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Nuit de printemps
Voyage
Je pense à toi...
Entre espoir et rêve
Qui est-il ?
Au bistro du coin
Sens en éveil
Rêve de voyage
Entre espoir et rêve
Mes souvenirs viennent

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Nuit de printemps

Poèmes de GISLAINE

Gislaine, une femme douce et romantique, pudique mais passionnée.
Dans une très belle langue, Gislaine chante l'amour, qui n'est pas toujours présent, mais que toujours elle espère.
Ses vers sont classiques, mais débordent d'émotion !

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Nuit de printemps


La nuit, douce nuit de printemps enfin vient vers nous,
Entre l'herbe coupée et dans la lune rose
Tu dis aux amoureux de se mettre à genoux,
Et sur leur cou brûlant un souffle frais se pose !
La nuit, douce nuit du printemps qui fait frémir
Les fleurs à la pâleur si blanche,
Tu dis aux tendres femmes de s'offrir
Sous le tilleul qui vers elles se penchent.
La nuit, douce nuit du printemps tu te frôles à la mer
Triste parfois le cœur alourdi par un sanglot de houle
Tu dis aux esseulés de ne pas être amers
Et tu cherches dans ton ciel à leur donner la paix.
La nuit, douce nuit du printemps tu nous parles à voix basse
A nous, êtres fragiles qui aimons à donner
Ta voix se fait charmeuse, langoureuse, et troublante
Et nous pauvres sensibles tu nous enlaces
Pris au piège, nous sommes condamnés
A te chercher à jamais enivrante.


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Voyage


C'est une émotion tendre et presque sauvage,
Mais qui me prend toujours chaque fois qu'en voyage
Je vois le soir qui tombe empourprer l'occident,
Et que, sur l'horizon doré, profond, ardent,
Se dessine la ligne obscure d'une ville
Avec de longs clochers montant dans l'air tranquille.
Je me dis qu'il serait vraiment délicieux
De venir avec son amant en ces lieux,
Et d'y goûter longtemps la joie âpre et profonde
De se sentir perdus dans ce recoin du monde ;
Oui, Perdus, inconnus, ignorés, mais heureux,
Comme si l'on était sur terre que nous deux.


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Je pense à toi...


En respirant l'odeur si douce du tilleul,
Dans ce monde étranger où je me sens si seule
Je pense à toi amour,
Et j'attends ta venue.

Je songe à ce parfum étranger et si doux
De ce premier baiser posé là sur mes lèvres.
Très vite j'aurai la fièvre,
Frisson voluptueux comme le soir d'été.

Je pense à toi amour,
Et j'attends ta venue.
Vois comme je suis patiente,
Vois comme je suis aimante.

Sur les ailes invisibles d'un bonheur retrouvé
Nous nous donnerons l'ivresse
Quand viendra la grand-messe.
Pas de parole futile.

L'amour ne se prouve pas
Il se donne, s'abandonne.
Je pense à toi amour,
Et j'attends ta venue.

Pas de geste inutile
Sur le chemin du Cœur
J'entends déjà tes pas
Je t'appelle es-tu là ?

Comme je suis orgueilleuse !
A vouloir ton bonheur
Comme je suis prétentieuse !
A l'idée de penser que tu veuilles de mon cœur.

Je pense à toi amour
Vois comme se lève le soleil
Vois comme le ciel s'étincelle
Puisque tu es venu...


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Entre espoir et rêve


Et non ce n'était pas l'amour, et je rêvais
Comme une femme qui dort après un mauvais jour
Ne veut pas s'éveiller je ne voulais pas croire
Que tout fût illusoire.
J'étendais mes deux mains
Pour saisir ce bonheur
Mais il m'a bien quittée cet instant enchanteur.
Il y aura demain
Mais il est encore loin.
Je me laisse mener sans savoir encore où,
Un peu comme un vieux fou.
Délicate, clémente et sans songer à mal
Je rêvais à des heures qui seraient idéales.
Je suis comme une mère que son enfant délaisse
Pour aller dans l'ivresse
Faire vivre sa jeunesse.
Et me voilà sans âge
Un peu comme de passage
De tout je me dégage.
Avec ma frénésie et ma fureur d'aimer
Moi je veux croire en l'homme encore vibrant et tendre.
Il est là quelque part et qui sait à m'attendre.
La moindre inflexion de sa voix aura le charme
Qui fera de mes yeux jaillirent de douces larmes.
Mais pour l'heure il est temps de refermer la page
Et d'attendre enfin, que cesse cet orage.


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Qui est-il ?


Pourquoi donc vouloir le rencontrer ?
Que nous soyons jeunes ou vieux,
Il vient au cœur et nous harcèle.
On se croit libéré de lui
Mais c'est bien mal le connaître.
Il se fait beau comme pour une fête,
Couleur soleil fait voir la vie.
Il fait le beau, il veut paraître
Nous faire connaître le mieux être.
Il bouscule nos habitudes
Et nous mène l'âme rude.
On se croit de lui guéri,
Mais au coin d'un regard il surgit.
On dit qu'il n'a pas de prix,
Pourtant il est un bien précieux.
Allez donc comprendre cette histoire,
Il est cause de nos insomnies
Il est cause de nos espoirs
Parfois il offre le désespoir,
Mais on refuse de le croire
Il est une évidence
Mais est aussi une défaillance
Lorsque la morale l'interdit
Et qu'il fait perdre la raison.
Il est souvent une croyance,
On se prosterne à ses pieds,
Pensant trouver le paradis
Car on oublie sa perfidie.
D'autre le manie avec prudence,
Tant ils ont peur pour leur chair,
Ils ont la crainte d'une laisse
Et qu'ensuite on les délaisse.
En vérité je vous le dis
De lui on ne peut se passer
Il est dans notre détour,
Il est dans notre contour,
Il est notre folie,
Il dépasse nos envies,
Il est à nos yeux le plus cher,
On l'appelle,
On le hèle,
Et même on l'interpelle.
Faut-il vraiment le nommer ?
C'est de l'amour dont je parlais.
Celui qui fait mon quotidien,
Même si tu es loin de mes matins.


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Au bistrot du coin


Il arpente le bitume
Avec son stylo plume
Et ces fragments de mots
Qu'ils nous offrent en échos
Sont tous de vrais joyaux

Au bistrot du coin
Il y a son ardoise
Il additionne ici
Ses sentiments non-dits

Il chante la colère
Mais ne sait pas la faire
Caché dans un recoin
Il regarde le monde
Et s'en fait tout un foin
Et s'en fait tout un monde

Au bistrot du coin
Il y a son ardoise
Il additionne ici
Ses sentiments non-dits

Il n'aime guère parler
Mais il sait écouter
Et s'il veut raconter
Il s'en vient le chanter

Au bistrot du coin
Il y a son ardoise
Il additionne ici
Ses sentiments non dits

Il est toujours sérieux
Mais se prend pas au sérieux
Et s'il se veut curieux
C'est juste pour aimer mieux
Les hommes pas les dieux

Au bistrot du coin
Il y a son ardoise
Il additionne ici
Ses sentiments non dits


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Sens en éveil


Corps qui s'éveillent
Dire avec bravoure
Ho oui ! Faîtes moi l'amour

Monsieur
Je suis sans dessus dessous

Cœurs qui donnent
Corps qui s'adonnent
Dire sans détour
Ho oui ! Faîtes moi l'amour

Monsieur
Je suis sans dessus dessous

Désirs qui foisonnent
Mains qui moissonnent
Dire avec bravoure
Ho oui ! Faîtes moi l'amour

Monsieur
Je suis sans dessus dessous


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Rêve de voyage


La nuit était avancée,
La lune prête à se retirer.
Dans le près elle s'était allongée,
Son corps s'engourdissait
Ses pensées elles, s'envolaient.
Elle rêvait de voyager.
Découvrir une île inconnue,
Sans l'ombre d'un nuage,
Légèrement vêtue.
C'était d'un pas léger
Que cette nuit, elle traversait,
Ses yeux pleins d'une ardeur contenue.
Elle attendait le réveil du matin,
Ne cherchant pas d'autre chemin
Que celui qui lui prendrait la main,
En lui disant " -viens le voyage n'est pas loin. "
A cette idée son cœur frissonnait,
Ce n'était pas de froid,
Non simplement d'émoi.
S'en vint le parfum troublant, puissant.
Elle n'avait que rêvé,
Allongée dans le près
A celui qu'elle attendait.
Non, enfin il est venu
Hier encore inconnu
Il est pour elle devenu,
l'amour enfin sans retenue


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Entre espoir et rêve


Et non ce n'était pas l'amour, et je rêvais
Comme une femme qui dort après un mauvais jour
Ne veut pas s'éveiller je ne voulais pas croire
Que tout fût illusoire.
J'étendais mes deux mains
Pour saisir ce bonheur
Mais il m'a bien quitté cet instant enchanteur.
Il y aura demain
Mais il est encore loin.
Je me laisse mener sans savoir encore où,
Un peu comme un vieux fou.
Délicate, clémente et sans songer à mal
Je rêvais à des heures qui seraient idéales.
Je suis comme une mère que son enfant délaisse
Pour aller dans l 'ivresse
Faire vivre sa jeunesse.
Et me voilà sans âge
Un peu comme de passage
De tout je me dégage.
Avec ma frénésie et ma fureur d'aimer
Moi je veux croire en l'homme encore vibrant et tendre.
Il est là quelque part et qui sait à m'attendre.
La moindre inflexion de sa voix aura le charme
Qui fera de mes yeux jaillirent de douces larmes.
Mais pour l'heure il est temps de refermer la page
Et d'attendre enfin, que cesse cet orage.


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Mes souvenirs viennent


La brise du soir en silence effleure
Les feuillages blancs des hauts peupliers,
Et mes souvenirs viennent par milliers,
Encore attendris par le jour et l'heure.

Sur le ciel si pur, délicatement,
Le coteau planté d'arbres se dessine ;
Tout n'est que clarté vaporeuse et fine,
Douce solitude et apaisement.

Et cette influence heureuse et calmante
Endort dans mon cœur tout chagrin d'amour,
Car tu me souris dans ce demi-jour,
Comme aux temps anciens de ta bouche aimante.

Je songe à ton cœur suave et discret
Comme la lueur de cette soirée,
A demi-rosée, à demi-dorée ;
Et ton beau visage m'apparaît.

La lune se lève et l 'Angélus tinte.
Sa voix se disperse à travers les champs,
Et mes souvenirs se font plus touchants
D'une volupté mon amour se teinte.


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