caloucaera poésies Version du 28 février 2007



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Aimer
La peur
La pluie
Laisse-moi
Le ruisseau
Chevalier poète
Echo du passé
La fleur de l'âge
Séduction
Maïma
Regard d'un vieillard
Ton ombre
Ton ange
Un autre hiver
Voyage


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AIMER !


Louise GAGNON


La poésie de Louise n'est que tendresse et amour.
Amour des humains, certes, mais aussi des éléments qui l'entourent, la pluie, le ruisseau, la neige...


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Aimer


Aimer jusqu'à la déchirure
S'offrir sur un plateau de désinvolture
Mieux vaut l'absence
Que l'indifférence
Qui nous propulse au désespoir
De ces promesses illusoires
Chercher son Idéal
Peut-être fatal
Vaut mieux être immunisé
Que de se sentir catalogué
Si l'amour existe encore sur cette terre
Rien n'efface les douleurs d'hier
Exprimer nos vrais désirs
Serons-nous victimes de son plaisir
Il vaut mieux partir sans se retourner
Et fermer la porte à tout jamais au passé


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La Peur


Je sens la peur envahir mon cœur
Elle est la cherchant sa proie
Et je tremble devant son ardeur
Lorsque au fond de moi j'entends ses pas
Elle détruit et paralyse mes rêves
Elle vide mon énergie elle est si intense
Que cachée je vis prisonnière je décompense
Elle a pris possession de mon esprit
Incontrôlable j'ai peur de moi de toi de vous
Elle habite même mes songes la nuit
Elle se camouffle dans chacun de mes gestes
Dans tous les regards posés sur moi
Je subis injustement sa loi
Pourquoi cette peur je ne peux contrôler ?
Pourquoi une main qui se tend vers moi je ne peux accepter ?
Pour que je puisse enfin traverser ce pont infernal
Sur lequel j'ai si peur de m'engager
Toi mon amie la confiance
Je fermerai les yeux si tu me guides vers la liberté
De cette peur qui toute ma vie m'a enchaînée


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La Pluie


De gros nuages se pointent à l'horizon
L'ouragan fait rage
Les oiseaux se cachent sous les pignons
Le vent soulève le sable
Le ciel se déchire d'éclairs ardents
Raisonnant dans un bruit d'enfer
Comme les canons de la guerre

Toute la nature tremble soufflée par le vent
Ayant perdu sa splendeur sa vie injustement
Elle vit impuissante son deuil
Et malgré ce bruit infernal elle se recueille

Puis le cœur gros
Des gouttelettes de pluie se transforment en sanglots
Pour apaiser sa peine et son ennui
Ainsi tombe la pluie


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Laisse-moi


Laisse-moi t'aimer laisse-moi rêver
Ces Illusions au fond de mon cœur je veux garder
Promet-moi de toujours être là de ne jamais me quitter
Promet-moi dans mes pas de toujours marcher

Je veux garder à tout jamais cette flamme en moi
Etincelle qui jamais ne s'éteindra ce doux souvenir de toi
Même si un jour dans ma vie tu n'y es plus
Je regarderai le ciel cherchant désespérément ton visage dans les nues

Dans ce triste désordre même âgée et délaissée
Mes pensées de toi restantes erreront comme une musique dans l'air
Jamais elles ne s'effaceront ne pourront furtivement me quitter
Elle seront les fleurs de mon cortège lorsque l'on me portera en terre


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Le ruisseau


Le ruisseau
Assise sur tes berges
Des souvenirs de mon enfance surgissent
Dans le miroir clair et limpide de ton eau

Souvenirs de mon enfance
Ou je passais des heures en ta présence
Souvenirs heureux ou nous n'étions que nous deux
Tu étais complice de mes aveux

J'entend encore ton bruit qui ruisselle que je ne peux rattraper
Je rêve encore de mes petits bateaux petits bateaux de papier
Que dans ton lit je faisais naviguer
Que toi petit moqueur tu t'amusais à chavirer

Ces moments de tendresse furent pour moi des cadeaux
Tu as chanté ma jeunesse de tes airs les plus beaux
Tes clapotis apaisants furent ma sérénité
Tu as été mon ami ma tendresse mes plus beaux étés


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Chevalier Poète


Doux chevalier que ces dames reluquent d'un sourire
Tu cueilles leurs cœurs d'un simple soupir
Chevalier de ces dames tu resteras altier jusqu'à la nuit des temps
Tu les entraînes au pays des amours
Où elles espèrent se retrouver un jour
Héros de l'art antique du romantisme
Elles en sont passionnées
Ta plume chante les plus beaux accords
Dévoilant tant de précieux trésors
Musique douce parfois mélancolique
Sur laquelle ces jolies demoiselles aiment bien danser
Et d'aventures en aventures de tes récits flamboyants


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Écho du passé


Fermant mes yeux
Tant de souvenirs perdus défilent dans ma pensée
Questionnements futiles suspendus à l'éternité
Pensant à toi mon âme face cachée cherchant tes yeux
Fermés par le temps je scrute le néant brumeux
Espace de temps brouillé
Ligne impénétrable tirée
L'écho du passé vient me hanter
Regarder derrière moi est insensé
Fermant mes yeux presque aveuglée par ce néant
Je fuis ce passé perdu figé dans le temps
Regardant en avant y entrevoir mon avenir
Fuyant ces nuages gris bannissant à jamais mes soupirs
Regardant droit devant vers mon présent
Je me laisse conduire vers de plus beaux rivages
Écoutant la douce mélodie du vent
Je retrouverai mon âme sous un ciel sans voile
Admirant l'étincelle de sa face cachée sous les étoiles
Mon cœur dans un élan de joie
Fera la paix avec mon passé
Je me pardonnerai pour enfin l'oublier
Et la paix de mon âme je retrouverai


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La Fleur de L'âge


Inerte fiévreuse un jour d'automne
Elle s'affole sous les pommiers sauvages
Sa floraison diminue ses années ont pris la clé des champs
Une pluie fine coule sur ses pétales flétris
Ses pensées vagabondent dans les champs endormis
Fureur de son destin qui la cueillera dans son jardin ?
Paysage fané ou il ne reste plus rien
Quand vient la nuit triste elle se mire dans le ruisseau
Admirée par un roseau solitaire et aimant
Un soupir de folie s'empare d'elle
Malgré ses pétales blanchis par le temps
Il lui fait oublier la pesanteur des ses années
Elle a retrouvé en lui la joie de vivre et de rêver
Il est le gardien de ses jours et ses nuit
Amant fervent il l'aime sans bruit
Jusqu'à la mort de l'un ou de l'autre
Sur un air de musique soufflé doucement par le vent
Elle aura vécu dans la dignité parmi tant d'autres
La fleur de l'âge oubliant que le temps a emporté sa jeunesse et ses vingt ans


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Séduction


Regards qui se croisent
Étincelles qui s'enflamment
Obsessions tumultueuses et passionnées
Prenant contrôle du cœur et de l'âme grisés
Tu t'attaches à ses besoins
Tu perds peu à peu tes efforts
Tu l'admires tu humes son doux parfum
Sans masquer ta modération tu désires son corps

Elle a besoin de tes douces paroles
Et comme un oiseau ta fierté s'envole
Confiante elle t'entraîne sur un lit de roses
Valorisant tes actions ou tu en sortiras peut-être morose

Passionné insécure et anxieux
Tu ne verras que la lune dans ses yeux
Amant d'un jour amant d'un soir
Ne sous-estime jamais son pouvoir


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Maïma


Maïma tu traînes ta douleur dans les rues
La tête dans les nues sans regarder derrière toi
Maïma tu ne vois pas cet inconnu
Qui depuis des mois cherche à tendre une main vers toi
Maïma regarde-toi
Sous tes cheveux blonds entremêlés
Se cache la beauté de ton visage
Par ton indifférence tu fais chavirer son cœur torturé
Maïma ouvre les yeux
Avant qu'il ne soit trop tard
Donne un sens à ta vie
Remet de la couleur sur ton teint blafard
Maïma l'amour s'ouvre à toi
Ne le laisse pas s'envoler
Réveille-toi retourne-toi
Il est derrière toi
Tu gaspilles ta vie sur les grands boulevards
Au gré du vent et au hasard
Lui est fou de ton corps d'ingénue
Retourne-toi sinon tout est perdu
Maïma arrête ton manège la vie est tellement brève
Je sais tu as souffert d'un autre amour
Ce n'est pas une raison de nourrir autour de toi les vautours
Maïma les nuages couvrent le ciel le jour s'achève
Tu marches sous la pluie
Il t'as offert gentiment son parapluie
Tu l'as laissé te conduire dans un café
Tu avais si froid tu étais toute trempée
Maïma Tu as enfin sur lui levé tes yeux
Pour découvrir la chaleur de son cœur
L'amour et la douceur d'un futur amoureux
Maïma laisse-toi aimer tu connaîtras des jours heureux


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Regard d'un Viellard


Tes yeux sont voilés
Ton visage sillonné labouré par les années
Tu as encore pourtant cette flamme
Que l'eau de la vie ne peut éteindre
Cette étincelle de douceur qui n'appartient qu'à ton âme
Ta sagesse a blanchi tes cheveux
Tu as gardé ce merveilleux sourire dans tes yeux
Ton voilier a bravé toutes les tempêtes
De ton sang-froid tu étais guerrier valeureux
Les embûches tu as surmontées
Voulant changer ton cœur en pierre
Tu as érigé de solides barrières
Ta vie tu l'as vécue dans la fierté
Aujourd'hui tu es comme un oiseau
Admirant ta tourterelle s'envolant à tire d'ailes
Attirée par la lumière là-haut où tu iras la rejoindre un jour
Car tout au long de ta vie elle a toujours été ton unique amour


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Ton ombre


La nuit m'enivre de mes désirs de toi
Sur la toile de ma vie tu t'esquisses
Tes couleurs se glissent doucement sur ma joie

Mes pensées s'agitent je te vois déjà
Mon cœur ému palpite sans bruit
Pourtant j'entends tes pas qui fuient
Ce n'est que ton ombre dans la blancheur de la nuit

Esprit qui à la levée du jour prisonnier d'un monde sans vie
S'enfuira à la croisée du chemin pour regagner l'abîme
Soudain le ciel se couvre de ses nuages noir
Je t'attends traquée, par la bêtise d'un prix dérisoire

Je sais pourtant très bien que tu ne viendras pas
Tu as mis un terme à mon éclat de joie
Tu n'es plus qu'un souffle au cœur sans vie
Dans mon rêve une image pour toujours endormie


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Ton ange


Ne pleures pas je suis toujours là
Je suis ta paix quand tu dors
Dans tes rêves un visage que tu croises
Mais ne reconnais pas

Je suis le vent qui joue dans tes cheveux
Les gouttes d'eau quand il pleut
Pour cacher les larmes de tes yeux
Je suis la rose que tu caresses
De ton infinie tendresse

Les bras d'un enfant qui t'entourent
Dont les yeux brillent pour toi avec tant d'amour
Je suis la main tendue
Te redonnant espoir réconfort et valeur
Une guérison un baume pour penser ton cœur

Lorsque ta vie tourne aux cauchemars
Je ne te juge pas lorsque tu te méprises
Je dissipe tes hantises
Je suis compassion sagesse patience
Je t'ai suivi toute ta vie depuis tes langes

Dans le calme du silence écoute
Tu entendras ma voix "Je Suis Là"
Je suis ton ange


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Un autre hiver


A nouveau la neige couvre la terre
De son manteau blanc
Une fois de plus l'hiver
Rafraîchit le temps

Les vitres des fenêtres sont givrées
Les enfants sont en fête devant ce spectacle féerique
Le soleil fait briller les flocons magiques
Au cœur de la maison crépite le foyer

Sa chaleur enivrante et la beauté du feu
Doux moments de détente rêves embrasés
les paupières lourdes je ferme les yeux
J'écoute le bruit du vent il souffle des dunes enneigées

Il soulève la neige elle s'envole sans trêve
Un frisson de froid vient terminer ce merveilleux manège
Le feu a consumé dans ses cendres
Mon plus beau et merveilleux voyage


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Voyage


Je me suis laissée bercer sur cette mer enchantée
Je regardais le ciel léger m'éloignant du rivage
Loin si loin de mon village et de ses paysages
Plus je voguais emprisonnée sur l'immensité de l'océan sans borne
Je tanguais vers un pays étranger avec cette peur qui tourmente
Tout mon être tremblait contrarié d'une si lointaine amitié
La nuit je regardais briller les étoiles j'avais le mal de mon pays
Je ne pouvais stopper ce voyage qui me conduisait vers toi instant tant espéré
Un soir d'automne tu m'attendais au port sous la lune dorée
J'ai visité un univers sans frontière avec toi sur le quai sous les réverbères
Curiosité ou le hasard état de tendresse amour ou séduction ?
Instants partagés loin de la foule la joie de nous retrouver nos fous-rires
Malgré les heures qui s'écoulent précieux temps près de toi je me sens ivre
Puis seuls dans nos rêves espérance d'un doux corps à corps
Chacun de son côté nous repartons laissant planer jusqu'au prochain rendez-vous
Dans un baiser la tendresse sans remord d'un voyage un peu fou.


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