caloucaera poésies Version du 30 Avril 2007



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24 janvier 2007
Vent De Tendresse
Mauvaise Journée
Derrière Ta Porte Close
L'Ange
Ma Maison
Mots Perdus
Rêve D'Un Jour
30 avril 2007
La Rose
Mes Rêves
Passion de Toi
Rêve de Voyage
Barman
Beauté Blanche


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VENT DE TENDRESSE


Louise GAGNON


Louise nous offre le début d'un second tome de poèmes.
Elle y poursuit sa litanie amoureuse.
Son sens poétique se confirme, de vers en vers.
Seule la ponctuation n'est pas toujours maîtrisée.

Pour des raisons pratiques, nous joignons, à cette livraison du 24 janvier 2007, la livraison du 30 avril 2007.
Cela ne présente aucun problème, car il y a continuité dans l'inspiration et la façon d'écrire de Louise.

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Vent De Tendresse


Tu es mon vent de tendresse
Qui ensorcelle mes jours
Je suis devenue la maîtresse
De ta force et tes atouts
Tu demandes et j'assume
Assoiffée de ton pouvoir
Assurance ou infortune
Je ne veux pas savoir
Tu te déchaînes sur un rythme fou
Balayant tout sur ton chemin
Tu soulève la poussière d'un seul coup
Elle te suit comme un cortège sans fin
J'aime t'entendre me murmurer
Tous les bruits qui me font danser
Je tourbillonne, je tourne effrénée
Je te respire, je sens tes caresses, ton intensité
Tu me contrôles comme la feuille d'automne
Brusquement, sur le sol mouillé, s'écrasant
Épuisée, mais assouvie de tes élans.


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Mauvaise Journée


Où est ce moment tant attendu ?
De tes pieds, tu foules le sol, tu es déçue
La magie de ta journée a disparu
Ton ciel bleu est devenu gris
Ta passion et ton courage se sont envolés
Tu dois te tenir debout et continuer
Même si tu dois mettre à ton visage un faux sourire
Et te dire que demain ce sera plus facile à vivre
Aujourd'hui, pour toi, n'est pas une bonne journée
Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas
Aujourd'hui tout va bien, demain rien ne va
Tu dois continuer, faire de ton mieux
Ne pas t'arrêter à ce jour pluvieux
Tu auras tout vu, tu en verras encore
Retrouves ta magie, regarde devant toi l'envers du décor.


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Derrière Ta Porte Close


J'ai besoin de vivre, d'être aimée
J'ai besoin de tes rires, qui me font rêver
Je ne peux retenir le temps qui occupe tes pensées
Ni passer ma vie à souhaiter, anticiper
Seule, assise je regarde le ciel
Fatiguée de marcher, sans but, sans raison
Comme une ombre, privée d'émotions
Cherchant ta main, au lever du soleil dans ses rayons
Je brûle mes jours voulant partager avec toi le bonheur
Une image de toi, m'angoisse et me fait peur
Je pense à toi, je vois tes yeux derrière cette porte close
Je n'entends plus ta voix, mon cœur est morose.
Est-ce l'espoir d'un aveu ou le début d'un adieu ?
Devrais-je te supplier de rester ?
Tes sentiments, derrière cette porte sont enfermés
Dois-je passer tout droit ?
T'oublier et ma vie continuer sans toi ?


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L'Ange


Tu regardes pousser les fleurs
Le bleu de tes yeux balaie la pluie
Tu es l'innocence, la pureté du cœur
Tu es un ange qui protège la nuit
Tes ailes blanches frisonnent dans le silence
S'écoulent entre tes doigts les heures, les journées
Comme les grains de sable d'un sablier
Tu apaises de ton sourire les cœurs brisés
Tu protèges l'homme de ses peurs
De tes mains tu jettes d'en haut l'espérance
L'éloignant de l'obscurité vers une lumière rassurante
Posant sa tête sur un oreiller d'herbe tendre, il admire le ciel bleu
Dans ton jardin parmi tes fleurs
Tu t'assieds et tu souris
Tu reposes tes ailes, âme consolatrice, présage du bonheur
Heureux d'avoir aimer la vie.


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Ma Maison


Ma maison, son toit blanchi par le temps, sa porte défraîchie
Je la trouve tellement jolie
Le temps a aussi vieilli sa charpente
Mais dans ses yeux, elle a encore ce regard qui m'enchante
Elle me reçoit à bras ouverts
Me réchauffe de sa chaleur lorsque j'ai froid l'hiver
Ma maison possède en elle un cœur
Lorsque la tristesse m'envahit, elle me console, apaise mes douleurs
Accueillante et souriante elle invite tout mes amis
Jamais un seul d'entre eux, elle n'oublie
Sur le chemin de ma vie
Elle a toujours été ma meilleure amie
Ma maison, c'est mon âme
Je sais qu'elle me quittera un jour
Je la regarderai pour une dernière fois
Et la porte de ma maison se fermera pour toujours
Je m'envolerai, avec elle, dans un pays lointain, valise à la main
A travers les nuages, fidèle comme une ombre
Elle me tiendra la main
Ma maison c'est mon corps
Ma maison c'est moi, c'est ma vie !


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Mots Perdus


Dans ces vieux murs abandonnés
Résonne l'écho de mots perdus et oubliés
Mots d'amour emportés par le vent
Cris et rires enthousiasmes des jeux d'enfants
Mots à la légère et sans manière
Mots d'amour, mots censurés
Mots d'ivresse, mots tendresse
Cris de douleurs, dont les sanglots évoquent la détresse
Mots stridents de mépris, d'une nuit de déboires
Déstabilisants l'esprit de frissons dans le noir
Ces vieux murs chuchotent tout ses mots du passé
Habités par ses gens figés dans le temps
Leurs histoires flottent dans le pays de l'oubli
Au cœur de ces vieux murs ils sont enfouies
L'imaginaire peut percevoir, dans ces morcellements de pierres
Ces secrets qu'ils détiennent précieusement sur ses terres
Dans une méditation révélatrice de vérité
Découverte furtive, le vécu de ses entités.


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Rêve D'Un Jour


Inspiré par un tableau de Léon Spilliaert (Nuit).

Libéré et déferlant
Tu longes les murs d'un port
Dans ton cœur méfiant
Tes yeux scrutent le noir toujours menaçant
Tu n'as jamais su aimer
Tu ne sauras jamais
La mélancolie et l'insouciance
Font partie de ta vie intégrante
La douceur de leur complicité
Se dessine sur tes murs décolorés
Tu vis dans la monotonie d'une vie inventée
Tu crois en tes fantôme, bitume d'un monde sacrifié
Tes rêves sont habités de peurs incontrôlables
Elles hantent tes nuits d'insomnie insupportables
Et tu danses sur ce port vers un non retour
Que guette un faux pas de toi les vautours
Ils te traîneront jusqu'à la mort de ton corps
Tu laisseras ton âme meurtrie sans aucun remord
Enivré de ta fantaisie des spectres de ton passé
Prisonnier derrière ta porte, elle quittera ton corps pour s'envoler
De ma fenêtre lorsque sonnera minuit
Je te reverrai une dernière fois longer ce port et danser
Priant le ciel et suppliant de mes larmes la vie
Qu'un ange te protège, pour que tu ne perdes pas pied
Dans ton habit noir et chapeau haut de forme
Tu te saoulera jusqu'à ce que tu déconnes
Tu auras oublié qui tu es, qui je suis
Je ne t'oublierai jamais dans ce ciel de minuit
Je continuerai mon chemin si tel est mon destin
Sans toi, sans tes yeux, ton sourire
Malgré cette plaie, cette déchirure
Tu seras toujours mon soleil, ma muse.


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La Rose


Je t'offre cette rose
Parcelle d'un arc-en-ciel
Qui illuminera ta vie
Lorsque tes jours seront gris
Poussière d'une étoile dans le ciel
Remplissant tes rêves de mille merveilles
Pour qu'au-dessus des nuages, tu voles
Libre comme un oiseau chantant ses farandoles
Ne la laisse pas ce faner, c'est un cadeau du ciel
Un parfum éternel, une brève étincelle
Je t'offre cette rose, fraîcheur de tes matins
Sur ton cœur une prose, gage d'amitié sans fin.


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Mes Rêves


Dans le miroir du temps
Se reflètent mes rêves
Les exploitant un à un
Je les vois retomber en poussière
Où s'en sont-ils allés ?
Ils m'ont tous oubliée
Où sont mes rêves d'enfant ?
Disparus dans le néant
Mes rêves de jeune fille ?
Noyés au fond d'une rive
Comme des trésors futiles
Mes rêves de femme
Se perdent dans la mélodie
D'un vieux piano qui fausse la gamme
Il ne reste que les rêves à venir
Retrouverais-je ma joie, mon sourire ?
Dans la dignité de ma vieillesse
Verrais-je enfin, dans ce miroir,
Ce rêve d'amour et de tendresse ?


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Passion de toi


Sensation fiévreuse au son de ta voix
Je t'aimerai cette nuit sans trêve
Je savourerai tes doux baisers
Tes étreintes ennivrantes, délicieuses, parfumées
Ma nuit sera enflammée de tes caresses
Je me laisserai griser par l'ivresse
Douce euphorie irraisonnable
Cette passion sera oubliée comme une fable
Je la retrouverai, à la tomber de la nuit
Elle sera ma lumière comme un mirage dans le désert
Elle sillonnera au pays des étoiles sans bruit
Et viendra mourir sur la plage, assouvie.


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Rêve de Voyage


Dans une petite gare, un beau matin, je me suis rendue
Je voulais partir très loin tout laisser derrière moi
Oublier ces gens qui tour à tour m'ont déchiré le cœur
Ce cœur que j'ai mis a nue devant ces gens sans amour, sans pudeur
Malgré leur froideur j'ai tout donné, mon amour et ma douceur
Assise sur le quai, je regardais les gens passer
Certains étaient heureux de partir d'autres les yeux rougis
Pleuraient comme les nuages gris pendant la pluie
J'étais là incertaine, sans bagage, le cœur en peine
Où irais-je ? Vers quelle destiné ?
Que sera ma vie dans ce pays de l'oubli ?
Mais je voulais partir à tout prix, ne plus jamais revenir
Fuir ma vie monotone de tous les jours
Retrouver ma fierté, ma joie de vivre à mon tour
Retrouver cet amour en moi que j'avais oublié de chérir
Tout tourbillonnait dans ma tête, devant un tel désir
Décidée je pris un billet pour le dernier train
Sans regarder en arrière, le cœur libre enfin
Un nouveau paysage s'ouvrait devant moi, où le soleil brillerait
Sous un ciel bleu et clair rien que pour moi
On m'oublierait avec le temps, j'oublierais aussi égoïstement
Je retrouverais ce bonheur que j'avais perdu, à ces années de malheurs
Pendant ces années de malheurs, j'ai avalé l'amertume sans jamais rien dire
Perdant peu à peu mes valeurs, cherchant l'amour dans mes délires
Ne me cherchez pas, je ne reviendrai plus
Je resterai, ni vue, ni connue, dans mon paradis perdu
Voyageuse sereine sans la moindre image d'un passé déchu
Épuisée je me suis endormie sur le quai de gare, fini le beau voyage
Je me suis éveillée ce n'était qu'un rêve, mais quel merveilleux présage !


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Barman


Dans un bar malfamé,
Où tous les soirs je vais m'garer
Je cherche plus haut la fidélité
Persévérance d'une fin d'journée
Allez barman coule-moi un verre
Laisse-moi descendre jusqu'aux enfers
C'est toi ce soir qui guides ma vie
Qui saoules mon cœur pour que j'oublie
Seule dans mon coin j'regarde autour
Ces visages mornes, privés d'amour
La fumée des cigarettes voltige dans l'air
Retombe doucement comme la poussière

Cadrée, serrée dans mes pensées
J'pense à l'amour, ses vérités
Puis retentit une note mélancolique
Un joueur de Sax et sa musique

Allez barman coule-moi un verre
Laisse-moi descendre jusqu'aux enfers
C'est toi ce soir qui guides ma vie
Qui saoules mon cœur pour que j'oublie
J'voudrais que tu m'ramènes sur terre
M'offrir un café, au lieu d'une bière
Dans ce lieu maléfique où j'passe mes nuits
Tu pourrais m'donner l'espoir d'être un ami

Salut barman , j'retourne chez moi
Demain tu ne me verras pas, l'enfer j'y étais déjà
De son esclavage les chaînes il a brisées
Car l'amour, mon cœur ne veut pas l'oublier
Salut Barman !


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Beauté Blanche


Tu files plus vite que le vent
Ta blancheur brille au soleil levant
Tu fais partie de nos rêves les plus fous
Ange blanc tu bats des ailes dans un souffle si doux
Présent dans les contes de fées
Tu es la licorne adorée
Tu fais partie aussi des légendes
Amour des enfants, qu'ils veulent entendre
Tu as toujours défié le temps
Ta progéniture a su te rendre omniprésente
Ton règne est éternel
Majesté équestre du présent
Cheval blanc miroitant sous la lune
Tu embellis la brume
Idole, beauté blanche comme le jour
Ta place sur terre est universelle pour toujours


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