caloucaera poésies Version du 22 mai 2004




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Pourquoi vivre ?
Il pleut cette nuit
La nuit est douce
Mon corps se repose
Juste un baiser !
Je veux goûter
Quand je te regarde
Auprès de toi
Chaque nuit
A chaque seconde
Cette nuit
Des mots
Au coucher du soleil
Pourras-tu ?
Nuit colorée


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POURQUOI VIVRE ?


Djamal LAOUNODJI


Parler de maturité pour un jeune homme de moins de 20 ans n'est-il pas absurde ?
Pourtant, c'est bien de cela qu'il s'agit : ce recueil témoigne d'une maturité exceptionnelle.
Nous ne sommes plus en Afrique, avec un jeune poète Tchadien, mais avec un poète universel, dont l'expression francophone ne connaît pas de frontières et pas d'âge !


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Pourquoi vivre ?


Pourquoi vivre
le cœur serré,
la gorge étranglée,
la bouche sans saveur,
sans saveur aucune,
l'âme sans rêve,
sans vie,
sans flamme ?

Pourquoi vivre
avec des épines
dans le cœur,
des serrures
entre les flancs,
des chaînettes
entre les pieds ?

Pourquoi vivre
dans un monde
sans goût, sans vie,
dans un monde
sans charme,
sans couleur,
entre des fauves
prêts à vous couper la tête ?

Pourquoi,
pourquoi vivre
l'éternel recommencement
d'erreurs,
de hasards,
heureux ou malheureux
mais souvent triste,
s'il faut toujours se poser
la question :
pourquoi, pourquoi,
sans trouver de réponse ?


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Il pleut cette nuit


IL pleut cette nuit au travers de ma fenêtre.
   Les gouttes de pluie, sur le pavé vieilli,
   chantent leur cantique.
Une à une,
   elles disent des choses inaudibles,
   des syllabes intranscriptibles,
   des morceaux de poèmes étouffés
   qui n'ont plus de souffle,
   plus d'âme,
   pour faire vibrer ma chair.
Il pleut cette nuit au travers de ma fenêtre.
Les gouttes de pluie chantent
   des chansons inaudibles,
   des processions de vers déchaînés les suivent,
   une chorale rythmée de rime les accompagne…
Je prends ma plume,
   un peu de vin pour me soûler d'ivresse,
   rivé sur le papier vieilli,
   avec quelques larmes comme encre,
   avec un peu de sang, un peu de sel,
   avec un peu de sueur,
   un peu de flamme,
   de feu,
   jouant au jeu du peintre habile,
   je jette, pêle-mêle,
   çà et là,
   quelques vers
   pour recomposer ton image
   perdue dans le fil de mon Souvenir…


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La nuit est douce


La nuit est douce , douce de miel et de sel,
     de senteurs et de saveurs…

Le silence, alentour, perce les cœurs,
     berce les esprits,
     tendrement,
     comme une chorale,
     il s'empare de tout mon être,
     comme une tempête de sable…

Mes sens vibrent,
     processions d'images sans suite,
     suite d'ombres sans fin,
     cavalcades tumultueuses de rêves inachevés…

Mon imagination voyage aux goûts de ses humeurs,
     de rive en rive,
     de rêve en rêve,
     d'escale en escale,
     jusqu'aux périples de nos songes…

Là-bas, point de place à la réalité concrète des choses.
Là-bas, point de place aux règles, aux interdits,
     pas de barrière,
     pas de barricade,
     le mystère assassine le rêve innocent…

La lumière pourchasse les ombres impies
     et l'âme du poète voyage en toute liberté,
     et son esprit, délivré, s'en va à la conquête des surfaces.
Surgissent alors, en son cœur, des rêves insensés
     qui sécrètent en lui des saveurs messianiques…

Là-bas, tout est clarté, ordre et beauté.
Là-bas, tout est silence, volupté, sensualité
     et c'est là que je traîne en moi toutes mes illusions
     qui sécrètent mes songes solitaires…


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Mon corps se repose...


L'eau s'est cristallisée
Sous la morsure du froid,
La terre est gelée,
Elle se fend par endroits.
Soudain, la neige tombe
Dans une danse effrénée,
Tous ses flocons abondent
Comme des aliénés,
Elle couvre de sa blancheur
La tristesse du jour,
Comme une marque de bonheur
Sur une plaie d'amour.
Je regarde le soleil
Pointer timidement
Quelques rayons vermeils
Qu'il protège du vent,
Puis le vois disparaître
Derrière un grand nuage,
Pour aussitôt renaître
En montrant son visage.
La campagne est très belle,
Telle une carte postale
Mon âme prend des ailes
S'évade dans son astral.

Mon corps se repose !


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Juste un baiser !


Juste un tendre baiser
Au bout de tes lèvres sensuelles
Et le parfum de ton Amour embaumera mon cœur.
Mes yeux brilleront d'une autre lueur,
Ma soif d'amour s'éteindra aux confins de nos étreintes.
Je deviendrai alors plus intense de désir,
Comme jamais je ne l'ai été.
Juste quelques caresses délirantes,
Au bout de tes mamelles tendres et enivrantes,
Et tous mes sens vibreront au contact de ton corps.
Ma rage d'amour s'éteindra au bout de nos orgasmes.
Je deviendrai encore plus riche d'envie et d'ivresse,
Comme au premier soir de notre Amour.
Je te veux toi, toute Entière,
Juste pour apprendre à aimer
Sous le flot intense de tes caresses,
Juste pour jouer à l'Amour
Sous le flot ardent de tes braises.
Je te veux toi, pour la Vie,
Juste pour découvrir le verbe Aimer !


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Je veux goûter


Je veux goûter à chaque plaisir de la vie
À l'ombre de ton amour,
Pour toute la vie,
Pour l'éternité !

Je veux sentir mon cœur battre
Au soleil de ton amour,
Pour tout un siècle,
Pour toute notre existence !

À te voir me sourire d'un coin de tes lèvres,
À te voir éveiller mes appétits par tes gestes,
Je ne veux plus vivre que pour toi
Et pour toi seule,
À l'ombre de ton Amour.

À te voir susciter en moi les désirs les plus fous,
À te voir pénétrer mon cœur par ton regard,
Je ne veux plus vivre que pour toi
Et pour toi seule,
Au soleil de notre Amour.

Pour toute la vie,
Pour toute l'éternité,
Je ne veux que goûter au plaisir de la vie
À l'ombre de ton Amour,
Pour toujours !


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Quand je te regarde


Quand je te regarde,
Mes douleurs s'estompent,
Mes plaintes s'évanouissent.
C'est tout un flot de bonheur
Qui s'empare de mon cœur.
Quand je te regarde,
Mes tristesses s'épongent,
Mon désarroi s'effrite.
C'est en réalité tout ton Amour
Qui berce mon esprit.
Mes yeux s'illuminent,
Mon regard s'irradie d'un merveilleux sourire,
Mon cœur se cicatrise.
C'est que, quand je te regarde,
C'est toute ma vie
Qui s'allie au rythme de ton AMOUR.
Tu es Douceur,
Amour,
Tendresse
Et Bonté.
Et nulle part au monde,
Je ne trouverai la quiétude du cœur,
Si ce n'est auprès de la chaleur de ton corps.
Quand je te regarde,
Mille feux brûlent dans mon cœur,
Mille braises se consument dans mon âme
Et raniment les flammes de notre Amour.
C'est tout un flot de bonheur
Qui s'empare de mon cœur,
À l'ombre de notre Amour.


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Auprès de toi


Auprès de toi,
Mon cœur s'emplit de joie
Et je n'ai plus du tout peur
De chanter mon bonheur.
Auprès de toi,
Je n'ai connu ni crainte, ni effroi.
J'ai passé toute ma vie à sourire
Et me soûler de tous les délires.
Auprès de toi,
Je n'ai eu ni chaud ni froid.
Toutes les sensations ressenties
Sont trop fortes pour être définies.
Auprès de toi,
De toute ma vie, je n'ai connu que la joie.
Aujourd'hui que tu n'es plus là,
J'aimerais suspendre le cours des temps
Et revivre, un à un, ces moments
Perdus dans le fil de ma mémoire.
Mais je me contenterai de quelques brides de souvenirs,
Pour revoir
Ces moments riches d'émotions et de délires.


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Chaque nuit


Chaque nuit,
Plongé dans mon imaginaire,
Je dessine ta forme dans mes rêves.
Je te revois, rayonnante,
Qui suscite l'envie
Et pourchasse tout soupçon de rêve,
Dans ce mélange extraordinaire d'illusions nocturnes.
L'ombre de ta silhouette irrite mes songes.
La morsure de ton amour, envenimée,
Distille mes rêveries grises.
Chaque nuit,
Emporté par une vague de sommeil
Dans un monde inconnu des dieux,
Je te revois, resplendissante,
Qui lance d'incessants appels à mon cœur.
Ton image, dans un rythme régulier,
Apparaît comme un écran devant mes rêveries grises.
Chaque nuit,
Tes ombres légères viennent se fixer dans mon cœur
Et le matin, à mon réveil,
C'est tout le souvenir de ton image
Qui me donne l'espoir de te revoir un jour.


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A chaque seconde


À chaque seconde de ma vie,
C'est ton sourire qui m'éclaire
Et vient rechauffer mon cœur.
C'est ton regard plein de vie
Qui vient donner un souffle à mon âme.

À chaque instant de ma vie,
C'est la chaleur de ta voix
Qui vient bercer mes oreilles
Au rythme d'une agréable mélodie.
C'est la force de tes mots
Qui vient soutenir mon âme en détresse
Et m'enrôler dans un flot incroyable de plaisirs !

À chaque seconde de ma vie,
C'est ton sourire,
C'est ton regard,
Qui viennent caresser mon rêve d'amour.

À chaque instant de ma vie,
Mon rêve d'amour devient plus grand .
Il dépasse toutes les frontières,
Il brave toutes les barrières,
Par le seul charme de ton sourire
Qui sait faire naître d'incroyables lueurs
Dans mon cœur.


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Cette nuit...


Cette nuit, au coucher du Soleil
Et sous la ferveur des étoiles,
Nous irons, ma Belle,
Savourer
Notre Amour,
Drapés dans la tiédeur nocturne
De l'onde.
Les heures s'effriteront,
Les minutes couleront,
Les instants, souvent riches d'émotions,
Passeront,
Et dans nos cœurs, chargés de chaleur,
Et dans nos veines,
Soufflera le rythme altier
De notre Amour,
Pour toujours.


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Des mots


Des mots,
Comme on en rêve,
À faire vibrer ton corps...
Des paroles
Douces,
Tendres,
À faire frémir
Ton cœur
De douceur...
Des caresses
Folles,
Furieuses,
Au bout des seins
À te soûler
D'ivresse
Toute la vie
Et rythmer
Tes plaisirs
À la cadence
De tes désirs...
Des baisers mortels
Au bout de la langue
À te tordre
De joie intense
Toute la vie...
De l'attention,
De l'affection,
Pour te faire vivre
De notre Amour
Pour toujours...


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Au coucher du soleil


Au coucher du soleil,
A l'heure où la lune chante sa romance,
Et les étoiles nous font leur caprice nocturne,
Je poserai mes mains tendres sur tes seins,
Tes seins aux formes enivrantes,
Où repose la grâce bénite de notre amour
Et miroite l'ombre légère de ta tendresse.
Sur ton corps de déesse sauvage,
Où repose la fine fleur de ta douce jeunesse,
Je viendrai découvrir l'ivresse de tes caresses enivrantes
Et me livrer à des jeux d'amours intenses.
Mon plaisir ira au bout de ses limites,
Mon désir ira au faîte de ses limites,
Ma soif d'amour sauvage croisera
Les sensations les plus torrides, les plus rares,
Pour m'emporter jusqu'au délire foudroyant.
Au carrefour de nos fantasmes enfantins,
Je perdrai conscience, tellement tes caresses sont mortelles,
Je serai guidé par ma seule soif d'amour inextinguible.
Au coucher du soleil,
A l'heure où nos corps se réclament
Et nos appétits voraces nous dévorent le cœur,
A l'heure où nos côtes s'enflamment
Et nos désirs virulents embaument nos cœurs,
Je viendrai me nourrir de la grâce de ton corps
Divinement peint d'amour et de tendresse.
Le parfum de ta sueur amère,
La tendresse de ta chevelure légère,
La tiédeur de ta peau, aux couleurs sans pareilles,
La douceur de ta voix, aux mélodies déconcertantes,
Et surtout le balancement de tes hanches,
Me fera découvrir des sensations
Mille fois plus intenses
Et mille fois plus riches
Que celles ressenties auparavant !


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Pourras-tu ?


Ton nom baigne dans mon cœur,
Ta voix féerique me compose des rimes
Qui consolent mes sommeils.
Chaque jour ton image vient obséder mes pensées nocturnes.
Te savoir loin de moi est la dure épreuve
Qui ranime ma peine.
Pourtant, je respire ton parfum, qui inonde mon âme
depuis le jour où ta beauté fatale
A rayonné dans mon regard.
Ta chaleur irrigue mes veines,
Ton regard vient embellir ma souffrance,
Mais dis, pourras-tu m'aimer comme je t'aime,
Sans blessure, sans injure ?


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Nuit colorée


Dans les profondeurs silencieuses de cette nuit colorée de ton odeur,
Mon âme vagabonde épouse ta Présence
Et, déjà, je vois, dans un pan du ciel,
Tes portes qui m'ouvrent,
Devant moi, ton Royaume...
Plus loin, une ombre de toi sur moi insiste.
Là, mon cœur commence à battre
À des proportions démesurées.
Entre déchirure et brûlure,
Tout mon Être se conjugue dans le fantasme de ta voix aromatisée.
Tout murmure, toute musique
M'inspire tes formes pétries d'appétits
Et tes allures accentuées d'un art envoûtant.
Je te vois alors...
Te voilà, moitié nue, moitié vêtue,
Accoudée sur ma poitrine velue,
Le bout de tes seins écrasant ma respiration
Et ta langue balayant la plage de mon corps chaud de désirs.
Un doux frisson électrise mes nerfs,
Une sensation douce, chaude, dense,
Me pénètre comme une coulée de lave.
Mes pulsions se bousculent
Et se disputent chaque morceau de ton corps.
Ma bouche baveuse, mon regard rajeuni d'un siècle,
Impuissant, je te vois m'enrôler sous tes caresses,
Me dompter par ta peau mortelle.
Je te vois, toute brûlante, toute chaude,
Incisant mon corps qui meurt
Sous la chaude coulée de tes baisers...


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