caloucaera poésies Version du 23 juin 2005



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Bonne et heureuse année
Cent fois
Chaque jour qui passe
Extrême
Fidèle solitude
Ici repose
L'Aurore
La fête des mères
La terre
L'Hiver
La lettre
La mort
Maman
Mon père
Mon Dieu
Poèmes tristes
Un terrible châtiment
L'espoir



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SENTIMENTS


Poète Algérien Anonyme


J'ai regroupé, dans ce recueil, tout ce qui n'avait pas sa place dans le précédent et dans le suivant, qui étaient plus faciles à définir. Ce n'est pourtant pas un fourre-tout. La sensibilité du poète est toujours présente dans chaque texte. L'amitié y remplace parfois l'amour, l'amour filial ou l'amour de Dieu celui des femmes, l'homme y a toujours ses sentiments à fleur de peau !


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BONNE ET HEUREUSE ANNEE


Sur la beauté des roses
Et la douceur de leurs pétales
J'aurai pu écrire en prose
Un poème sentimental
Tu es comme une fleur qui éclôt
Dans un jardin oriental
Que l'année nouvelle soit ta métamorphose
Et change pour toi en bien tout ce qui a été mal


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CENT FOIS


Cent fois, j'ai remis les compteurs à zéro
Cent fois, j'ai repris un nouveau départ
Cent fois, le navire a pris l'eau
Cent fois, j'ai colmaté les brèches et retourné la barre
Cent fois, je suis tombé de haut
Cent fois, j'ai remonté la pente et continuer de croire
Cent fois, mes rêves ont sombré dans les flots
Cent fois, j'ai refait surface loin de mes cauchemars
Cent fois, j'ai admis avoir tout faux
Cent fois, j'ai analysé les erreurs de mon désespoir
Cent fois, je me suis senti mal dans ma peau
Cent fois, j'ai exorcisé ce sentiment bizarre
Cent fois, on m'a accusé d'être à l'origine de tous les maux
Cent fois, j'ai dû prouver ne pas être la cause de leurs déboires
Cent fois, mon salut est venu du Très-Haut
Cent fois, Dieu ne m'a jamais laissé choir
Cent fois, j'aurais à subir le poids de ce genre de fardeau
Cent fois, Dieu me donnera la force pour ôter la masse des tares


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CHAQUE JOUR QUI PASSE


Chaque jour qui passe
Sans espoir de retour
Diminue de la jeunesse
Vivez chaque jour que Dieu fait
En savourant chaque seconde
Tout en se rappelant
Qu'on n'est pas seul dans ce monde
C'est pourquoi il faut partager avec autrui
Le plus succulent des fruits : l'amitié
Et un peu de chaleur humaine
Un mot gentil, un poème


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EXTREME


Ils dérivent à contre courant
Sur une mer incertaine
Bercés par la houle et le vent
Et le désespoir qui les entraînent
Ils arrivèrent au milieu d'un océan
De peur et haine
Leurs angoisses pour seul horizon
Sur les flots de leurs idées malsaines
Mis aux fers en fond de cale d'un cargo
Dont un pirate est le capitaine
Ils apprirent assez tôt
A ne point succomber au chant des sirènes
Corps et âmes ils sombreront
Les visages au teint blême
Lestés par leurs cœurs en béton
Conçus aux cimenteries de l'extrême


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FIDELE SOLITUDE


Tu m'emboîtes le pas
Comme une habitude
Qui ne me quitte pas
On s'est connu un jour de lassitude
Et depuis tu es là
Compagne des solitaires
Ceux dont la joie
Ne fut qu'éphémère
Et dont le dernier baiser
A laissé un goût amer
Fidèle solitude
Tu m'as coupé de l'extérieur
Prisonnier de tes bras
Tu fais fuir, tu fais peur
A tous ceux qui s'approchent de moi
Extrêmement possessive
Jalousement maladive
Tu m'ennuies, tu m'étouffes
J'en ai marre de toi
J'ai envie de m'évader
J'ai envie de m'éclater
Il faudra bien que tu t'en ailles
Pour démolir tes murailles
Qui m'empêchent de voir du monde
Sans perdre une seconde


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ICI REPOSE


Ici repose
Mon côté morose
Il vient de mourir
Succombant aux blessures
De mes éclats de rire


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L'AURORE


Dés l'aurore
Un ciel sang et or
Émerveille mes yeux
Puis peu à peu
Une palette de nuances
De couleurs et de brillance
Révèle la beauté des cieux
Puis le soleil, le soleil
Comme un danseur étoile
Dans son habit de lumière
Apparaît du fond de la toile
Pour rayonner sur l'univers
Dans un geste de semeur
Il lance les paillettes à la mer
On les voit briller à la surface
Quand le soleil et la mer s'embrassent
Quoi que l'on fasse
Rien n'efface
Les souvenirs


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LA FETE DES MERES


Bonne fête maman
Je sais que toutes les mères
Attendent ce moment
Au milieu de nous tu es si fière
Quand on est réuni à la maison
Contre ton cœur tu nous serres très fort
Et on sent ses battements
Ta vieillesse s'endort
Et tu rajeunis de vingt ans
Sans faire d'efforts
Tu murmures doucement
Des mots ayant leur pesant d'or
C'est beau d'avoir eu des enfants
Tu as levé les yeux vers le ciel
Pour remercier le bon DIEU
D'avoir exaucé ta prière
Le ciel était gris
Soudain les nuages disparurent en douceur
Comme si le soleil de minuit résidait dans ton cœur


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LA TERRE


Le ciel et la terre
Ont donné naissance
A la semence
Le long des sillons
Tracés avec amour
Mon père courbé
Sur sa charrue
Dés la pointe du jour
Il avait parcouru
Ce champ dans tous les sens
Il jouait à sa terre
La plus douce des romances


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L'HIVER


L'hiver est venu
On l'a vu
Qui s'annonce
Dans la rue
Les arbres nus
Se balancent
Les flocons prévus
Ont vaincu
Un ciel immense
Ô neige soit la bienvenue
Toi qui dans le ciel danse
Pour que la joie inattendue
Des enfants soit grande
Pour la circonstance


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LA LETTRE


Confidente millénaire
Héritière du parchemin
Comédienne extraordinaire
Qui en a fait du chemin
Elle mérite mille Molière
Pour avoir jouer sans fin
Un rôle exemplaire
En relatant mon destin
Elle a su me distraire
Et consoler mes chagrins
Elle m'a servi d'intermédiaire
Là, je ne peux pas vous faire un dessin
Elle conserve une part de mystère
Et un charme certain
Elle vole dans les airs
Et voyage dans les trains
Elle peut tout faire
Pour être dans ma boîte aux lettres le matin


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LA MORT


Triste par ton aspect
Tu tranches la vie de ton épée
De ta sentence sans clémence
Tu mets fin à toute existence
Tu viens sans prévenir
Pour tout détruire
Là où tu passes tu apportes le malheur
Les larmes et les pleurs
Ce qui est terrifiant en toi
C'est que tu hôtes la vie de sang froid
Tu viens sans crier gare
Tu ne files jamais de rancard
Tu es à la fois partout et nulle part
Tu nous tiens à ta disposition
Pourvus que tu exécutes ta mission
Jeune ou vieux pour toi c'est pareil
Dans la rue ou pendant le sommeil
Tu débarques comme ça un matin
De l'autre côté du destin et tu nous tiens


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MAMAN


Maman, deux syllabes
Chères à mon cœur
Ô ma douce mère
Tu m'as élevée avec délicatesse
En me couvrant de tendresse
Tu m'as donné ton sang
Tu m'as donné ton lait
Tu m'as appris tout ce que tu savais
Je sens encore tes bras qui m'entourent
Et la chaleur de ton Amour
Qui n'a rien de commun
Que la douceur de tes mains
Caressant mes cheveux
Aidant à me faire retrouver le sommeil
Et sécher les larmes de mes yeux
Ta douceur m'était devenue nécessaire
Elle me manque aujourd'hui
Ô ! Ma douce mère
Je te demande pardon
Pour la douleur de l'accouchement
Que tu as mis aux oubliettes
Avec l'éclat de ma première risette
Enfant, je t'ai appris l'angoisse et les tourments
La turbulence et le bruit
Tout au long de mon enfance
Tu as opposé à tout ça ton affection et ta patience
Pourtant ton seul souhait c'était de me voir grandir
Tu as réalisé ton rêve et subitement tu as dû partir
Sans m'avoir laissé le temps de te dire
Merci et te prouver ma reconnaissance
Pour tout ce que tu m'as donné depuis mon enfance
Maintenant que tu as regagné le Royaume de l'Éternel
Tu m'entends sans pouvoir répondre à mon appel
Merci maman
Je bénirais ton nom à chacune de mes prières
Que les Anges qui te le rapporteront en seraient fiers


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MON PERE


Humble serviteur
De son Créateur
La foi faisait battre son cœur
Au rythme de la douceur
Un homme simple
Comme DIEU l'avait crée
Un être ayant la crainte
De Celui qui sur les mondes régnait
Sa croyance en DIEU
C'était son unique plaisir
Heureux ou malheureux
Il remercie DIEU de son désir
Seul comptait le destin
Il n'a jamais cessé de nous le dire
Le meilleur des droits chemins
C'est celui que DIEU a tracé
Pour notre avenir


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MON DIEU


Intensifie ma foi
Et guide-moi
Vers Ta Lumière
Éclaire mon esprit
De Tes Connaissances
Enveloppe-moi de Ta Clémence
Épargne-moi la compagnie
De ceux qui s'égarent
Et qui seront à jamais bannis
Privés de Tes Égards


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POEMES TRISTES


Si mes poèmes sont tristes
Je ne suis pas malheureux
Le bonheur dans mon cœur existe
Et j'en suis heureux

Si mes poèmes sont tristes
C'est à cause du temps pluvieux
Quand la grisaille persiste
Les larmes envahissent mes yeux

Si mes poèmes sont tristes
Le temps y est pour un peu
Je souhaite que l'on donne aux météorologistes
Les moyens de colorer les nuages en bleu


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UN TERRIBLE CHATIMENT


Ils ont mal interprété Tes Signes
Se sont rendus indignes
Et ont sombré dans l'abîme
La folie et le crime
Appelés à la raison
Passivement ils sont restés sourds
Ont mis le feu à leur maison
A la bestialité ont donné libre cour
Je m'insurge devant cette horreur
Qui a durci leur cœur
Aveuglés par la haine
Ils subiront Ta colère et la géhenne
Comme tous ceux qui s'égarent
Du sentier droit et de Ton Regard


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L'ESPOIR


Les doigts en V
En signe de victoire
Les opprimés chantent l'espoir
On ne pousse pas les hommes au désespoir
Pour leur liberté, ils renversent les pouvoirs
Un passé récent hante encore ma mémoire
Où des hommes ont donné leur vie
Pour changer le cours de l'histoire
D'autres les ont trahi pour des privilèges dérisoires
La démocratie : c'est les yeux de ceux qui veulent voir
La liberté pour y croire


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