caloucaera poésies Version du 08 décembre 2006



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Ma Folie
Le Silence
Ma Muse
Amène-moi danser !
L'île de l'Amitié
Le Poète
Combien de larmes ?
Dans ma bulle
Je Partirai
Je pense a toi
La Vie
Le Bruit Du Silence
Le Gardien
Le violon
Ma Quête
Marche sur le passé
Toi
Un ami pour la vie


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AMENE-MOI DANSER !


Louise GAGNON


Louise a un sens poétique certain.
Elle manipule la langue avec finesse et fait rimer ses vers.
Ces courts poèmes sont autant de délices à lire et à faire chanter à son oreille !

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Ma Folie


Mes mains caressent ton ombre,
Mais tu ne me vois pas.
Tu disparais dans la pénombre,
Malgré ma peine et mon désarroi,
Ma peur d'oser te dire.
Mes mots se taisent, se perdent dans le néant,
Ils ne sont plus complices de mon cœur.
Des mots en l'air, emportés par le vent,
Mon cœur dit oui, ma raison dit non,
L'écho de ma voix, mon cri étouffé de soupirs
Retenus par le guide de la raison,
Ne se rendra jamais à destination.


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Le Silence


Immergée dans un monde de paix,
Je laisse pousser le silence.
Les bruits se sont tus,
Dans cette étendue immense,
Je me berce dans sa complaisance,
Je me fortifie contre lui, je l'écoute,
Sanctuaire de sérénité, je lui confie mes doutes.

Ses couleurs transforment mes pensées,
À l'odeur de ses fleurs, je me laisse griser.
Il me souffle tant de promesses
Dans ce silence, voyage mystique,
Aller-retour d'un sentiment féerique,
Où tout peut-être inventé,
Dans ce pays magique et enchanté.


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Ma Muse


Elle scintille par sa présence,
Me supervise par son instance,
Beauté divine aux yeux purs,
M'entraînant dans ses murs.

Me soufflant des mots, elle orne mes papiers dentelés,
Minuscule, elle vole autour de moi,
Doucement sur mon épaule vient se poser,
Petite fée magique dans sa beauté,
Étincelle aux mille couleurs la fait briller
Son sourire me charme, parfois elle me désarme
Après tant de cabrioles et d'efforts, elle se calme.

Fatiguée, au creux de ma main,
Elle murmure un chant mélodieux,
Elle vient se reposer puis ferme les yeux,
Elle se dissipe et disparaît dans la voie lactée,
Vers son pays de mots enchantés.


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Amène-moi danser !


Ne me fais pas attendre
Un piano pleure sa symphonie
D'une danse inachevée
Sa triste mélodie se perd dans la nuit.

Il est tard, la ville est endormie
Je reste là, impatiente à en mourir,
Jusqu'à ce que l'ombre fuit,
Sans avoir le courage de partir.

Espérant encore ta présence,
Je te rêve dans l'attente,
Je vis dans l'instance,
Angoissée par l'impuissance.

Alors, ne me fais plus attendre !
Je reviendrai demain,
Me feras-tu danser sur la symphonie
De ce piano qui pleure ?

Cette valse inachevée...
Dans tes bras me laisserai-je bercer ?
Ou devrais-je éterniser ces heures,
Jusqu'à ce que cette mélodie se meure ?


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L'île de l'Amitié


Petite île sous un réverbère.
Sur un banc, j'ai laissé une rose pour toi.
À la brunante, une bruine légère,
De ses gouttelettes protègent ses pétales de soie.
Cette petite île c'est mon cœur,
Où je t'attendrai toujours lorsque tu auras besoin de moi.
La rose, pour toi un souhait de bonheur,
Le réverbère, une lueur profonde d'amitié pour toi,
Toujours allumée si tu perds ta route,
Vers mon île, il guidera tes pas
Où cette rose d'amitié si fragile
De son parfum magique, en gage d'amour pour toi.


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Le Poète


Toi, le poète, tu perces tous les secrets,
De l'ombre au soleil, tu idéalises tous les aspects,
Tu rythmes les vers, en harmonie et en images,
Que tes muses t'inspirent, que tu revêts de ta plume sur une page.
Les pensées les plus secrètes émergent de ta pensée,
De tous les coins du monde, tu te fais le justicier,
De l'amoureux timide, tu cries son amour passionné,
Des malheureux, leurs peines, leurs haines sont libérées.
Hommage au soleil, à la nature, à l'enfance, aux souvenirs,
Tu ne cesses pas de créer, d'engendrer de produire
L'empreinte de ton encrier, de ta plume bleue ou noire,
Font revivre la floraison de tant d'espoirs
Porte-parole lyrique de tant d'émotions,
Prosateur providentiel, digne de mention,
Puissant et inspiré, inlassablement tu accomplis ta mission.


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Combien de larmes ?


Combien de larmes faut-il verser ?
Pourquoi l'amour au présent
Se conjugue aujourd'hui au passé ?
Pourquoi un amour si près est à la fois si loin ?
Pourquoi ses partages avec les années
Se sont soudain espacés ?
Il étaient deux sur le même nuage
Mais le vent de l'ennui a soufflé si fort qu'il en est tombé.
Ils avaient en mémoires leur rires, leurs peines , leurs passions,
Puis la tempête s'est levée et d'eux a eu raison
Lui ne voyait pas qu'elle s'éloignait
Pourtant ses regards en témoignaient
Tellement facile de dire " Je T'aime"
Dans une tonalité qui n'est plus la même
Combien de larmes faut-il verser
Pour conjuguer l'amour au présent et non au passé,
Pour entendre a nouveau ces " Je T'aime "
Qui font tourner la tête comme un manège enchanté ?


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Dans ma bulle


Je partirai sans faire de bruit
Vers d'autres cieux, d'autres pays
Car le soleil devenu froid
Une tristesse s'est emparée de moi
Je bats des ailes pour m'envoler très haut
Moi, l'hirondelle, vers un climat plus chaud
J'ai laissé mon nid en souvenir
Pour que de moi vous puissiez vous souvenir
Je partirai sans faire de bruit
Je reviendrai dans mon pays
Où j'ai laissé tant d'amis
Quand le printemps refleurira,
Que ce paysage fané de l'hiver disparaîtra
Place au gazon vert, dans sa douceur et sa beauté
Je reviendrai dans votre univers et votre univers je courtiserai.


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Je Partirai


Je partirai sans faire de bruit
Vers d'autres cieux, d'autres pays
Car le soleil devenu froid
Une tristesse s'est emparé de moi
Je bats des ailes pour m'envoler très haut
Moi, l'hirondelle, vers un climat plus chaud
J'ai laissé mon nid en souvenir
Pour que de moi vous puissiez vous souvenir
Je partirai sans faire de bruit
Je reviendrai dans mon pays
Où j'ai laissé tant d'amis
Quand le printemps refleurira,
Que ce paysage fané de l'hiver disparaîtra
Place au gazon vert, dans sa douceur et sa beauté
Je courtiserai votre univers, je survolerai votre été.


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Je pense a toi


Je pense à toi
Pour un court instant
Ton visage a croisé mon rivage
Tu as caressé doucement mon visage
Sur ma joue, tu as posé un baiser
J'ai senti la douceur de tes bras me serrer
Était-ce un heureux présage ?
Ou mon imagination qui vagabonde encore
J'aurais voulu m'endormir, blottie contre ton corps
Mais un bruit me fit tomber de mon nuage
Dans ma longue nuit d'insomnie, je divague
Tu n'y étais plus, ce n'était qu'un mirage
Visionnaire, la lune blanche brillait au fond du jardin,
Comme un voilier immobile au milieu du ruisseau
Une pierre de lune, le plus beau des joyaux
Pour un court instant, tu as habité son écrin
Tu es reparti caressant doucement le jour
Le plus beau souvenir, d'un instant d'amour


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La Vie


La vie est une scène
Touchants, convainquants, nous en sommes les acteurs
Dans un scénario vivant, dans un décor captivant
Sous un éclairage naturel et imposant
Au cours de ce spectacle interminable
Tu dois rire ou pleurer, vivre ou crever
Plusieurs spectateurs applaudissent tes victoires
De tes erreurs, d'autres se font un plaisir de critiquer
Il y a ceux qui s'en vont, qui nous laissent
Ne faisant plus parti du présent
Puis la salle se vide, le rideau tombe
Avec tout ce que tu ressens
Sur cette scène, t'envahit soudainement la panique
Tu te demandes sérieusement si tu dois continuer
Ou y mettre un terme et quitter
Ton coeur se serre, car elle est sans pitié
Puis tu reprends courage, car tu dois assumer
Tu trembles, tu voudrais crier ton mal-être au monde entier
Le trac s'empare de toi, ton coeur bat la chamade
Les mains moites, tu es paralysé
Tu as signé un contrat avec la vie
Tu ne dois pas l'oublier, laisses-la te guider
Ne sombres pas dans la peur, vis la pleinement
Y faire face, c'est combattre pour ton honneur
Lui tourner le dos, tu t'effondres paralysé sur ton malheur
Lui faire confiance, assumer ton rôle tu défends tes valeurs
Tu récolteras le bonheur, le fruit de ton labeur.


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Le Bruit Du Silence


Je veux faire taire tes silences
Dans lesquels je ressens un certain cafard
Étouffer ton éternelle présence
Que j'écume dans mes rêves de cauchemars.

Tu crois que tu me rassures
De tes légers murmures
Faut-il que je crie ma détresse
Pour ne plus entendre ta voix ?

Qui es-tu vraiment, un présage ?
Le doux murmure du vent
Qui souffle sur mon visage ?
Tu retiens le temps dans lequel tu voyages

Angoissant, tu t'amuses a me faire peur
Tu m'entraînes dans des Abysses des plus profondes
Tu remplis mes yeux de larmes
Je voyage dans un autre monde.

Je ne peux plus t'entendre
Et dans la tourmente, j'écoutes tes tendres aveux
J'aimerais que le bruit vienne te surprendre,
Pour que tu sombres dans l'oubli de l'adieu.


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Le Gardien


Je veille sur une éternité sans vie
Paysage fané dans un brouillard sans lumière
Ou les nuages viennent parfois pleurer
Je suis le gardien des disparus.

Ses ombres frileuses
Sous leurs pierres à jamais endormies
J'entends les souvenirs, les pleurs, parfois des sourires
Confident silencieux de leurs vie sur terre et de leurs adieux.

De pères, des mères, des frères et soeurs
Souvent des amis, qui ont encore pour eux des souvenirs
Une prière, un dernier adieux, un bouquet de fleurs
Et ils repartent, les yeux rougis, déchirure au coeur.

Malheureux, sans faire de bruit, je ressens leurs douleurs
Je suis si triste pour eux, révolté d'un si grand malheur
Mais je ne suis qu'un arbre, gardien de ces mausolées de marbre
Sur lesquelles, reflètent mes émotions inexprimables.

Ses guerriers de la vie
Sont tombés leurs combats achevés
Ils reposent enfin dans la paix
Sous ma protection pour l'éternité.

Les hirondelles, près de mon coeur font leur nids
Leurs chants mélodieux me donne un regain de vie
L'arbre gardien d'un paradis de cendre
Où je finirai malheureusement ma vie.


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Le violon


Merci mon ami Philippe pour l'inspiration !

Sur l'aile de l'hirondelle
Sa complainte traversera l'océan
Les notes noires ou blanches
Donneront à son chagrin les accents

Et l'écho de sa triste mélodie
Fera naître, sur un autre rivage,
Une amitié que le vent soufflera sur les vagues
Les notes noires et blanches de l'espoir d'un ami.

L'archet de ses caresses, frôlera la séduction
D'une gerbe d'étoiles, brodant l'horizon,
Elles brilleront dans un ciel sans voile
Sous la douce complainte du violon.


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Ma Quête


J'aimerais être une vague
Que mes sentiments pour toi
Dans un élan de colère, je ferais monter la marée
Et Les briser sur un rocher.

J'aimerais être le soleil
Que mes larmes pour toi
De mes rayons brûlants, sécher mon amertume
Flouant de brouillard ton visage, disparaissant dans le néant.

J'aimerais être Lune
Que mon âme sans fortune
De ma beauté blanche et ma douce lumière
Dérouter, mon amour pour toi.

Je voudrais être le vent
Soufflant ma peine vers le néant
Me libérant de toi comme la feuille d'un arbre
Pour mourir sur la terre trempée du passé
Retrouver ma splendeur, éblouissant comme une rose au présent.

Mais je ne suis qu'une femme
Qui, dans son coeur et son âme,
Gardera toujours une partie de toi
Gravée au fond de moi.


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Marche Sur Le Passé


Dans le petit matin, je marche en silence
Seul le bruissement des feuilles comble mon itinérance
Je me sens bien dans ce silence lié à ma solitude
Qui me transportent vers des pensées absurdes
Mes pensées que tu habites dans leur fragilité
Cette fragilité que tu viens soudainement piller
Observatrice de ma vie enfouie
Une sensation d'avoir été
Je continue ma route, regardant le ciel,
Suspendue aux nuages transformés
En fleurs des champs, fleurs de papier
Dans le brouillard et la rosée.
Je m'attarde respirant la fraîcheur du matin
Sachant, avec tristesse, que l'automne mourra demain
Frileuse je retourne à ma chambre du quartier voisin
Devant l'âtre du feu, apaisée, je refais le même chemin
Je revois l'image d'une autre saison
La blancheur d'une neige tombée couvrant mes émotions
Libre, ma vie j'en maîtrise les tourbillons
Oubliant mes souvenirs éphémères, je ferme les yeux
J'oublie presque ton nom.


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Toi


Dans ton jardin serein
Je traîne, perdue,
De toi, j'ai tant besoin,
Mais pour toi je n'existe plus
Je m'évade dans le bleu de tes yeux
Je cherche la douceur de ton sourire.
Mon coeur, si malheureux,
Sans toi ne peut survivre.
Un rêve, si loin, voguant sur ta mer...
J'y ai laissé ma poussière et mes larmes,
Emportées par la violence des vents,
Déposées devant la porte de ton univers.
Mon étoile ne brille plus
M'aurais-tu oubliée sur ton île perdue ?
Te reverrais-je un jour ?
Ou mourrais-je à t'attendre pour toujours ?


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Un ami pour la vie


Tout, dans la vie, un jour s'efface,
Mais, sous ma plume, ton amitié refait surface,
Tout ce que pour toi je ressens,
De doux et tendres sentiments. Tu éclaires ma vie dans mes jours noirs
Comme un phare à l'horizon, tu me redonnes l'espoir,
Traçant des sillons sur cette mer menaçante,
Tu es mon oasis, lorsque j'arpente le désert. Tu es cette rosée du matin
Qui viens perler mon destin
Tu es ivresse, tendresse, tu es mon soleil,
Avec toi, je découvre la vie et ses merveilles.

Et même si tu es loin, dans ton pays là-bas,
Je voyage, inconditionnellement avec toi.
Tu es mon ange, tu es toujours là.
Je n'oublierai jamais cette main que tu as tendue vers moi.


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