05/02/2006
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Accès aux Poèmes : Tendresse ineffable Divine boisson Ce soir, que faites-vous ? Beaux yeux Qui peut la comprendre ? Puisque ailleurs tu vis Comme un bouquet jeté Il se vit aime-toi ! Retrouver mon île L'appétit de vous Retour à la page d'accueil. Retour au Site Portail |
MON TENDRE
Poèmes de GISLAINE
Gislaine est le chantre des amours contrariées, mais aussi des amours consommées. Les secondes étant, sans aucun doute les fantasmes des premières.
Silence ineffable de l'heure Où le cœur aimant sur un cœur Se laisse en aller et s'endort, Sur un cœur aimant qu'il adore ! Musique tendre des paroles, Comme un sanglot de rossignols, Si tendre qu'on voudrait mourir, Sur la bouche qui les soupire ! L'ivresse ardente de la vie Fait défaillir l'amant ravi, Et l'on entend battre qu'un cœur, Musique et silence de l'heure ! Et le soleil décline Et la passion s'incline Dessinant courbes et lignes Et la nuit se prélasse Et les corps se délassent S'offrant un amour digne. revenir au début
Doucement, lentement, Le feu se fait brasier Aux lèvres de l'amant. Et cette femme aimante Quitte enfin sa tourmente, Elle se fond en lui Dans un profond baiser. C'est l'heure suprême Ou, dans une douce nuit Il vient lui dire je t'aime. Ces yeux brillent d'éclats Et dans l'ardeur de leurs ébats S'évanouissent les interdits Et le parfum du délice Devient leur ami, leur complice. Il se veut aussi doux Qu'un coup d'ailes de brise Elle se veut sucrée Comme une friandise. À lui elle s'enchaîne. Lui veut briser ses chaînes. Elle veut boire son calice Comme une boisson divine, Lui respire les embruns De sa terre inconnue. Voilà qu'ils ne font qu'un Ils se sont reconnus. revenir au début
Ce soir, que faites-vous ? J'aime à penser Qu'en voyant vers les monts le soleil s'abaisser Vous éprouvez devant le muet paysage Je ne sais quel désir triste, tendre sauvage, D'avoir celle que vous aimez auprès de vous, Pour mieux l'aimer encore devant ce ciel si doux. Ce soir, que faites-vous ? Je suis triste à penser Qu'en voyant la lune s'éclairer Vous éprouvez ailleurs Je ne sais quel bonheur Vous en allant vers celle Au parfum familier qui fait que vous l'aimez. Ce soir, que faîtes-vous ? Il me vient à penser Quand voyant cette nuit avancer Vous éprouvez l'envie De souffler la bougie Et de fuir cette femme nouvelle Qui perturbe votre vie. revenir au début
Lorsque je t'ai quitté, et m'en suis retournée Seule, plus seule au sortir de ces heures passées, À voir dans tes grands yeux sourires et coquines pensées, Je regardais rêveuse le ciel et les astres divins. Je palissais, noyée par des vapeurs bleuissantes Qu'un croissant de lune épandait doucement ; Dans l'air tiède flottait comme un enchantement ; Tandis que je songeais à tes prunelles absentes. Beaux yeux que j'ai aimé ce soir-là, étaient-ils bien réels ? Tout comme cette calme nuit, ces étoiles, ce ciel, Et toi me remplissant d'une douceur infinie. Je voudrai à nouveau me baigner dans tes yeux ! Dis-moi que reviendra ce jour, cette heure bénie. Je garde l'espoir secret d'une nuit pour nous deux. revenir au début
Le visage pâle de la femme Se reflète dans son passé Sous son manteau douleur Elle cherche du bout du cœur Simplement la douceur. Mais qui peut la comprendre ? Le visage pâle de la femme Se laisse aller aux pleurs Elle souffre dans le silence L'amour est en absence Elle vit dans l'abstinence Mais qui peut la comprendre ? Le visage pâle de la femme Se ferme, se referme, s'enferme, Elle ne veut plus entendre Les mots de désamour Elle ferme à double tour Son âme bien trop tendre. Mais qui peut la comprendre ? revenir au début
Il est parti, est-ce possible ? Parti, évanoui, invisible. Il n'est plus qu'un fantôme Puisqu'il vit ailleurs, Et mon cœur en douleur Tend son cœur en aumône. L'absence est un des grands maux. Je me redis ces mots. Ha si j'étais moins bête ! Ha si j'étais poète ! Je chanterai mon chagrin Pour qu'il devienne refrain. Qu'ai-je donc fait, Pour être ainsi punie ? On ne sait ou ne veut m'aimer. Je vais m'enfuir vers l'océan Et nager à contre-courant, M'échouer sur les plages d'Olonnes Et apprendre que rien ne se donne. Voilà que la vie m'ennuie Puisque ailleurs tu vis. revenir au début
La nuit était avancée, La lune prête à se retirer. Dans le prés, elle s'était allongée, Son corps s'engourdissait Ses pensées elles, s'envolaient. Elle rêvait de voyager. Découvrir une terre inconnue, Sans l'ombre d'un nuage, Légèrement vêtue. C'était d'un pas léger Que cette nuit elle traversait, Ses yeux pleins d'une ardeur contenue. Elle attendait le réveil du matin, Ne cherchant pas d'autre chemin Que celui qui lui prendrait la main, En lui disant "- Viens le voyage n'est pas loin !" À cette idée son cœur frissonnait, Ce n'était pas de froid, Non, simplement d'émoi. S'en vint le parfum troublant, puissant. Elle n'avait que rêvé, Allongée dans le prés. Comme un bouquet jeté sur le pavé. revenir au début
ll se vit, Il aide à respirer Il aime à partager, Il fait grandir Il fait souffrir Il se vit. Il est le quotidien Il est notre pain Il est l'enfant Il est un parent Il est parfois tourment Qu'en s'en retourne l'amant. Il se vit. Il est le soleil Qui, sur la rivière se réveille. Il se vit Il est dans la main qui se tend Pour offrir l'instant présent. Il se vit Celui qui ne connaît pas l'amour N'a jamais vécu un seul jour revenir au début
Lorsque le soir couchant se colore de rose Et qu'un tiède frisson court sur la rivière, Une femme encore jeune pleure dans le silence. Elle se laisse envahir comme l'oiseau blessé Par une solitude dans un vieux nid douillet. Elle rêve de l'absence comme un amour perdu Celui de son enfance qu'elle a si peu connu. Son âme comme un radeau parcourt bien des mers Cherchant dans chaque port Le sourire, le parfum, l'image même d'une mère Une femme encore jeune pleure dans le silence. Lorsque le jour s'enlumière Que la rivière encore voilée de vapeurs blanches S'offre comme une défaite. Une femme encore jeune pleure dans le silence. Elle cherche dans son cœur Des mots, des pensées, des gestes d'un père Et dans ses souvenirs elle retrouve son visage. Elle a perdu l'enfance A gagné la souffrance, Attend la délivrance. Une femme encore jeune pleure dans le silence. . Regarde devant toi comme l'a fait ton père Ne cherche plus l'enfant, chasse de toi la tempête. Tu as donné la vie, offert un beau voyage Que cessent les regrets que s'enfuient les remords. Quitte la désespérance Ton passé t'a appris, ton passé t'a construite Je t'en supplie aime-toi et aime aussi la vie. revenir au début
Qu'on me mène à l'échafaud Qu'on me conduise au bourreau Qu'on m'entraîne au cahot. Ma vie n'est qu'une morne plaine Où sans cesse ma peine se promène. Je regarde les mois Pleuvoir après les mois, Et les larmes sans répit Viennent combler ma vie. J'ai laissé sur l'épaule Le mal poser l'obole. Regarde, je souris. Comme si j'aimais la vie. Je porte mon fardeau Comme d'autres portent leur croix Mais je veux, croyez-moi, Retrouver mon île, mon jardin, Effacer les nuits blanches, Les semaines sans dimanche. Ressentir dans vos bras la douceur du matin ; Oui je veux croyez-moi Vous boire à plein cœur, M'enivrer de bonheur. revenir au début
L'appétit de vous, Je suis une femme Je vous l'avoue Je suis une femme De bout en bout. J'ai comme l'envie incontrôlée Monsieur de vous faire rêver J'ai le désir démesuré De faire de vous un vrai brasier. De soies légères et de taffetas J'en mettrai de haut en bas Je vais voir le plaisir Dans vos pupilles se mettre à luire Je suis une femme Je vous l'avoue Je suis une femme De bout en bout. Et n'en déplaise à la morale Je deviens comme cannibale Je veux un festin royal Enfin rien de plus banal. Je suis femme Je vous l'avoue J'ai faim de vous De bout en bout. revenir au début |
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