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SENTIMENTS
Poète Algérien Anonyme
J'ai regroupé, dans ce recueil, tout ce qui n'avait pas sa place dans le précédent et dans le suivant, qui étaient plus faciles à définir. Ce n'est pourtant pas un fourre-tout. La sensibilité du poète est toujours présente dans chaque texte. L'amitié y remplace parfois l'amour, l'amour filial ou l'amour de Dieu celui des femmes, l'homme y a toujours ses sentiments à fleur de peau !
Sur la beauté des roses Et la douceur de leurs pétales J'aurai pu écrire en prose Un poème sentimental Tu es comme une fleur qui éclôt Dans un jardin oriental Que l'année nouvelle soit ta métamorphose Et change pour toi en bien tout ce qui a été mal revenir au début
Cent fois, j'ai remis les compteurs à zéro Cent fois, j'ai repris un nouveau départ Cent fois, le navire a pris l'eau Cent fois, j'ai colmaté les brèches et retourné la barre Cent fois, je suis tombé de haut Cent fois, j'ai remonté la pente et continuer de croire Cent fois, mes rêves ont sombré dans les flots Cent fois, j'ai refait surface loin de mes cauchemars Cent fois, j'ai admis avoir tout faux Cent fois, j'ai analysé les erreurs de mon désespoir Cent fois, je me suis senti mal dans ma peau Cent fois, j'ai exorcisé ce sentiment bizarre Cent fois, on m'a accusé d'être à l'origine de tous les maux Cent fois, j'ai dû prouver ne pas être la cause de leurs déboires Cent fois, mon salut est venu du Très-Haut Cent fois, Dieu ne m'a jamais laissé choir Cent fois, j'aurais à subir le poids de ce genre de fardeau Cent fois, Dieu me donnera la force pour ôter la masse des tares revenir au début
Chaque jour qui passe Sans espoir de retour Diminue de la jeunesse Vivez chaque jour que Dieu fait En savourant chaque seconde Tout en se rappelant Qu'on n'est pas seul dans ce monde C'est pourquoi il faut partager avec autrui Le plus succulent des fruits : l'amitié Et un peu de chaleur humaine Un mot gentil, un poème revenir au début
Ils dérivent à contre courant Sur une mer incertaine Bercés par la houle et le vent Et le désespoir qui les entraînent Ils arrivèrent au milieu d'un océan De peur et haine Leurs angoisses pour seul horizon Sur les flots de leurs idées malsaines Mis aux fers en fond de cale d'un cargo Dont un pirate est le capitaine Ils apprirent assez tôt A ne point succomber au chant des sirènes Corps et âmes ils sombreront Les visages au teint blême Lestés par leurs cœurs en béton Conçus aux cimenteries de l'extrême revenir au début
Tu m'emboîtes le pas Comme une habitude Qui ne me quitte pas On s'est connu un jour de lassitude Et depuis tu es là Compagne des solitaires Ceux dont la joie Ne fut qu'éphémère Et dont le dernier baiser A laissé un goût amer Fidèle solitude Tu m'as coupé de l'extérieur Prisonnier de tes bras Tu fais fuir, tu fais peur A tous ceux qui s'approchent de moi Extrêmement possessive Jalousement maladive Tu m'ennuies, tu m'étouffes J'en ai marre de toi J'ai envie de m'évader J'ai envie de m'éclater Il faudra bien que tu t'en ailles Pour démolir tes murailles Qui m'empêchent de voir du monde Sans perdre une seconde revenir au début
Ici repose Mon côté morose Il vient de mourir Succombant aux blessures De mes éclats de rire revenir au début
Dés l'aurore Un ciel sang et or Émerveille mes yeux Puis peu à peu Une palette de nuances De couleurs et de brillance Révèle la beauté des cieux Puis le soleil, le soleil Comme un danseur étoile Dans son habit de lumière Apparaît du fond de la toile Pour rayonner sur l'univers Dans un geste de semeur Il lance les paillettes à la mer On les voit briller à la surface Quand le soleil et la mer s'embrassent Quoi que l'on fasse Rien n'efface Les souvenirs revenir au début
Bonne fête maman Je sais que toutes les mères Attendent ce moment Au milieu de nous tu es si fière Quand on est réuni à la maison Contre ton cœur tu nous serres très fort Et on sent ses battements Ta vieillesse s'endort Et tu rajeunis de vingt ans Sans faire d'efforts Tu murmures doucement Des mots ayant leur pesant d'or C'est beau d'avoir eu des enfants Tu as levé les yeux vers le ciel Pour remercier le bon DIEU D'avoir exaucé ta prière Le ciel était gris Soudain les nuages disparurent en douceur Comme si le soleil de minuit résidait dans ton cœur revenir au début
Le ciel et la terre Ont donné naissance A la semence Le long des sillons Tracés avec amour Mon père courbé Sur sa charrue Dés la pointe du jour Il avait parcouru Ce champ dans tous les sens Il jouait à sa terre La plus douce des romances revenir au début
L'hiver est venu On l'a vu Qui s'annonce Dans la rue Les arbres nus Se balancent Les flocons prévus Ont vaincu Un ciel immense Ô neige soit la bienvenue Toi qui dans le ciel danse Pour que la joie inattendue Des enfants soit grande Pour la circonstance revenir au début
Confidente millénaire Héritière du parchemin Comédienne extraordinaire Qui en a fait du chemin Elle mérite mille Molière Pour avoir jouer sans fin Un rôle exemplaire En relatant mon destin Elle a su me distraire Et consoler mes chagrins Elle m'a servi d'intermédiaire Là, je ne peux pas vous faire un dessin Elle conserve une part de mystère Et un charme certain Elle vole dans les airs Et voyage dans les trains Elle peut tout faire Pour être dans ma boîte aux lettres le matin revenir au début
Triste par ton aspect Tu tranches la vie de ton épée De ta sentence sans clémence Tu mets fin à toute existence Tu viens sans prévenir Pour tout détruire Là où tu passes tu apportes le malheur Les larmes et les pleurs Ce qui est terrifiant en toi C'est que tu hôtes la vie de sang froid Tu viens sans crier gare Tu ne files jamais de rancard Tu es à la fois partout et nulle part Tu nous tiens à ta disposition Pourvus que tu exécutes ta mission Jeune ou vieux pour toi c'est pareil Dans la rue ou pendant le sommeil Tu débarques comme ça un matin De l'autre côté du destin et tu nous tiens revenir au début
Maman, deux syllabes Chères à mon cœur Ô ma douce mère Tu m'as élevée avec délicatesse En me couvrant de tendresse Tu m'as donné ton sang Tu m'as donné ton lait Tu m'as appris tout ce que tu savais Je sens encore tes bras qui m'entourent Et la chaleur de ton Amour Qui n'a rien de commun Que la douceur de tes mains Caressant mes cheveux Aidant à me faire retrouver le sommeil Et sécher les larmes de mes yeux Ta douceur m'était devenue nécessaire Elle me manque aujourd'hui Ô ! Ma douce mère Je te demande pardon Pour la douleur de l'accouchement Que tu as mis aux oubliettes Avec l'éclat de ma première risette Enfant, je t'ai appris l'angoisse et les tourments La turbulence et le bruit Tout au long de mon enfance Tu as opposé à tout ça ton affection et ta patience Pourtant ton seul souhait c'était de me voir grandir Tu as réalisé ton rêve et subitement tu as dû partir Sans m'avoir laissé le temps de te dire Merci et te prouver ma reconnaissance Pour tout ce que tu m'as donné depuis mon enfance Maintenant que tu as regagné le Royaume de l'Éternel Tu m'entends sans pouvoir répondre à mon appel Merci maman Je bénirais ton nom à chacune de mes prières Que les Anges qui te le rapporteront en seraient fiers revenir au début
Humble serviteur De son Créateur La foi faisait battre son cœur Au rythme de la douceur Un homme simple Comme DIEU l'avait crée Un être ayant la crainte De Celui qui sur les mondes régnait Sa croyance en DIEU C'était son unique plaisir Heureux ou malheureux Il remercie DIEU de son désir Seul comptait le destin Il n'a jamais cessé de nous le dire Le meilleur des droits chemins C'est celui que DIEU a tracé Pour notre avenir revenir au début
Intensifie ma foi Et guide-moi Vers Ta Lumière Éclaire mon esprit De Tes Connaissances Enveloppe-moi de Ta Clémence Épargne-moi la compagnie De ceux qui s'égarent Et qui seront à jamais bannis Privés de Tes Égards revenir au début
Si mes poèmes sont tristes Je ne suis pas malheureux Le bonheur dans mon cœur existe Et j'en suis heureux Si mes poèmes sont tristes C'est à cause du temps pluvieux Quand la grisaille persiste Les larmes envahissent mes yeux Si mes poèmes sont tristes Le temps y est pour un peu Je souhaite que l'on donne aux météorologistes Les moyens de colorer les nuages en bleu revenir au début
Ils ont mal interprété Tes Signes Se sont rendus indignes Et ont sombré dans l'abîme La folie et le crime Appelés à la raison Passivement ils sont restés sourds Ont mis le feu à leur maison A la bestialité ont donné libre cour Je m'insurge devant cette horreur Qui a durci leur cœur Aveuglés par la haine Ils subiront Ta colère et la géhenne Comme tous ceux qui s'égarent Du sentier droit et de Ton Regard revenir au début
Les doigts en V En signe de victoire Les opprimés chantent l'espoir On ne pousse pas les hommes au désespoir Pour leur liberté, ils renversent les pouvoirs Un passé récent hante encore ma mémoire Où des hommes ont donné leur vie Pour changer le cours de l'histoire D'autres les ont trahi pour des privilèges dérisoires La démocratie : c'est les yeux de ceux qui veulent voir La liberté pour y croire revenir au début
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