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