18/10/05|
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Nuit de printemps Poèmes de GISLAINE
Gislaine, une femme douce et romantique, pudique mais passionnée.
La nuit, douce nuit de printemps enfin vient vers nous,
Entre l'herbe coupée et dans la lune rose Tu dis aux amoureux de se mettre à genoux, Et sur leur cou brûlant un souffle frais se pose ! La nuit, douce nuit du printemps qui fait frémir Les fleurs à la pâleur si blanche, Tu dis aux tendres femmes de s'offrir Sous le tilleul qui vers elles se penchent. La nuit, douce nuit du printemps tu te frôles à la mer Triste parfois le cœur alourdi par un sanglot de houle Tu dis aux esseulés de ne pas être amers Et tu cherches dans ton ciel à leur donner la paix. La nuit, douce nuit du printemps tu nous parles à voix basse A nous, êtres fragiles qui aimons à donner Ta voix se fait charmeuse, langoureuse, et troublante Et nous pauvres sensibles tu nous enlaces Pris au piège, nous sommes condamnés A te chercher à jamais enivrante. revenir au début
C'est une émotion tendre et presque sauvage, Mais qui me prend toujours chaque fois qu'en voyage Je vois le soir qui tombe empourprer l'occident, Et que, sur l'horizon doré, profond, ardent, Se dessine la ligne obscure d'une ville Avec de longs clochers montant dans l'air tranquille. Je me dis qu'il serait vraiment délicieux De venir avec son amant en ces lieux, Et d'y goûter longtemps la joie âpre et profonde De se sentir perdus dans ce recoin du monde ; Oui, Perdus, inconnus, ignorés, mais heureux, Comme si l'on était sur terre que nous deux. revenir au début
En respirant l'odeur si douce du tilleul, Dans ce monde étranger où je me sens si seule Je pense à toi amour, Et j'attends ta venue. Je songe à ce parfum étranger et si doux De ce premier baiser posé là sur mes lèvres. Très vite j'aurai la fièvre, Frisson voluptueux comme le soir d'été. Je pense à toi amour, Et j'attends ta venue. Vois comme je suis patiente, Vois comme je suis aimante. Sur les ailes invisibles d'un bonheur retrouvé Nous nous donnerons l'ivresse Quand viendra la grand-messe. Pas de parole futile. L'amour ne se prouve pas Il se donne, s'abandonne. Je pense à toi amour, Et j'attends ta venue. Pas de geste inutile Sur le chemin du Cœur J'entends déjà tes pas Je t'appelle es-tu là ? Comme je suis orgueilleuse ! A vouloir ton bonheur Comme je suis prétentieuse ! A l'idée de penser que tu veuilles de mon cœur. Je pense à toi amour Vois comme se lève le soleil Vois comme le ciel s'étincelle Puisque tu es venu... revenir au début
Et non ce n'était pas l'amour, et je rêvais
Comme une femme qui dort après un mauvais jour Ne veut pas s'éveiller je ne voulais pas croire Que tout fût illusoire. J'étendais mes deux mains Pour saisir ce bonheur Mais il m'a bien quittée cet instant enchanteur. Il y aura demain Mais il est encore loin. Je me laisse mener sans savoir encore où, Un peu comme un vieux fou. Délicate, clémente et sans songer à mal Je rêvais à des heures qui seraient idéales. Je suis comme une mère que son enfant délaisse Pour aller dans l'ivresse Faire vivre sa jeunesse. Et me voilà sans âge Un peu comme de passage De tout je me dégage. Avec ma frénésie et ma fureur d'aimer Moi je veux croire en l'homme encore vibrant et tendre. Il est là quelque part et qui sait à m'attendre. La moindre inflexion de sa voix aura le charme Qui fera de mes yeux jaillirent de douces larmes. Mais pour l'heure il est temps de refermer la page Et d'attendre enfin, que cesse cet orage. revenir au début
Pourquoi donc vouloir le rencontrer ?
Que nous soyons jeunes ou vieux, Il vient au cœur et nous harcèle. On se croit libéré de lui Mais c'est bien mal le connaître. Il se fait beau comme pour une fête, Couleur soleil fait voir la vie. Il fait le beau, il veut paraître Nous faire connaître le mieux être. Il bouscule nos habitudes Et nous mène l'âme rude. On se croit de lui guéri, Mais au coin d'un regard il surgit. On dit qu'il n'a pas de prix, Pourtant il est un bien précieux. Allez donc comprendre cette histoire, Il est cause de nos insomnies Il est cause de nos espoirs Parfois il offre le désespoir, Mais on refuse de le croire Il est une évidence Mais est aussi une défaillance Lorsque la morale l'interdit Et qu'il fait perdre la raison. Il est souvent une croyance, On se prosterne à ses pieds, Pensant trouver le paradis Car on oublie sa perfidie. D'autre le manie avec prudence, Tant ils ont peur pour leur chair, Ils ont la crainte d'une laisse Et qu'ensuite on les délaisse. En vérité je vous le dis De lui on ne peut se passer Il est dans notre détour, Il est dans notre contour, Il est notre folie, Il dépasse nos envies, Il est à nos yeux le plus cher, On l'appelle, On le hèle, Et même on l'interpelle. Faut-il vraiment le nommer ? C'est de l'amour dont je parlais. Celui qui fait mon quotidien, Même si tu es loin de mes matins. revenir au début
Il arpente le bitume
Avec son stylo plume Et ces fragments de mots Qu'ils nous offrent en échos Sont tous de vrais joyaux Au bistrot du coin Il y a son ardoise Il additionne ici Ses sentiments non-dits Il chante la colère Mais ne sait pas la faire Caché dans un recoin Il regarde le monde Et s'en fait tout un foin Et s'en fait tout un monde Au bistrot du coin Il y a son ardoise Il additionne ici Ses sentiments non-dits Il n'aime guère parler Mais il sait écouter Et s'il veut raconter Il s'en vient le chanter Au bistrot du coin Il y a son ardoise Il additionne ici Ses sentiments non dits Il est toujours sérieux Mais se prend pas au sérieux Et s'il se veut curieux C'est juste pour aimer mieux Les hommes pas les dieux Au bistrot du coin Il y a son ardoise Il additionne ici Ses sentiments non dits revenir au début
Corps qui s'éveillent Dire avec bravoure Ho oui ! Faîtes moi l'amour Monsieur Je suis sans dessus dessous Cœurs qui donnent Corps qui s'adonnent Dire sans détour Ho oui ! Faîtes moi l'amour Monsieur Je suis sans dessus dessous Désirs qui foisonnent Mains qui moissonnent Dire avec bravoure Ho oui ! Faîtes moi l'amour Monsieur Je suis sans dessus dessous revenir au début
La nuit était avancée, La lune prête à se retirer. Dans le près elle s'était allongée, Son corps s'engourdissait Ses pensées elles, s'envolaient. Elle rêvait de voyager. Découvrir une île inconnue, Sans l'ombre d'un nuage, Légèrement vêtue. C'était d'un pas léger Que cette nuit, elle traversait, Ses yeux pleins d'une ardeur contenue. Elle attendait le réveil du matin, Ne cherchant pas d'autre chemin Que celui qui lui prendrait la main, En lui disant " -viens le voyage n'est pas loin. " A cette idée son cœur frissonnait, Ce n'était pas de froid, Non simplement d'émoi. S'en vint le parfum troublant, puissant. Elle n'avait que rêvé, Allongée dans le près A celui qu'elle attendait. Non, enfin il est venu Hier encore inconnu Il est pour elle devenu, l'amour enfin sans retenue revenir au début
Et non ce n'était pas l'amour, et je rêvais Comme une femme qui dort après un mauvais jour Ne veut pas s'éveiller je ne voulais pas croire Que tout fût illusoire. J'étendais mes deux mains Pour saisir ce bonheur Mais il m'a bien quitté cet instant enchanteur. Il y aura demain Mais il est encore loin. Je me laisse mener sans savoir encore où, Un peu comme un vieux fou. Délicate, clémente et sans songer à mal Je rêvais à des heures qui seraient idéales. Je suis comme une mère que son enfant délaisse Pour aller dans l 'ivresse Faire vivre sa jeunesse. Et me voilà sans âge Un peu comme de passage De tout je me dégage. Avec ma frénésie et ma fureur d'aimer Moi je veux croire en l'homme encore vibrant et tendre. Il est là quelque part et qui sait à m'attendre. La moindre inflexion de sa voix aura le charme Qui fera de mes yeux jaillirent de douces larmes. Mais pour l'heure il est temps de refermer la page Et d'attendre enfin, que cesse cet orage. revenir au début
La brise du soir en silence effleure Les feuillages blancs des hauts peupliers, Et mes souvenirs viennent par milliers, Encore attendris par le jour et l'heure. Sur le ciel si pur, délicatement, Le coteau planté d'arbres se dessine ; Tout n'est que clarté vaporeuse et fine, Douce solitude et apaisement. Et cette influence heureuse et calmante Endort dans mon cœur tout chagrin d'amour, Car tu me souris dans ce demi-jour, Comme aux temps anciens de ta bouche aimante. Je songe à ton cœur suave et discret Comme la lueur de cette soirée, A demi-rosée, à demi-dorée ; Et ton beau visage m'apparaît. La lune se lève et l 'Angélus tinte. Sa voix se disperse à travers les champs, Et mes souvenirs se font plus touchants D'une volupté mon amour se teinte. revenir au début |
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