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Shéhérazade
Emma M
Pour la première fois, je publie des textes de chansons. Pour la première fois, c'est moi qui ai sollicité la chanteuse, auteur de ces textes.
Parfum du jasmin, Comme un souvenir lointain Qui flotte sur les dunes. Le temps en suspens, Le sultan attend Que la nuit blanche s'allume. Elle a pour armure, L'ombre de sa chevelure. Douceur de la voix, Loukoum, baiser de soie, Danse de ses mains Pour vivre jusqu'à demain. Shéhérazade, Déesse nomade, Éclaire nos nuits jusqu'à la mort ! Arabesques persanes, Mélopée langoureuse, Parade voluptueuse, Captivantes volutes, Le serpent se pavane Au sifflet de la flûte. Dans le labyrinthe Sacré de ses mains peintes, Le sultan est sa proie, Prisonnier de sa toile Tissée d'histoires anciennes, Fatales et cruelles. Shéhérazade, Déesse nomade, Éclaire nos nuits jusqu'à la mort ! revenir au début
Brise-bise orchidée, Persiennes aux giroflées, Rideau léger voilage Soulevé par l'orage. Parfum secret de l'ambre, Des ombres aux noirs présages, Forment de drôles d'images Sur les murs de ta chambre. Gyrophares farandoles, Farfadets en gondoles, Mauvais images fantoches Ta raison s'effiloche. En SAMU samouraï, Pour d'étranges funérailles, Tu délires, tu dérailles, C'est la peur qui tenaille. Alice, au pays des mirages au pays des chimères Alice, tes fantasmes opaques dans leur fumée t'embarquent Alice, tes retours de voyage ont un goût si amer Alice, tu tombes, tu tombes, tu tombes… Des contraires fiançailles, Magie blanche, magie noire, Une alchimie bizarre Qui change l'or en limaille. Brisée, le cœur en miettes, Tu te prends en otage, Tu t'enfermes et tu jettes La clé de ta cage. Alice, au pays des mirages au pays des chimères Alice, tes fantasmes opaques dans leur fumée t'embarquent Alice, tes retours de voyage ont un goût si amer Alice, tu tombes, tu tombes, tu tombes… A toi-même étrangère, Tu perds tous tes repères, Ton regard de banquise Se volatilise. Brise-bise orchidée, Persiennes aux giroflées, Rideau léger voilage Effrangé par l'orage. Alice, au pays des mirages au pays des chimères Alice, tes fantasmes opaques dans leur fumée t'embarquent Alice, tes retours de voyage ont un goût si amer Alice, tu tombes, tu tombes, tu tombes… revenir au début
En ce mois de Brumaire, J'errais dans le désert, J'étais cette licorne Qui pleurait sous les ormes. L'absence brouillait ta piste, La brume, épaisse et claire, Colombe, blanche et triste, De ses grandes ailes planait. Éperdue, solitaire, Quand les ombres s'allongent, Le froid, cage d'hiver, Scellait mes plus beaux songes. De longs rubans de brume, Déroulait leurs lambeaux, L'oubli, comme un bandeau, Fermait des yeux d'écume. Novembre clair et brumeux, Ombrait ton doux visage, Brouillard, tombé des cieux, Estompait tes rivages. En ce mois de Brumaire, Pour toi, ô ma lumière, Qui se brisent, étincelle, Tous les miroirs du ciel. Haut ma voix s'est dressée, Un chant coupant et pur, Un cri écartelé, Tranchant, Escalibur. En ce mois de Brumaire, J'errais dans ce désert, J'étais cette licorne Qui pleurait sur les hommes. En ce mois de Brumaire, En ce mois de Brumaire... revenir au début
Souvent je fais ce rêve, Étrange et irréel, Pas un bruit, pas un souffle, Pas de mouche, pas d'abeille. Souvent je fais ce rêve, Le soleil qui se couche, Une couverture de mousse Qui enrobe la terre. Je neige à ciel ouvert, Où vais-je, éparpillée, En errance, égarée, Au gré du vent des airs. Je neige à ciel ouvert, A l'envers de l'hiver, Dans un beau désert blanc, Sur de sables mouvants. Je neige à l'envers, Je neige à ciel ouvert, À découvert, A cœur ouvert. Je neige à découvert, Sur les ailes de la mer, Vers le chant des sirènes, Mélodieux et cruel. revenir au début
Je suis feu sous la glace, Une poussière de brise-glace, Qui t'as tapé dans l'œil Un soir que t'étais seul. Je suis feu sous la glace, Grain de braise, dans sa cage, Un glaçon cube de glace Rouge sous le plexiglas. J'ai froid en enfer, J'ai chaud en hiver, Tu me fais chaud et froid, Toi, toi ! Je tombe des airs Je coule dans la mer Tu me fais chaud et froid, Toi, toi ! Je suis feu sous la glace, Sans contrôle, dérapage, A la dérive l'iceberg Qui se brise dans ton verre. Je suis feu sous la glace, Flamme en incandescence, Dans une statue de glace, Pudeur et indécence. Je suis feu sous la glace, Tiède et douce sous le stras, Holiday sur ton ice, Que d'un geste tu effaces. Je suis feu sous la glace, Holiday sur ton ice, Holiday sur ton ice ! revenir au début
Dans son bain, Bienheureuse, La baigneuse Est si bien. Inconsciente, Oublieuse, Nonchalante, Savonneuse. La naïade, Amoureuse, Se détend, Se délasse. Elle attend, Elle rêvasse De Simbad Son amant. Les murs tombent Et s'estompent, Les contours Se délitent, Elle est reine, Sans atours, D'un Eden Sans limite. Je suis baigneuse, à l'ombre du jardin, Et je jette sans remords mes soucis Avec l'eau du bain. Une croisée Sans croisade, Sous les arbres, A Grenade. Promenade Ingénue, Sans chemin Je gambade. En tenue D'Enve marine, Toute nue, J'hallucine. Au jardin Parfumé De cannelle, De muscade. Entourée De mystère, Je m'apprête, Je me farde. Évadée, Solitaire, Pour l'amour De Simbad. Je suis baigneuse, à l'ombre du jardin, Et je jette sans remords mes soucis Avec l'eau du bain. revenir au début
Elle rêvait d'espace, Univers sans trace, Longues, longues marches, Caresser les arbres qui passent. Une île suspendue, Lumineuse dans le ciel nu, Comme un mirage entrevu. Elle rêvait d'étendues, Pour un regard éperdu, Parfum d'une promesse Emporté par le vent qui la berce. Une île suspendue, Aux nuages retenue, Si fragile, si ingénue. Une île suspendue, Aux rivages inconnus, Où la violence n'est plus. Elle rêvait de murmures, De sentiments toujours purs, Aimait la transparence De l'eau qui glisse le long, Le long des hanches. Elle rêvait d'espace, Univers sans trace, Longues, longues marches, Caresser les arbres qui passent. Elle rêvait d'amour, Une source entre ses doigts, Le soleil, pour toujours, A pris son corps entre ses bras. revenir au début
Tellement désir de vous Que la pudeur se couche, Farouches, que nos cœurs se touchent, Que se frôlent… Doucement nos liens se nouent Dans le calme de la nuit Mon corps, en offrande, pour la vie, Que je pose à vos genoux. Instant intense, Divin supplice, La vie hésite, balance, Immense esquisse, Immense, immense... Fragile esquif, L'amour insiste, balance, Immense esquisse. Tellement désir de vous Que la pudeur se couche, Farouches, que nos deux cœurs se touchent, Que se frôlent… Tellement désir de vous, Que se frôlent… Tellement désir de vous, Que se frôlent… Que se frôlent… Nos bouches. revenir au début
Lâcher prise peu à peu, Glisser, fermer les yeux, Et l'on se perd Dans l'univers. Lâcher prise perle à perle, Que les songes s'égrènent, Long collier d'ambre, Goût du gingembre. Laisser aller, lâcher prise et trouver, Laisser aller, lâcher prise et oublier, Laisser aller, lâcher prise et trouver Ce que tu n'as pas cherché, Ce qui en toi est caché. Lâcher prise, petites bulles Sur les vagues funambules, Et sur l'écume, Zeste d'amertume. Lâcher prise, se libèrent Les chevaux de la mer. Faut laisser faire, Faire le mystère. Laisser aller, lâcher prise et trouver, Laisser aller, lâcher prise et oublier, Laisser aller, lâcher prise et trouver Ce que tu n'as pas cherché, Ce qui en toi est caché. revenir au début |
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