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AIMER !
Louise GAGNON
La poésie de Louise n'est que tendresse et amour.
Aimer jusqu'à la déchirure S'offrir sur un plateau de désinvolture Mieux vaut l'absence Que l'indifférence Qui nous propulse au désespoir De ces promesses illusoires Chercher son Idéal Peut-être fatal Vaut mieux être immunisé Que de se sentir catalogué Si l'amour existe encore sur cette terre Rien n'efface les douleurs d'hier Exprimer nos vrais désirs Serons-nous victimes de son plaisir Il vaut mieux partir sans se retourner Et fermer la porte à tout jamais au passé revenir au début
Je sens la peur envahir mon cœur Elle est la cherchant sa proie Et je tremble devant son ardeur Lorsque au fond de moi j'entends ses pas Elle détruit et paralyse mes rêves Elle vide mon énergie elle est si intense Que cachée je vis prisonnière je décompense Elle a pris possession de mon esprit Incontrôlable j'ai peur de moi de toi de vous Elle habite même mes songes la nuit Elle se camouffle dans chacun de mes gestes Dans tous les regards posés sur moi Je subis injustement sa loi Pourquoi cette peur je ne peux contrôler ? Pourquoi une main qui se tend vers moi je ne peux accepter ? Pour que je puisse enfin traverser ce pont infernal Sur lequel j'ai si peur de m'engager Toi mon amie la confiance Je fermerai les yeux si tu me guides vers la liberté De cette peur qui toute ma vie m'a enchaînée revenir au début
De gros nuages se pointent à l'horizon L'ouragan fait rage Les oiseaux se cachent sous les pignons Le vent soulève le sable Le ciel se déchire d'éclairs ardents Raisonnant dans un bruit d'enfer Comme les canons de la guerre Toute la nature tremble soufflée par le vent Ayant perdu sa splendeur sa vie injustement Elle vit impuissante son deuil Et malgré ce bruit infernal elle se recueille Puis le cœur gros Des gouttelettes de pluie se transforment en sanglots Pour apaiser sa peine et son ennui Ainsi tombe la pluie revenir au début
Laisse-moi t'aimer laisse-moi rêver Ces Illusions au fond de mon cœur je veux garder Promet-moi de toujours être là de ne jamais me quitter Promet-moi dans mes pas de toujours marcher Je veux garder à tout jamais cette flamme en moi Etincelle qui jamais ne s'éteindra ce doux souvenir de toi Même si un jour dans ma vie tu n'y es plus Je regarderai le ciel cherchant désespérément ton visage dans les nues Dans ce triste désordre même âgée et délaissée Mes pensées de toi restantes erreront comme une musique dans l'air Jamais elles ne s'effaceront ne pourront furtivement me quitter Elle seront les fleurs de mon cortège lorsque l'on me portera en terre revenir au début
Le ruisseau Assise sur tes berges Des souvenirs de mon enfance surgissent Dans le miroir clair et limpide de ton eau Souvenirs de mon enfance Ou je passais des heures en ta présence Souvenirs heureux ou nous n'étions que nous deux Tu étais complice de mes aveux J'entend encore ton bruit qui ruisselle que je ne peux rattraper Je rêve encore de mes petits bateaux petits bateaux de papier Que dans ton lit je faisais naviguer Que toi petit moqueur tu t'amusais à chavirer Ces moments de tendresse furent pour moi des cadeaux Tu as chanté ma jeunesse de tes airs les plus beaux Tes clapotis apaisants furent ma sérénité Tu as été mon ami ma tendresse mes plus beaux étés revenir au début
Doux chevalier que ces dames reluquent d'un sourire Tu cueilles leurs cœurs d'un simple soupir Chevalier de ces dames tu resteras altier jusqu'à la nuit des temps Tu les entraînes au pays des amours Où elles espèrent se retrouver un jour Héros de l'art antique du romantisme Elles en sont passionnées Ta plume chante les plus beaux accords Dévoilant tant de précieux trésors Musique douce parfois mélancolique Sur laquelle ces jolies demoiselles aiment bien danser Et d'aventures en aventures de tes récits flamboyants revenir au début
Fermant mes yeux Tant de souvenirs perdus défilent dans ma pensée Questionnements futiles suspendus à l'éternité Pensant à toi mon âme face cachée cherchant tes yeux Fermés par le temps je scrute le néant brumeux Espace de temps brouillé Ligne impénétrable tirée L'écho du passé vient me hanter Regarder derrière moi est insensé Fermant mes yeux presque aveuglée par ce néant Je fuis ce passé perdu figé dans le temps Regardant en avant y entrevoir mon avenir Fuyant ces nuages gris bannissant à jamais mes soupirs Regardant droit devant vers mon présent Je me laisse conduire vers de plus beaux rivages Écoutant la douce mélodie du vent Je retrouverai mon âme sous un ciel sans voile Admirant l'étincelle de sa face cachée sous les étoiles Mon cœur dans un élan de joie Fera la paix avec mon passé Je me pardonnerai pour enfin l'oublier Et la paix de mon âme je retrouverai revenir au début
Inerte fiévreuse un jour d'automne Elle s'affole sous les pommiers sauvages Sa floraison diminue ses années ont pris la clé des champs Une pluie fine coule sur ses pétales flétris Ses pensées vagabondent dans les champs endormis Fureur de son destin qui la cueillera dans son jardin ? Paysage fané ou il ne reste plus rien Quand vient la nuit triste elle se mire dans le ruisseau Admirée par un roseau solitaire et aimant Un soupir de folie s'empare d'elle Malgré ses pétales blanchis par le temps Il lui fait oublier la pesanteur des ses années Elle a retrouvé en lui la joie de vivre et de rêver Il est le gardien de ses jours et ses nuit Amant fervent il l'aime sans bruit Jusqu'à la mort de l'un ou de l'autre Sur un air de musique soufflé doucement par le vent Elle aura vécu dans la dignité parmi tant d'autres La fleur de l'âge oubliant que le temps a emporté sa jeunesse et ses vingt ans revenir au début
Regards qui se croisent Étincelles qui s'enflamment Obsessions tumultueuses et passionnées Prenant contrôle du cœur et de l'âme grisés Tu t'attaches à ses besoins Tu perds peu à peu tes efforts Tu l'admires tu humes son doux parfum Sans masquer ta modération tu désires son corps Elle a besoin de tes douces paroles Et comme un oiseau ta fierté s'envole Confiante elle t'entraîne sur un lit de roses Valorisant tes actions ou tu en sortiras peut-être morose Passionné insécure et anxieux Tu ne verras que la lune dans ses yeux Amant d'un jour amant d'un soir Ne sous-estime jamais son pouvoir revenir au début
Maïma tu traînes ta douleur dans les rues La tête dans les nues sans regarder derrière toi Maïma tu ne vois pas cet inconnu Qui depuis des mois cherche à tendre une main vers toi Maïma regarde-toi Sous tes cheveux blonds entremêlés Se cache la beauté de ton visage Par ton indifférence tu fais chavirer son cœur torturé Maïma ouvre les yeux Avant qu'il ne soit trop tard Donne un sens à ta vie Remet de la couleur sur ton teint blafard Maïma l'amour s'ouvre à toi Ne le laisse pas s'envoler Réveille-toi retourne-toi Il est derrière toi Tu gaspilles ta vie sur les grands boulevards Au gré du vent et au hasard Lui est fou de ton corps d'ingénue Retourne-toi sinon tout est perdu Maïma arrête ton manège la vie est tellement brève Je sais tu as souffert d'un autre amour Ce n'est pas une raison de nourrir autour de toi les vautours Maïma les nuages couvrent le ciel le jour s'achève Tu marches sous la pluie Il t'as offert gentiment son parapluie Tu l'as laissé te conduire dans un café Tu avais si froid tu étais toute trempée Maïma Tu as enfin sur lui levé tes yeux Pour découvrir la chaleur de son cœur L'amour et la douceur d'un futur amoureux Maïma laisse-toi aimer tu connaîtras des jours heureux revenir au début
Tes yeux sont voilés Ton visage sillonné labouré par les années Tu as encore pourtant cette flamme Que l'eau de la vie ne peut éteindre Cette étincelle de douceur qui n'appartient qu'à ton âme Ta sagesse a blanchi tes cheveux Tu as gardé ce merveilleux sourire dans tes yeux Ton voilier a bravé toutes les tempêtes De ton sang-froid tu étais guerrier valeureux Les embûches tu as surmontées Voulant changer ton cœur en pierre Tu as érigé de solides barrières Ta vie tu l'as vécue dans la fierté Aujourd'hui tu es comme un oiseau Admirant ta tourterelle s'envolant à tire d'ailes Attirée par la lumière là-haut où tu iras la rejoindre un jour Car tout au long de ta vie elle a toujours été ton unique amour revenir au début
La nuit m'enivre de mes désirs de toi Sur la toile de ma vie tu t'esquisses Tes couleurs se glissent doucement sur ma joie Mes pensées s'agitent je te vois déjà Mon cœur ému palpite sans bruit Pourtant j'entends tes pas qui fuient Ce n'est que ton ombre dans la blancheur de la nuit Esprit qui à la levée du jour prisonnier d'un monde sans vie S'enfuira à la croisée du chemin pour regagner l'abîme Soudain le ciel se couvre de ses nuages noir Je t'attends traquée, par la bêtise d'un prix dérisoire Je sais pourtant très bien que tu ne viendras pas Tu as mis un terme à mon éclat de joie Tu n'es plus qu'un souffle au cœur sans vie Dans mon rêve une image pour toujours endormie revenir au début
Ne pleures pas je suis toujours là Je suis ta paix quand tu dors Dans tes rêves un visage que tu croises Mais ne reconnais pas Je suis le vent qui joue dans tes cheveux Les gouttes d'eau quand il pleut Pour cacher les larmes de tes yeux Je suis la rose que tu caresses De ton infinie tendresse Les bras d'un enfant qui t'entourent Dont les yeux brillent pour toi avec tant d'amour Je suis la main tendue Te redonnant espoir réconfort et valeur Une guérison un baume pour penser ton cœur Lorsque ta vie tourne aux cauchemars Je ne te juge pas lorsque tu te méprises Je dissipe tes hantises Je suis compassion sagesse patience Je t'ai suivi toute ta vie depuis tes langes Dans le calme du silence écoute Tu entendras ma voix "Je Suis Là" Je suis ton ange revenir au début
A nouveau la neige couvre la terre De son manteau blanc Une fois de plus l'hiver Rafraîchit le temps Les vitres des fenêtres sont givrées Les enfants sont en fête devant ce spectacle féerique Le soleil fait briller les flocons magiques Au cœur de la maison crépite le foyer Sa chaleur enivrante et la beauté du feu Doux moments de détente rêves embrasés les paupières lourdes je ferme les yeux J'écoute le bruit du vent il souffle des dunes enneigées Il soulève la neige elle s'envole sans trêve Un frisson de froid vient terminer ce merveilleux manège Le feu a consumé dans ses cendres Mon plus beau et merveilleux voyage revenir au début
Je me suis laissée bercer sur cette mer enchantée Je regardais le ciel léger m'éloignant du rivage Loin si loin de mon village et de ses paysages Plus je voguais emprisonnée sur l'immensité de l'océan sans borne Je tanguais vers un pays étranger avec cette peur qui tourmente Tout mon être tremblait contrarié d'une si lointaine amitié La nuit je regardais briller les étoiles j'avais le mal de mon pays Je ne pouvais stopper ce voyage qui me conduisait vers toi instant tant espéré Un soir d'automne tu m'attendais au port sous la lune dorée J'ai visité un univers sans frontière avec toi sur le quai sous les réverbères Curiosité ou le hasard état de tendresse amour ou séduction ? Instants partagés loin de la foule la joie de nous retrouver nos fous-rires Malgré les heures qui s'écoulent précieux temps près de toi je me sens ivre Puis seuls dans nos rêves espérance d'un doux corps à corps Chacun de son côté nous repartons laissant planer jusqu'au prochain rendez-vous Dans un baiser la tendresse sans remord d'un voyage un peu fou. revenir au début |
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