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Accès aux Poèmes : La nuit de mes jours En regardant le soleil Noyé de rêverie J'attends Un voyageur Le bruit du verre brisé ! Un boulimique Je rentre dans le silence Comme un rêve incertain Corps frissonnant Ce vampire stupide Retour à la page d'accueil. Retour au Site Portail |
CREPUSCULE
Poèmes de Gislaine
Voici, dans l'ordre chronologique, la dernière production de GIS.
Dans la nuit de mes jours, Je cherche en vain la réponse, La porte entrouverte d'un songe, Où ma vie serait amour. Dans les méandres de mes pensées Se promènent mes doutes Si tu savais ce qu'il m'en coûte. Je te cherche alors Et je rêve encore Que tu baises mes paupières baissées. À cet instant, je me jette dans un abandon sublime Ou l'amour clandestin n'est pas un crime. revenir au début
En regardant le soleil s'abaisser Devant ce paysage si triste et muet Je pense à vous au loin, Il me vient un désir tendre et sauvage D'être tout près de vous Comme en vagabondage Il me vient cette idée Que vous êtes comme moi Le visage rêveur et le regard doux Offrant vos bras ouverts et votre bouche émue Pour me dire même sans mot Que le temps est si lourd Que votre cœur déborde. Sachez que dans le mien court toute une horde, Tandis que sur ma peau, le frisson me parcourt. revenir au début
Si je sens tout mon corps noyé de rêverie Lorsque le soir s'endort aux bords de mes yeux. Que s'en vient mon chagrin, Ce regret douloureux qui m'oppresse, De ne pouvoir recevoir et donner l'amour et ses caresses. Je m'interroge anxieuse, malheureuse, Et toutes mes pensées en moi se creusent. Comment pouvoir offrir À l'amant tellement aimé, Ce trop plein de passion, De tendresse, de fusion ? Et qu'il entende encore, Dans son lointain pays, l'appel de mon corps. Il hisse la grand-voile Et elle se dévoile Frôlement de mousseline Le trouble se devine Et l'envie de dessine. Frissonnement du premier baiser Chaste et pur comme le nouveau-né ; Il appelle le suivant qui se veut plus pressant. La bouche câline se laisse engloutir Par l'amant qui savoure Les gestes de l'amour. Elle paraissait si sage Mais la voilà coquine Elle apporte le message D'un merveilleux voyage. Il se pensait dormant Ne rêvant plus de rêve Mais le voilà charmé mais le voilà charmant. Il se presse et s'empresse Affamé, assoiffé de cette terre inconnue. Elle se fait coquette, Elle cherche la conquête. Elle se fait friandise, Elle se veut exquise, Douce et sucrée Comme une mangue sauvage Qui, tombant à ses pieds, Se ferait dévorer. La chaleur des corps Les transporte vers le ciel. Enlacés l'un à l'autre Ils s'emmêlent S'entremêlent. Leur parfum se mélange Faisant naître cette odeur boisée Savant mélange de leur amour caché. Il lape sa liqueur Elle boit son ardeur. Comment pouvoir résister Au désir impérieux L'amour est mystérieux. Laissons le vivre Laissons le grandir Et qu'il se donne encore Par les mots, par le corps Ce plaisir de vivre Et vivre pour le plaisir revenir au début
En vain, j'ai attendu Un signe, un mot Mais il n'est pas venu J'ai comme au fond de moi L'apprêté de fiel Moi qui le veux si miel. Je regarde le soleil Mais il est dans la lune Et sur la haute dune Je crie mes mots d'amour Ils traversent l'océan En vague déferlante Pour à ses pieds s'évanouirent. Que se lève la nuit brune Et qu'il vienne me dire Je suis là, je t'attends ! revenir au début
C'était un voyageur Sac et cœur en bandoulière Aimant à parcourir la terre entière. Il aimait la vie, le bonheur ! Droit et fier, fidèle à son image Il est resté tel le chêne centenaire. Rêvant de paysages Toujours prêt aux voyages. Pour une dernière fois il est monté sur la montagne Soufflant sur la bougie auprès de son épouse, sa compagne. Nous tous savons comme la douleur peut étouffer le cœur Mais lorsqu'elle devient vague déferlante Il faudra vous donner la force d'une lumière éclatante C'est ainsi qu'il vous aimait C'est l'image, le cadeau qu'il faut lui donner. Je sais, je sais comme c'est dur à accepter Mais nous sommes là nous vous amis Votre famille d'adoption Pour vous dire combien nous partageons… Bien maigre lot de consolation. La mort est sans appel Le jour même où elle nous interpelle On ne peut que lui dire, je te suis. Mais pour lui poursuivez la vie Sur le chemin des souvenirs Il sera là présent. Pour ce qu'il a été durant sa maladie Offrez-lui votre plus bel avenir. revenir au début
Il y a un mal qui ronge Lorsque au passé on songe Celui d'un rendez-vous manqué Avec l'enfant tellement aimé ! Et seul le bruit de verre brisé Raisonne dans le cœur abîmé. On cogne à la porte de sa vie On s'interroge sur ce mal qui nous punit, On voudrait tant pouvoir revivre Ce qui faisait nos éclats de rire. Et seul le bruit de verre brisé Raisonne dans le cœur abîmé. On cherche encore et encore Jusqu'au plus profond de son corps Comme un relent d'amour partagé Sans parvenir à la trouver. Et seul le bruit du verre brisé Raisonne dans le cœur abîmé. Et voilà qu'on se laisse glisser Pour s'endormir dans les abîmes D'un monde que l'on ne comprend pas D'un monde que l'on ne voulait pas. Et seul le bruit du verre Raisonne dans le cœur abîmé. revenir au début
Il est des plus doué Car tellement affamé Oui, c'est un boulimique Qui se nourrit de critiques Et puis, il est si fort Qu'il jongle avec les mots Mais son esprit se tord Sûrement mal dans sa peau. Il est homme de voyage Évolue dans un cirque Et il se trouve si drôle Qu'il oublie qu'il est triste. S'il est parfois simpliste Mais c'est qu'il joue un rôle ! Pour faire croire qu'il existe. Certains mangent du miel Lui se nourrit de fiel. Je ne suis pas poète J'ai bien trop de respect Et je ne prétends pas l'être. Et si j'aime à écrire C'est par pur plaisir Oubliez de me lire Je n'ai pas de talent Ne perdez pas ce temps Qui vous est si précieux. Vous qui vous sentez Dieu Et plus qu'à donner des leçons Apprenez le respect, mais aussi le devoir. Et vous pouvez me croire On se sent vraiment mieux On est moins malheureux Lorsqu'on aime à construire Et non pas à détruire… revenir au début
Parfois je rentre dans le silence C'est souvent par souffrance, Je m'engloutis dans une absence Et, dans mon cœur, je mets la clé. Là, elle est bien protégée Je ne donne pas le code d'accès. Je ne veux pas montrer mes yeux défaits, Et mon âme au teint brouillé. Infaillible est mon arme Je lave mon corps de toutes ses larmes Bien terrée dans mon jardin secret. Dans ces moments-là Je pense à l'homme oubliant d'être humain À la femme qui n'ose se dévoiler À l'enfant qui crie famine Et qui de grain de riz en grain de riz Apprend à calmer l'appétit. Dans ces moments-là, J'ai bonne mine Avec mes mouchoirs à jeter Quand d'autres n'ont pas pour s'habiller. La nuit en moi s'est installée Dehors c'est une belle journée Alors, je m'invente des oublis Et j'écris quelques folies. revenir au début
Il est lointain Le jour divin Où tu me pris la main Pour la première fois Le visage inondé De mille larmes de joie J'ai vu naître l'espoir D'une nouvelle histoire, Plus belle que les matins d'été Où sur les fleurs perle la rosée S'en vint le frisson glacé du matin Coulant sur ma peau, Comme un rêve incertain. Moi qui voulais croire Que tout fut illusoire Et que de l'amour ne restaient que des lambeaux. revenir au début
Regards échangés Souffle prolongé Cœur palpitant Souffle haletant Voix câline Souffle caressant Pensées libertines Souffle enflammé Corps frissonnant Souffle troublant Ventre bouillonnant Souffle incandescent Mains audacieuses Souffle embrasé Bouches malicieuses Souffle coupé Temps suspendu Souffle attendu Instants caresses Souffle d'ivresse Et comme une alchimie Souffle de vie Deux êtres qui s'attirent Et qui osent tout se dire... revenir au début
On a peur de la fin, Mais voilà rien ne finit. L'amour, ce vampire stupide Nous bois goutte-à-goutte et nous vide. Après tant de combats intimes, de cahots, Nous fera-t-il l'honneur de l'échafaud ? Après tant de regrets, de douleurs passées, Je me réveille bien malade et lassée. Quand aurai-je la force d'aller vers le tombeau ? Ho combien j'ai changé ! Je ne suis plus cette furie Qui rêvait d'un amour accomplit ! J'avais peur de la fin Je la vois, elle me touche enfin. Je lui tends le cœur, je vais me sentir bien. revenir au début |
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