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VENT DE TENDRESSE
Louise GAGNON
Louise nous offre le début d'un second tome de poèmes.
Tu es mon vent de tendresse Qui ensorcelle mes jours Je suis devenue la maîtresse De ta force et tes atouts Tu demandes et j'assume Assoiffée de ton pouvoir Assurance ou infortune Je ne veux pas savoir Tu te déchaînes sur un rythme fou Balayant tout sur ton chemin Tu soulève la poussière d'un seul coup Elle te suit comme un cortège sans fin J'aime t'entendre me murmurer Tous les bruits qui me font danser Je tourbillonne, je tourne effrénée Je te respire, je sens tes caresses, ton intensité Tu me contrôles comme la feuille d'automne Brusquement, sur le sol mouillé, s'écrasant Épuisée, mais assouvie de tes élans. revenir au début
Où est ce moment tant attendu ? De tes pieds, tu foules le sol, tu es déçue La magie de ta journée a disparu Ton ciel bleu est devenu gris Ta passion et ton courage se sont envolés Tu dois te tenir debout et continuer Même si tu dois mettre à ton visage un faux sourire Et te dire que demain ce sera plus facile à vivre Aujourd'hui, pour toi, n'est pas une bonne journée Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas Aujourd'hui tout va bien, demain rien ne va Tu dois continuer, faire de ton mieux Ne pas t'arrêter à ce jour pluvieux Tu auras tout vu, tu en verras encore Retrouves ta magie, regarde devant toi l'envers du décor. revenir au début
J'ai besoin de vivre, d'être aimée J'ai besoin de tes rires, qui me font rêver Je ne peux retenir le temps qui occupe tes pensées Ni passer ma vie à souhaiter, anticiper Seule, assise je regarde le ciel Fatiguée de marcher, sans but, sans raison Comme une ombre, privée d'émotions Cherchant ta main, au lever du soleil dans ses rayons Je brûle mes jours voulant partager avec toi le bonheur Une image de toi, m'angoisse et me fait peur Je pense à toi, je vois tes yeux derrière cette porte close Je n'entends plus ta voix, mon cœur est morose. Est-ce l'espoir d'un aveu ou le début d'un adieu ? Devrais-je te supplier de rester ? Tes sentiments, derrière cette porte sont enfermés Dois-je passer tout droit ? T'oublier et ma vie continuer sans toi ? revenir au début
Tu regardes pousser les fleurs Le bleu de tes yeux balaie la pluie Tu es l'innocence, la pureté du cœur Tu es un ange qui protège la nuit Tes ailes blanches frisonnent dans le silence S'écoulent entre tes doigts les heures, les journées Comme les grains de sable d'un sablier Tu apaises de ton sourire les cœurs brisés Tu protèges l'homme de ses peurs De tes mains tu jettes d'en haut l'espérance L'éloignant de l'obscurité vers une lumière rassurante Posant sa tête sur un oreiller d'herbe tendre, il admire le ciel bleu Dans ton jardin parmi tes fleurs Tu t'assieds et tu souris Tu reposes tes ailes, âme consolatrice, présage du bonheur Heureux d'avoir aimer la vie. revenir au début
Ma maison, son toit blanchi par le temps, sa porte défraîchie Je la trouve tellement jolie Le temps a aussi vieilli sa charpente Mais dans ses yeux, elle a encore ce regard qui m'enchante Elle me reçoit à bras ouverts Me réchauffe de sa chaleur lorsque j'ai froid l'hiver Ma maison possède en elle un cœur Lorsque la tristesse m'envahit, elle me console, apaise mes douleurs Accueillante et souriante elle invite tout mes amis Jamais un seul d'entre eux, elle n'oublie Sur le chemin de ma vie Elle a toujours été ma meilleure amie Ma maison, c'est mon âme Je sais qu'elle me quittera un jour Je la regarderai pour une dernière fois Et la porte de ma maison se fermera pour toujours Je m'envolerai, avec elle, dans un pays lointain, valise à la main A travers les nuages, fidèle comme une ombre Elle me tiendra la main Ma maison c'est mon corps Ma maison c'est moi, c'est ma vie ! revenir au début
Dans ces vieux murs abandonnés Résonne l'écho de mots perdus et oubliés Mots d'amour emportés par le vent Cris et rires enthousiasmes des jeux d'enfants Mots à la légère et sans manière Mots d'amour, mots censurés Mots d'ivresse, mots tendresse Cris de douleurs, dont les sanglots évoquent la détresse Mots stridents de mépris, d'une nuit de déboires Déstabilisants l'esprit de frissons dans le noir Ces vieux murs chuchotent tout ses mots du passé Habités par ses gens figés dans le temps Leurs histoires flottent dans le pays de l'oubli Au cœur de ces vieux murs ils sont enfouies L'imaginaire peut percevoir, dans ces morcellements de pierres Ces secrets qu'ils détiennent précieusement sur ses terres Dans une méditation révélatrice de vérité Découverte furtive, le vécu de ses entités. revenir au début
Inspiré par un tableau de Léon Spilliaert (Nuit). Libéré et déferlant Tu longes les murs d'un port Dans ton cœur méfiant Tes yeux scrutent le noir toujours menaçant Tu n'as jamais su aimer Tu ne sauras jamais La mélancolie et l'insouciance Font partie de ta vie intégrante La douceur de leur complicité Se dessine sur tes murs décolorés Tu vis dans la monotonie d'une vie inventée Tu crois en tes fantôme, bitume d'un monde sacrifié Tes rêves sont habités de peurs incontrôlables Elles hantent tes nuits d'insomnie insupportables Et tu danses sur ce port vers un non retour Que guette un faux pas de toi les vautours Ils te traîneront jusqu'à la mort de ton corps Tu laisseras ton âme meurtrie sans aucun remord Enivré de ta fantaisie des spectres de ton passé Prisonnier derrière ta porte, elle quittera ton corps pour s'envoler De ma fenêtre lorsque sonnera minuit Je te reverrai une dernière fois longer ce port et danser Priant le ciel et suppliant de mes larmes la vie Qu'un ange te protège, pour que tu ne perdes pas pied Dans ton habit noir et chapeau haut de forme Tu te saoulera jusqu'à ce que tu déconnes Tu auras oublié qui tu es, qui je suis Je ne t'oublierai jamais dans ce ciel de minuit Je continuerai mon chemin si tel est mon destin Sans toi, sans tes yeux, ton sourire Malgré cette plaie, cette déchirure Tu seras toujours mon soleil, ma muse. revenir au début
Je t'offre cette rose Parcelle d'un arc-en-ciel Qui illuminera ta vie Lorsque tes jours seront gris Poussière d'une étoile dans le ciel Remplissant tes rêves de mille merveilles Pour qu'au-dessus des nuages, tu voles Libre comme un oiseau chantant ses farandoles Ne la laisse pas ce faner, c'est un cadeau du ciel Un parfum éternel, une brève étincelle Je t'offre cette rose, fraîcheur de tes matins Sur ton cœur une prose, gage d'amitié sans fin. revenir au début
Dans le miroir du temps Se reflètent mes rêves Les exploitant un à un Je les vois retomber en poussière Où s'en sont-ils allés ? Ils m'ont tous oubliée Où sont mes rêves d'enfant ? Disparus dans le néant Mes rêves de jeune fille ? Noyés au fond d'une rive Comme des trésors futiles Mes rêves de femme Se perdent dans la mélodie D'un vieux piano qui fausse la gamme Il ne reste que les rêves à venir Retrouverais-je ma joie, mon sourire ? Dans la dignité de ma vieillesse Verrais-je enfin, dans ce miroir, Ce rêve d'amour et de tendresse ? revenir au début
Sensation fiévreuse au son de ta voix Je t'aimerai cette nuit sans trêve Je savourerai tes doux baisers Tes étreintes ennivrantes, délicieuses, parfumées Ma nuit sera enflammée de tes caresses Je me laisserai griser par l'ivresse Douce euphorie irraisonnable Cette passion sera oubliée comme une fable Je la retrouverai, à la tomber de la nuit Elle sera ma lumière comme un mirage dans le désert Elle sillonnera au pays des étoiles sans bruit Et viendra mourir sur la plage, assouvie. revenir au début
Dans une petite gare, un beau matin, je me suis rendue Je voulais partir très loin tout laisser derrière moi Oublier ces gens qui tour à tour m'ont déchiré le cœur Ce cœur que j'ai mis a nue devant ces gens sans amour, sans pudeur Malgré leur froideur j'ai tout donné, mon amour et ma douceur Assise sur le quai, je regardais les gens passer Certains étaient heureux de partir d'autres les yeux rougis Pleuraient comme les nuages gris pendant la pluie J'étais là incertaine, sans bagage, le cœur en peine Où irais-je ? Vers quelle destiné ? Que sera ma vie dans ce pays de l'oubli ? Mais je voulais partir à tout prix, ne plus jamais revenir Fuir ma vie monotone de tous les jours Retrouver ma fierté, ma joie de vivre à mon tour Retrouver cet amour en moi que j'avais oublié de chérir Tout tourbillonnait dans ma tête, devant un tel désir Décidée je pris un billet pour le dernier train Sans regarder en arrière, le cœur libre enfin Un nouveau paysage s'ouvrait devant moi, où le soleil brillerait Sous un ciel bleu et clair rien que pour moi On m'oublierait avec le temps, j'oublierais aussi égoïstement Je retrouverais ce bonheur que j'avais perdu, à ces années de malheurs Pendant ces années de malheurs, j'ai avalé l'amertume sans jamais rien dire Perdant peu à peu mes valeurs, cherchant l'amour dans mes délires Ne me cherchez pas, je ne reviendrai plus Je resterai, ni vue, ni connue, dans mon paradis perdu Voyageuse sereine sans la moindre image d'un passé déchu Épuisée je me suis endormie sur le quai de gare, fini le beau voyage Je me suis éveillée ce n'était qu'un rêve, mais quel merveilleux présage ! revenir au début
Dans un bar malfamé, Où tous les soirs je vais m'garer Je cherche plus haut la fidélité Persévérance d'une fin d'journée Allez barman coule-moi un verre Laisse-moi descendre jusqu'aux enfers C'est toi ce soir qui guides ma vie Qui saoules mon cœur pour que j'oublie Seule dans mon coin j'regarde autour Ces visages mornes, privés d'amour La fumée des cigarettes voltige dans l'air Retombe doucement comme la poussière Cadrée, serrée dans mes pensées J'pense à l'amour, ses vérités Puis retentit une note mélancolique Un joueur de Sax et sa musique Allez barman coule-moi un verre Laisse-moi descendre jusqu'aux enfers C'est toi ce soir qui guides ma vie Qui saoules mon cœur pour que j'oublie J'voudrais que tu m'ramènes sur terre M'offrir un café, au lieu d'une bière Dans ce lieu maléfique où j'passe mes nuits Tu pourrais m'donner l'espoir d'être un ami Salut barman , j'retourne chez moi Demain tu ne me verras pas, l'enfer j'y étais déjà De son esclavage les chaînes il a brisées Car l'amour, mon cœur ne veut pas l'oublier Salut Barman ! revenir au début
Tu files plus vite que le vent Ta blancheur brille au soleil levant Tu fais partie de nos rêves les plus fous Ange blanc tu bats des ailes dans un souffle si doux Présent dans les contes de fées Tu es la licorne adorée Tu fais partie aussi des légendes Amour des enfants, qu'ils veulent entendre Tu as toujours défié le temps Ta progéniture a su te rendre omniprésente Ton règne est éternel Majesté équestre du présent Cheval blanc miroitant sous la lune Tu embellis la brume Idole, beauté blanche comme le jour Ta place sur terre est universelle pour toujours revenir au début |
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