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AMENE-MOI DANSER !
Louise GAGNON
Louise a un sens poétique certain.
Mes mains caressent ton ombre, Mais tu ne me vois pas. Tu disparais dans la pénombre, Malgré ma peine et mon désarroi, Ma peur d'oser te dire. Mes mots se taisent, se perdent dans le néant, Ils ne sont plus complices de mon cœur. Des mots en l'air, emportés par le vent, Mon cœur dit oui, ma raison dit non, L'écho de ma voix, mon cri étouffé de soupirs Retenus par le guide de la raison, Ne se rendra jamais à destination. revenir au début
Immergée dans un monde de paix, Je laisse pousser le silence. Les bruits se sont tus, Dans cette étendue immense, Je me berce dans sa complaisance, Je me fortifie contre lui, je l'écoute, Sanctuaire de sérénité, je lui confie mes doutes. Ses couleurs transforment mes pensées, À l'odeur de ses fleurs, je me laisse griser. Il me souffle tant de promesses Dans ce silence, voyage mystique, Aller-retour d'un sentiment féerique, Où tout peut-être inventé, Dans ce pays magique et enchanté. revenir au début
Elle scintille par sa présence, Me supervise par son instance, Beauté divine aux yeux purs, M'entraînant dans ses murs. Me soufflant des mots, elle orne mes papiers dentelés, Minuscule, elle vole autour de moi, Doucement sur mon épaule vient se poser, Petite fée magique dans sa beauté, Étincelle aux mille couleurs la fait briller Son sourire me charme, parfois elle me désarme Après tant de cabrioles et d'efforts, elle se calme. Fatiguée, au creux de ma main, Elle murmure un chant mélodieux, Elle vient se reposer puis ferme les yeux, Elle se dissipe et disparaît dans la voie lactée, Vers son pays de mots enchantés. revenir au début
Ne me fais pas attendre Un piano pleure sa symphonie D'une danse inachevée Sa triste mélodie se perd dans la nuit. Il est tard, la ville est endormie Je reste là, impatiente à en mourir, Jusqu'à ce que l'ombre fuit, Sans avoir le courage de partir. Espérant encore ta présence, Je te rêve dans l'attente, Je vis dans l'instance, Angoissée par l'impuissance. Alors, ne me fais plus attendre ! Je reviendrai demain, Me feras-tu danser sur la symphonie De ce piano qui pleure ? Cette valse inachevée... Dans tes bras me laisserai-je bercer ? Ou devrais-je éterniser ces heures, Jusqu'à ce que cette mélodie se meure ? revenir au début
Petite île sous un réverbère. Sur un banc, j'ai laissé une rose pour toi. À la brunante, une bruine légère, De ses gouttelettes protègent ses pétales de soie. Cette petite île c'est mon cœur, Où je t'attendrai toujours lorsque tu auras besoin de moi. La rose, pour toi un souhait de bonheur, Le réverbère, une lueur profonde d'amitié pour toi, Toujours allumée si tu perds ta route, Vers mon île, il guidera tes pas Où cette rose d'amitié si fragile De son parfum magique, en gage d'amour pour toi. revenir au début
Toi, le poète, tu perces tous les secrets, De l'ombre au soleil, tu idéalises tous les aspects, Tu rythmes les vers, en harmonie et en images, Que tes muses t'inspirent, que tu revêts de ta plume sur une page. Les pensées les plus secrètes émergent de ta pensée, De tous les coins du monde, tu te fais le justicier, De l'amoureux timide, tu cries son amour passionné, Des malheureux, leurs peines, leurs haines sont libérées. Hommage au soleil, à la nature, à l'enfance, aux souvenirs, Tu ne cesses pas de créer, d'engendrer de produire L'empreinte de ton encrier, de ta plume bleue ou noire, Font revivre la floraison de tant d'espoirs Porte-parole lyrique de tant d'émotions, Prosateur providentiel, digne de mention, Puissant et inspiré, inlassablement tu accomplis ta mission. revenir au début
Combien de larmes faut-il verser ? Pourquoi l'amour au présent Se conjugue aujourd'hui au passé ? Pourquoi un amour si près est à la fois si loin ? Pourquoi ses partages avec les années Se sont soudain espacés ? Il étaient deux sur le même nuage Mais le vent de l'ennui a soufflé si fort qu'il en est tombé. Ils avaient en mémoires leur rires, leurs peines , leurs passions, Puis la tempête s'est levée et d'eux a eu raison Lui ne voyait pas qu'elle s'éloignait Pourtant ses regards en témoignaient Tellement facile de dire " Je T'aime" Dans une tonalité qui n'est plus la même Combien de larmes faut-il verser Pour conjuguer l'amour au présent et non au passé, Pour entendre a nouveau ces " Je T'aime " Qui font tourner la tête comme un manège enchanté ? revenir au début
Je partirai sans faire de bruit Vers d'autres cieux, d'autres pays Car le soleil devenu froid Une tristesse s'est emparée de moi Je bats des ailes pour m'envoler très haut Moi, l'hirondelle, vers un climat plus chaud J'ai laissé mon nid en souvenir Pour que de moi vous puissiez vous souvenir Je partirai sans faire de bruit Je reviendrai dans mon pays Où j'ai laissé tant d'amis Quand le printemps refleurira, Que ce paysage fané de l'hiver disparaîtra Place au gazon vert, dans sa douceur et sa beauté Je reviendrai dans votre univers et votre univers je courtiserai. revenir au début
Je partirai sans faire de bruit Vers d'autres cieux, d'autres pays Car le soleil devenu froid Une tristesse s'est emparé de moi Je bats des ailes pour m'envoler très haut Moi, l'hirondelle, vers un climat plus chaud J'ai laissé mon nid en souvenir Pour que de moi vous puissiez vous souvenir Je partirai sans faire de bruit Je reviendrai dans mon pays Où j'ai laissé tant d'amis Quand le printemps refleurira, Que ce paysage fané de l'hiver disparaîtra Place au gazon vert, dans sa douceur et sa beauté Je courtiserai votre univers, je survolerai votre été. revenir au début
Je pense à toi Pour un court instant Ton visage a croisé mon rivage Tu as caressé doucement mon visage Sur ma joue, tu as posé un baiser J'ai senti la douceur de tes bras me serrer Était-ce un heureux présage ? Ou mon imagination qui vagabonde encore J'aurais voulu m'endormir, blottie contre ton corps Mais un bruit me fit tomber de mon nuage Dans ma longue nuit d'insomnie, je divague Tu n'y étais plus, ce n'était qu'un mirage Visionnaire, la lune blanche brillait au fond du jardin, Comme un voilier immobile au milieu du ruisseau Une pierre de lune, le plus beau des joyaux Pour un court instant, tu as habité son écrin Tu es reparti caressant doucement le jour Le plus beau souvenir, d'un instant d'amour revenir au début
La vie est une scène Touchants, convainquants, nous en sommes les acteurs Dans un scénario vivant, dans un décor captivant Sous un éclairage naturel et imposant Au cours de ce spectacle interminable Tu dois rire ou pleurer, vivre ou crever Plusieurs spectateurs applaudissent tes victoires De tes erreurs, d'autres se font un plaisir de critiquer Il y a ceux qui s'en vont, qui nous laissent Ne faisant plus parti du présent Puis la salle se vide, le rideau tombe Avec tout ce que tu ressens Sur cette scène, t'envahit soudainement la panique Tu te demandes sérieusement si tu dois continuer Ou y mettre un terme et quitter Ton coeur se serre, car elle est sans pitié Puis tu reprends courage, car tu dois assumer Tu trembles, tu voudrais crier ton mal-être au monde entier Le trac s'empare de toi, ton coeur bat la chamade Les mains moites, tu es paralysé Tu as signé un contrat avec la vie Tu ne dois pas l'oublier, laisses-la te guider Ne sombres pas dans la peur, vis la pleinement Y faire face, c'est combattre pour ton honneur Lui tourner le dos, tu t'effondres paralysé sur ton malheur Lui faire confiance, assumer ton rôle tu défends tes valeurs Tu récolteras le bonheur, le fruit de ton labeur. revenir au début
Je veux faire taire tes silences Dans lesquels je ressens un certain cafard Étouffer ton éternelle présence Que j'écume dans mes rêves de cauchemars. Tu crois que tu me rassures De tes légers murmures Faut-il que je crie ma détresse Pour ne plus entendre ta voix ? Qui es-tu vraiment, un présage ? Le doux murmure du vent Qui souffle sur mon visage ? Tu retiens le temps dans lequel tu voyages Angoissant, tu t'amuses a me faire peur Tu m'entraînes dans des Abysses des plus profondes Tu remplis mes yeux de larmes Je voyage dans un autre monde. Je ne peux plus t'entendre Et dans la tourmente, j'écoutes tes tendres aveux J'aimerais que le bruit vienne te surprendre, Pour que tu sombres dans l'oubli de l'adieu. revenir au début
Je veille sur une éternité sans vie Paysage fané dans un brouillard sans lumière Ou les nuages viennent parfois pleurer Je suis le gardien des disparus. Ses ombres frileuses Sous leurs pierres à jamais endormies J'entends les souvenirs, les pleurs, parfois des sourires Confident silencieux de leurs vie sur terre et de leurs adieux. De pères, des mères, des frères et soeurs Souvent des amis, qui ont encore pour eux des souvenirs Une prière, un dernier adieux, un bouquet de fleurs Et ils repartent, les yeux rougis, déchirure au coeur. Malheureux, sans faire de bruit, je ressens leurs douleurs Je suis si triste pour eux, révolté d'un si grand malheur Mais je ne suis qu'un arbre, gardien de ces mausolées de marbre Sur lesquelles, reflètent mes émotions inexprimables. Ses guerriers de la vie Sont tombés leurs combats achevés Ils reposent enfin dans la paix Sous ma protection pour l'éternité. Les hirondelles, près de mon coeur font leur nids Leurs chants mélodieux me donne un regain de vie L'arbre gardien d'un paradis de cendre Où je finirai malheureusement ma vie. revenir au début
Merci mon ami Philippe pour l'inspiration ! Sur l'aile de l'hirondelle Sa complainte traversera l'océan Les notes noires ou blanches Donneront à son chagrin les accents Et l'écho de sa triste mélodie Fera naître, sur un autre rivage, Une amitié que le vent soufflera sur les vagues Les notes noires et blanches de l'espoir d'un ami. L'archet de ses caresses, frôlera la séduction D'une gerbe d'étoiles, brodant l'horizon, Elles brilleront dans un ciel sans voile Sous la douce complainte du violon. revenir au début
J'aimerais être une vague Que mes sentiments pour toi Dans un élan de colère, je ferais monter la marée Et Les briser sur un rocher. J'aimerais être le soleil Que mes larmes pour toi De mes rayons brûlants, sécher mon amertume Flouant de brouillard ton visage, disparaissant dans le néant. J'aimerais être Lune Que mon âme sans fortune De ma beauté blanche et ma douce lumière Dérouter, mon amour pour toi. Je voudrais être le vent Soufflant ma peine vers le néant Me libérant de toi comme la feuille d'un arbre Pour mourir sur la terre trempée du passé Retrouver ma splendeur, éblouissant comme une rose au présent. Mais je ne suis qu'une femme Qui, dans son coeur et son âme, Gardera toujours une partie de toi Gravée au fond de moi. revenir au début
Dans le petit matin, je marche en silence Seul le bruissement des feuilles comble mon itinérance Je me sens bien dans ce silence lié à ma solitude Qui me transportent vers des pensées absurdes Mes pensées que tu habites dans leur fragilité Cette fragilité que tu viens soudainement piller Observatrice de ma vie enfouie Une sensation d'avoir été Je continue ma route, regardant le ciel, Suspendue aux nuages transformés En fleurs des champs, fleurs de papier Dans le brouillard et la rosée. Je m'attarde respirant la fraîcheur du matin Sachant, avec tristesse, que l'automne mourra demain Frileuse je retourne à ma chambre du quartier voisin Devant l'âtre du feu, apaisée, je refais le même chemin Je revois l'image d'une autre saison La blancheur d'une neige tombée couvrant mes émotions Libre, ma vie j'en maîtrise les tourbillons Oubliant mes souvenirs éphémères, je ferme les yeux J'oublie presque ton nom. revenir au début
Dans ton jardin serein Je traîne, perdue, De toi, j'ai tant besoin, Mais pour toi je n'existe plus Je m'évade dans le bleu de tes yeux Je cherche la douceur de ton sourire. Mon coeur, si malheureux, Sans toi ne peut survivre. Un rêve, si loin, voguant sur ta mer... J'y ai laissé ma poussière et mes larmes, Emportées par la violence des vents, Déposées devant la porte de ton univers. Mon étoile ne brille plus M'aurais-tu oubliée sur ton île perdue ? Te reverrais-je un jour ? Ou mourrais-je à t'attendre pour toujours ? revenir au début
Tout, dans la vie, un jour s'efface, Mais, sous ma plume, ton amitié refait surface, Tout ce que pour toi je ressens, De doux et tendres sentiments. Tu éclaires ma vie dans mes jours noirs Comme un phare à l'horizon, tu me redonnes l'espoir, Traçant des sillons sur cette mer menaçante, Tu es mon oasis, lorsque j'arpente le désert. Tu es cette rosée du matin Qui viens perler mon destin Tu es ivresse, tendresse, tu es mon soleil, Avec toi, je découvre la vie et ses merveilles. Et même si tu es loin, dans ton pays là-bas, Je voyage, inconditionnellement avec toi. Tu es mon ange, tu es toujours là. Je n'oublierai jamais cette main que tu as tendue vers moi. revenir au début |
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