caloucaera poésies 11 mars 2005.




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Au matin de soleil
Tel un enfant...
Papiers blancs
Les oiseaux
J'écoute ton cœur
Ouvre ton cœur
Je viendrai...
Je cours vers toi
Avec toi
Femme mûre
La nuit teintée
Étreinte
Loin des bruits
Espoir


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D'Amour et de Liberté

Djamal Silvestre LAOUNODJI




Entre deux chants d'amour, Djamal chante à nouveau la liberté. On dirait que son environnement africain s'est rappelé à lui. L'Afrique impitoyable : "des survivants qui côtoient le souffle de la Mort", mais aussi l'Afrique des belles femmes de couleur, aux parfums suaves : "Me fondre dans la sueur épicée de ta peau d'ébène."
Une fois encore le poète a mûri et son style a évolué, ce qui m'a poussé à ouvrir ce nouveau recueil, dont la tonalité est différente de celles des précédents.
L'œuvre de Djamal, sur caloucaera.net, est un véritable monde à lui tout seul. Découvrez-en les différents aspects à travers chacun de ses recueils !

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Au matin de Soleil


Au matin de Soleil
Frère,
Lève toi
Et va, va à la conquête
Des espaces !

Au-delà de ces barrières obscures,
De ces barbelés sombres,
T'attend le monde libre !

Libre ?
Illusion, tu penses ?

Non, non mon frère !
Écoute...

Ici, tu vois,
Autour de toi,
La terre entière pleure
verse des larmes
Rouges.
Les cœurs, chaque jour,
A coup de gueule de cannons,
A coup de gueule de fusil,
Meurent sur le champ de bataille.
Bataille ? Contre qui ?
Contre eux mêmes, contre la vie même
Et ses vilains ravisseurs.

Ici, tu vois,
Autour de toi,
Tout respire le deuil
Des corps pourris,
L'odeur des cadavres
de ceux qui meurent avant la bataille.
Et ces odeurs de sang
Tu les perçois, n'est ce pas ?

Ici, il n'y a pas la vie,
Ce ne sont que des survivants
Qui côtoient le souffle de la Mort.

Va donc mon frère,
De l'autre côté des ces barrières tachées de sang
Le monde libre t'attend…
Va donc à la conquête de ces espaces
Avec pour seul moyen à bord :
                Poésie
                Poésie des cœurs libres,
                Parfaitement
                Libres !


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Tel un enfant...


Chante, tel un enfant,
Et appelle la lune de tous tes vœux...
Doucement,
Un reflet lunaire
Effleure ton regard,
Tranquille,
Souriant,
Tu chantes.

C'est le songe...

Des ombres!
Encore des ombres!
Toujours des ombres,
Mélange de lune et d'étoile,
T'appellent...
Écoute ton cœur,
Ta voix,
Battrent
A l'unisson !

C'est le rêve...

Enfin la lune !
Elle est là.
La voici, faite de rêve,
D'illusion...

Elle chante la paix et la liberté !
Chante avec elle,
Tu es libre !
Tu veux la paix ?
Crie-le !
Ose...
C'est ton droit!


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Papiers blancs


Ici, sur ces morceaux de papiers blancs
Tâchés d'encre et de sève,
Je transcris les syllabes de mon cœur,
Dans le silence de ma solitude.
M'écouteras-tu ? M'entendras-tu ?
Me liras-tu?
Qu'importe !

…Il y a tant de façons pour dire ces choses,
Je trouve mieux de t'écrire,
T'écrire juste pour te dire :

... Je t'aime...

Ta présence met mon âme en ébullition,
Mes appétits voraces se réveillent,
Mortel,
Mon désir d'amour bat dur comme fer...

Je t'aime !
Mes gestes le disent,
Mon regard me trahit,
Les mots, oh, ils me manquent !
Voilà pourquoi je t'écris, juste pour te dire :

...Je t'aime...

M'entendras-tu ? M'écouteras-tu ?
Me liras-tu ?
Qu'importe !

... Il y a tant de façon d'aimer,
Même en silence, on Aime !


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Les oiseaux


La nuit me couvre de ton nom...
les oiseaux,
Tous les oiseaux,
Ceux qui nous ont côtoyés dans nos promenades,
Appellent ton nom
Par d'incessants concerts musicaux.

Déjà, je pense à toi
Et tout le souvenir de nos rencontres
fleurit dans mes pensées...
Toutes nos joies,
Toutes nos peines,
Coulent en rafales dorées
Devant l'écran de mon regard.
Toute notre vie
Coule en cascade
Devant le théâtre de mes songes.

... Qu'il fut beau notre amour !...

Autour de moi, je garde
Toutes ces odeurs de parfums
Enfouies dans les draps.
Et les senteurs de ton corps
Et de ta chevelure,
Me rappellent notre histoire.
Tu n'es plus là,
Mais, toujours, une brèche de notre amour
Ravive mon cœur !


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J'écoute ton cœur


J'écoute ton cœur
Battre à l'unisson.
Ta voix frêle se faire crescendo,
dans le silence nocturne
de mes rêves épars...
J'écoute...
Tes rires
Me pénètrent,
Tes ombres
Me brûlent,
Tes images
Me peuplent,
Et puis,
Quelques grains de tes souvenirs
Assassinent mes envies.
J'écoute...
Un brin de sourires épicés
Et puis,
Ton regard
Vif,
Brûlant,
Mortel,
Me fixe...
Mes pulsions se réveillent...
J'écoute...
Le silence est fort !
Déjà mes désirs se bousculent
devant la rage enflammée
de ton cœur...


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Ouvre ton cœur !


Ouvre ton cœur !

Je viendrai arroser le jardin paisible de ton âme,
Bercer tes rêves par la chaleur de notre Amour,
Caresser tes illusions nocturnes.
Par la foudre intense de mes désirs,
Je porterai en moi tout le poids de nos baisers...

Ouvre ton cœur !

Je viendrai épouser ta beauté céleste,
Savourer le parfum de ton corps,
Me fondre dans la sueur épicée de ta peau d'ébène.
Les formes de tes seins fertiles,
Les braises de tes yeux mortels
Flatteront mon désir sauvage de mâle irrité d'amour.

Ouvre ton cœur !

Je viendrai mordre à la sève épicée de tes désirs.
Quelques caresses chaudes,
Un peu de folie,
Un peu de baisers
Et je te ferai renaître d'un Siècle.
Rayonnante,
Souriante,
Ton corps se libérera du poids de ses pulsions immortelles.
Minute après minute,
Seconde après seconde,
Chaque fibre de ton corps
Se soûlera de ces instants de bonheur,
Jusqu'à atteindre l'ivresse de nos orgasmes.

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Je viendrai...


Je viendrai, enduit de l'huile de ta peau d'ébène,
Me fondre dans tes sommeils ensoleillés, peints de rêves,
Me réchauffer à la chaleur de ton corps frêle et frais,
Ton corps nu, sauvage, tendu à tous les appétits délirants.
Vêtu de tes saveurs sucrées, de tes odeurs épicées,
Toute la nuit, nous nous enlacerons sous de chaudes caresses.
Nos corps nus, parfaitement nus, mélanges de sueurs nocturnes,
Vibrerons de toutes leurs fibres sous la tornade intense de nos désirs en brèche.

Je viendrai, vêtu du manteau impérial de notre Amour.
Je viendrai immoler le désir fou de ta rage d'amour intense.
Sauvage, guerrier, assassin, avec toute la fougue virile de mon corps,
Avec toute ma fierté de mâle enragé,
Je te ferai l'amour pendant tout un siècle,
Te faire renaître sous des caresses embrasées,
Jusqu'à te faire découvrir d'intenses fantasmes essoufflants,
A des degrés torrentiels où tu perdras conscience
Et te laisser mourir sous des sensations sublimes, chaudes,
Où se concentrent, denses, toutes nos vibrations.

Tu te réveilleras avec un sourire vieux de mille siècles,
Tu vibreras
De sensations.
Soulagée,
Mélange d'amour et de peine,
Tu soupires,
Heureuse...

Je viendrai...


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Je cours vers toi


Je cours vers toi, dans le sillage de ton cœur,
Avec l'immense espoir de te retrouver,
Depuis qu'une étincelle de ton regard s'est posée sur le mien
Et que l'éclat de tes sourires a ranimé les cendres de ma jeunesse…

Je cours vers toi, à la rencontre de l'Île paisible de ta sauvage beauté,
Avec l'obsession forte de te retrouver,
Depuis que ton ombre à frôler mes rêves échevelés
Et que ton image envoûtante s'est fixée dans ma mémoire…

Je cours vers toi, cherchant une trace de toi dans le sillage du Temps…
Le crépuscule de tes yeux, yeux de lune, viendra-t-il peut être
M'apporter une lumière de Toi, une flamme de Toi
Qui fera germer mes illusions ?

Je cours vers toi, peu importe le Temps,
J'escaladerai les pentes qui conduisent vers ta sainte demeure.
Je grimperai les collines qui conduisent vers l'Île paisible de ton âme.
Esclave de ton amour, prisonnier de ton cœur, j'irai vers la conquête de ton cœur !

Je cours vers toi, le regard plein d'espoir, le cœur plein d'illusions…
Je cours vers toi
T'apportant une nouvelle flamme d'amour…


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Avec toi


Avec toi...
Mes envies à fleur de peau, s'effeuillent, une à une,
Les fibres électriques de mon cœur, se déchirent,
Les flammes de mes désirs se raniment, irritantes !

Avec toi...
Un geste, un simple sourire, sous tes caresses chaudes,
Devient tout un mystère, un profond abîme
Où viennent s'échouer mes pulsions, en quête de chaleur.

Avec toi...
Sur la plage de ton corps, peint de miel,
aux commissures de la nappe de ta chevelure,
Drapé dans tes sueurs aux saveurs sans égales,
Je viendrai étaler mes joies au soleil de ta teinture d'ébène.

Avec toi...
Toute la vie se résume aux pétales de tes yeux étincelants.
Tes prunelles brillent sous la coupe de notre Bonheur.
Tous mes rêves s'estompent et se figent dans ton regard intense,
Qui balaie toute peine, efface toute blessure.

Avec toi...
Mes illusions renaissent sur la colline de tes seins.
Ma soif d'amour côtoie la finesse de tes formes agressives.
Mes désirs, enflammés, flottent dans la chaleur de ton corps.
Toutes les fibres de mon âme jouent sous la musique de ta voix.

Avec toi...
La richesse de nos instants est immense.
La vie nous sourit à chaudes larmes !
Nos âmes s'évadent, le mystère nous perce le cœur.

Avec toi...
Je découvre la pureté de l'amour.
A t'enlacer si fort contre la chaleur de ma poitrine,
Je me perds.

Avec toi,
Avec toi,
Je vivrai ainsi pendant encore mille siècles
Bercé par la musique de ta voix !


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Femme mûre


Toi,
Femme fatale,
Femme mûre,
Immortalisant le rêve de te voir nue,
Complètement nue, offerte à la grâce de mes mains.

Toi,
Mélangeant
Désirs et passions
Dans le moindre grain de tes rires,
Dans le moindre éclat de ton regard,
Voici, mon cœur vaincu,
Qui tombe en lisière de ta peau tendue à la moindre caresse sauvage.

Toi,
Ivresse des jours fastes,
Rayure du soleil sur le pavé,
Rythme du balafon excité,
Je te vois, entre mes quatre rêves,
Emporter mon désir jusqu'aux démons de l'amour,
Incisant mon cœur par la foudre de ta voix douce et suave.

Toi,
Déesse impudique,
Insolente beauté qui accroche au regard,
Saisissante vibration, qui coupe le souffle
Aux confluents où se croisent nos regards,
J'ai sondé ton cœur :
Je l'ai senti vide, mais pourtant dense, intense, impénétrable...

Toi,
Spectacle de mes jours,
Obsession qui brise mes sommeils,
Ton image,
Tes yeux
Et surtout ta bouche,
Et aussi la fleur de tes lèvres,
Collent encore à mon regard.
Pour toi mon cœur chantera la splendeur des chorales
Feutrées d'amour et teintées de mon désir d'être à toi,
Te voir nue, complètement nue, jusqu'à la fin des temps...

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La nuit teintée


I

La nuit teintée de solitude se fend sur ma tête...
Un goût amer serre ma gorge comme des déchirures de gongs.
Mes mâchoires se resserrent... Mes côtes s'enflamment, se brisent...
Mes pensées s'entremêlent, se torturent, se bousculent...
Je me tourne et me retourne sans cesse... Je rumine quelques cauchemars fous.
Le sommeil m'échappe...
Je me lève, un verre d'eau et puis, et puis... Je prend ma plume. J'écris. Ma main tremble...
Mais j'écris.
J'écris pour noyer mes pensées, fuir devant mes craintes. Oublier. Tout oublier... Oublier tout...
J'écris pour, je ne sais pas trop, mais j'écris. Tout court !
Des syllabes courent le long des pages et ne s'arrêtent que devant l'ombre d'une colère...
Derrière leur sillage, jaillissent des colonnes de flammes.
Ma main tremble sous le scalpel des voyelles rebelles,
où chaque lettre, chaque signe est un assassinat porté à mes angoisses...
J'écris, j'écris jusqu'au lever du jour.
Peut être que demain sera meilleur que cette nuit. J'espère !


II

J'ai longtemps espéré et mon espoir s'est effrité dans les cornes caverneuses du Temps...
Comme une colonne de flammes diaphanes, je le vois qui m'échappe,
Laissant mon âme ployée sous la courbure épineuse de ses douleurs embrasés.
Mon espoir s'est éteint dans l'anonymat brusque du Silence...
Ma route est encore souillée d'embûches... Le chemin à parcourir reste long. Je respire...
Je reprends mon souffle, à intervalles saccadés...
Cette fois-ci, ma nuit est encore plus houleuse, plus assassine, plus meurtrière...
Mon supplice nocturne recommence... Je me tourne et me retourne, sans cesse...
Des épines en forme de grappes incisent mes rêves...
Mon horizon s'obscurcit, aucune gerbe de lumière en vue... Tout est sombre.
Je tremble... Mon corps frissonne... Mes poils s'irritent. Mes idées se bousculent...
Ma tête bouillonne de pensées rebelles... Je ronfle... Mon sommeil s'envole...
Je me lève encore... Brûle cigares sur cigares...
Prends toujours ma plume, puis écris dans l'innocence de ma colère et l'insouciance de ma peine...
Je m'irrite, tourmenté.
Autour de moi le silence est lourd, pesant... Je respire quelques bouffées d'air.
Je transpire... Les minutes sont longues... Chaque instant est une goutte d'angoisse...
Toutes mes colères refoulées, mes plaintes oubliées, viennent se défouler dans mon sommeil
Et perturber la tranquillité de mon âme...
Vers quelle île déserte, vers quel paradis perdu, me faut-il enfin me soustraire pour retrouver la plénitude de mes sens ?
Vers quelle rive égarée, en quel lieu, me faut-il m'isoler, pour retrouver le calme de mon esprit
Loin du supplice que m'impose la dure réalité de la vie ?
Je respire la crainte âpre du captif, dont l'espoir meurt dans le bagne...
Tourmenté, déchiré, déboussolé, me faut-il encore m'accrocher à un quelconque espoir, à une quelconque chance ? Certainement oui !
Courbé, couché sur l'ombre de mes angoisses, je ressuscite encore en moi l'espoir.
Je reste tenace face à l'avenir. Je crois. Demain sera peut être meilleur ! Qui sais ?


III

Voici la nuit éteinte derrière mes boursouflures.
Derrière mes rêves naufragés dans l'abîme langoureux de l'Oublie,
Derrière mes cris de colère anonymes, elle se referme, perdu dans le sillage du Temps,
Témoin de mes tourments névralgiques.
Et voici, aussi, l'aurore royale qui se lève, se profile, impavide, auréolée de jacinthes.
Mais, je reste toujours ferme, face à l'incertitude du lendemain...
Je porte encore haut l'étendard de mes victoires assassinées, de mes espoirs avortés, de mes rires écorchés, de mes joies Contrariées...
Incliné sous la brisure de mes douleurs et sous les morsures de mes égarements, je me plie sous le poids accablant de mes Supplices, exhortant à la rescousse la ferveur et la grâce bénite des dieux...
Je lie ma main à la clémence divine, pour recevoir un nouveau souffle, une sève nouvelle dans l'asphalte de mon cœur.
Essuyant mes erreurs, j'oublie. Je referme les voiles du passé. J'oublie la dure épreuve du Temps.
Refoulant mes colères, j'oublie. J'oublie tout. J'oublie pour garder la sérénité de l'Esprit, la chasteté de mes pensées diffuses Et la fervente constance de mon âme égarée dans les ténèbres.
Dans le silence et dans le recueillement, loin du bruit de la foule, loin des impuretés du corps, dans l'anonymat total, je me Cherche refuge, bercé de prières expiatoires.
Je mesure enfin l'éternelle communion des cœurs et l'union sacré des âmes. Dieu, enfin, sur moi, se penche… Je le sens si Présent en moi...
Mais que peut elle, une âme esseulée, muselée, écrasée par la réalité tangible des choses, soumise à l'âpreté déconcertante De l'Épreuve ?
Je m'abandonne à la grâce divine. J'incline ma face, fardée de frayeur, devant la fente du ciel, cherchant grâce et clémence...
Quelle parole sainte, divine, quel verset, quelle sentence sacré pour bâtir dans mon cœur un temple,
Le temple de rédemption et de la parole sacrée ?


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Étreinte


Voici, la nuit se courbe sur nos genoux
Les étoiles fulminent dans nos regards.
L'astre vespéral flâne sur le contour de tes lèvres.
Sa lumière dévoile tes sourires
Où brille une dentition toute blanche.
L'air caresse nos peaux teintées de nos parfums.
Que nous reste-il à accomplir dans ce silence mystique,
Peut être un baiser, une envolée lyrique ?
Mes instincts n'hésitent pas.
Dans la clarté de ton regard, je lis tes attentes.
Je pose ma main balsamique sur tes seins.
Ta chaleur pénètre sous mes doigts,
Je sens ta présence.
Ton âme coule entre mes veines.
Tes odeurs mouillent ma tête.
Que faire, que faire ?
Un baiser ? Une caresse ?
Je me rapproche vers toi.
Nos corps se frottent, se touchent.
Nos bras se glissent, se croisent.
Nos langues se cherchent.
Désirs, ivresse, caresses,
Maintenant toute nue,
Domptée par ma force virile,
Tu vagis, hurles
Sous la jouissance de ton orgasme
Retrouvé à l'embouchure de ma verge vierge.
Quelle étreinte !


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Loin des bruits


Loin des bruits de la ville qui verrouillent les fastes de nos cœurs,
Je réintègre encore le rêve inachevé de notre amour...
Loin des vastes clameurs de la foule qui torpillent la chaste pureté de nos espérances
Loin des impuretés des regards blafards, loin du vice,
Vois-tu, femme de mes jours,
Je t'appelle dans ce sanctuaire pour célébrer la grâce de notre amour.
Je veux te sentir encore une fois mouiller ta chaleur dans la mienne.
Les cendres de mes désirs d'hier, se consument à la surface de notre soif de tendresse.
Les années résonnent, en moi, comme déchirure de gongs
Et je mesure enfin la sublime beauté de notre amour.
Nous avons certes connu des déchirures.
Nous avons connu des ruptures.
Mais malgré les ravages des tempêtes, malgré les raz-de-marée,
Malgré l'explosion irritante de nos peines,
Nous avons gardé la sainteté de nos esprits et la clarté de nos âmes.
Nous avons, malgré la profondeur du chemin obscur qui s'étire, s'étire,
à chaque fois que nos pas gagnent du terrain et que nous croyons avoir atteint le rivage,
Nous avons verrouillé nos portes aux vives de l'infidélité, aux souillures de la trahison.
Les flammes blêmes de notre amour serpentent encore les fentes du ciel.
Le temps aidant, je comprends maintenant ce que tes baisers
Me laissaient d'insaisissables à chacune de nos étreintes.
Je comprends maintenant la puissance de ton regard
et l'insistance de tes caresses qui électrisent mes nerfs tendus,
Tendus sous le frissonnement de ta voix frêle.
Voilà pourquoi je t'appelle.
Je t'appelle.
Je t'appelle.
Je t'appelle, ici, dans ce temple.
Je t'appelle dans ce sanctuaire pour découvrir la communion de nos cœurs.
Je sais.
Un signe de toi.
Un geste de toi.
A peine un clin d'œil
Et tes ombres
Tes odeurs
Ton souffle
Ta chaleur
Suffiront pour me dévoiler
Ta présence.


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Espoir


Un rêve dans le ciel
Une lumière dans les ombres
Un sourire dans le deuil
Une étoile dans le vide
Un espoir au bout de la route
Des fleurs dans les champs
Des rires dans la foule
Des sacrifices qui tombent
Les peines qui s'essoufflent
L'aurore sur les sueurs
Mes regards brillent
Mon cœur hurle
Mon âme croit
Demain sent la victoire
Des conquêtes,
J'espère...


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