25 juin 2007
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Accès aux Poèmes : Je me réveille dans la nuit Tout en toi inonde mes espoirs La mer s'étend devant nous Voilà, la nuit se courbe sur nos genoux Je t'attends Loin des bruits de la ville Plus jamais ! Complainte du solitaire Ce soir, femme ! Promesses Le coeur en détresse Sous tes formes divines Lettre à une aimée Je cherche tes ombres Sur la vallée Au soir de nos caresses Demain est si lointain Coeur solitaire Je reviendrai Sans toi Où es-tu fille du vent ? Nous irons Retour à la page d'accueil. Retour au Site Portail |
JE T'AIME !
Djamal Sourou SMITH
Djamal semble avoir achevé sa mutation vers la culture de la France métropolitaine. Nous sommes loin des premiers poèmes, à l'expression parfois malhabile, mais nourris de culture africaine. L'Université a poli le langage de Djamal. Certes, le décor est toujours exotique, mais le langage est européen.
Voilà les vagues déferlantes de ton nom qui défilent dans mon sommeil Et roulent dans mon drap, comme des roses essaimées aux vents. La déchirure de ta voix chaleureuse, qui m'est à présent familière, Résonne comme les notes d'une guitare en ivresse. Ton parfum, apporté de quelle île perdu, en quel lieu, Couvre tous mes sens, réveille mes appétits. Voici l'ombre de tes doigts qui flâne sur mon flanc. Je te sens. Je me réveille dans la nuit, cherche ta face, une trace de toi. Devant moi, ton image captivante se fixe comme dans un songe. Je sens l'encens endiablé de ton corps revêtir mes rêves. Je sens les fibres de mon corps s'éveiller, Je sens la foudre de mon cœur battre, Mon sang qui bouillonne, Mes veines qui explosent. Je sens ma virilité bestiale se réveiller au milieu de la nuit. Je désire, je te désire ! Mes envies s'affolent, se bousculent Tes baisers, sur mes lèvres, m'inondent. Tes caresses sur mon corps, m'emportent. Le glissement de tes jambes sur les miennes m'étouffe, me compresse, me serre. Je te sens toute prête, ton corps nu, tes rondeurs offertes sans pudeur Je te sens à moi, sous le flot intense de ma chaleur. Je t'aime. Mon amour coule en lisière de ta peau Mon amour souffle sur la péninsule de tes seins. Mon amour roule sur la plage dorée de ton ventre. De quelle autre manière te le dire ? De quelle autre façon te l'exprimer ? L'amour est parfois pauvre en mot L'amour est parfois aveugle, muet, sourd. Mais il se sent, il se vit, il se respire, il s'entend. Je t'aime D'un amour qui n'a point existé parmi les hommes, D'un amour qui coule dans mes regards comme des chaudes coulées de laves. Je t'aime ! Je te l'ai assez dit. Je le dirai encore. Je viderai toute ma voix s'il le faut. Sur tous les flancs des montagnes Je transcrirai les syllabes de ton nom. Sur toutes les collines, sur toutes les plaines, En hauteur des vallées, en hauteur des falaises, Dans les bois profonds, dans les forêts denses, Partout je jetterai les fleurs de notre amour Pour qu'il germe, pour qu'il pousse Et qu'il nous arrose ainsi toute l'éternité. Les mots n'ont certes pas de sens Les paroles se vident parfois de leur substance Mais regarde, regarde juste mes yeux trahis par ta forte présence Pour comprendre la profondeur de mon amour. Je t'aime ! revenir au début
Je t'aime Depuis que ton regard a balayé le mien Et que j'ai découvert tes ombres roulées en bordure de ma route. Une Aube nouvelle s'est levée au-dessus de nous, avec la grâce de ses effluves. Encore une fois, je te confie mon coeur devant cette mer bruyante Qui servira de sanctuaire à notre amour naissant dans la croûte de tes yeux livides. Tout en toi te montre soumise à mes attentes. Ton regard perdu dans les nuages Tes sourires balayant l'air de leurs éclats Tes gestes qui se heurtent Ton corps frêle, étourdi Ta voix essoufflée Tes envies folles Je te sens toute en chaleur, je te sens toute effervescente. Les braises de ton corps mêlées à tes chaudes larmes Remontent jusqu'à la périphérie de mon âme Viens, couche-toi, repose-toi sur ma poitrine velue, enduite du parfum qui s'exalte de tes pores. Dans la communion de nos cœurs, nous mélangerons nos secrets Viens ! Voici la plage de mon corps offert à tes caresses et tes irritants baisers. Dans ce déchaînement de vagues mortelles, dans ce silence mystique, Dans la fureur de cette mer enragée, je viens te renouveler mon amour. Je viens ériger dans ton cœur une citadelle de marbre, Et porter haut, jusqu'au firmament, le flambeau de nos victoires Pour faire triompher ces instants inoubliables. Je te sens toute à moi Tes caresses endiablés Tes mains tendres Tes lèvres pulpeuses Ton sourire éclatant Tout en toi inonde mes espoirs Je t'aime ! revenir au début
La mer s'étend devant nous, à perte de vue… Et voilà que soumise, à mes pieds, et voilà que vaincue par mon intense désir viril, Tu te reposes, dorlotée par le souffle de ma voix vibrante comme les cordes d'une guitare en ivresse. Mes mains roulent sur les fibres frêles de ton corps endiablé, tendu, ouvert. Tu te laisses emporter par les vagues brûlantes de cette flamme qui t'enflamme. La mer devant nous se remue, les vagues rebelles épousent la douceur de tes pieds. Au loin, les oiseaux, par des chants, répondent à l'appel de ton cœur. Je sens les vibrations de ton corps, je sens, je te sens. Je sens les émanations fortes de ta chaleur s'exiler de la colline de ton opulente poitrine. Ton sourire au coin des lèvres dévoile l'étendue de ton cœur. En toi plus rien ne m'est mystère. Chaque geste, chaque parole me restent un symbole. Les braises s'embrasent dans l'ivresse de ton orgasme. Je te contemple avec la magie de mon regard gracieux. Je contemple tes rires rivés dans la voûte de mes yeux brillants comme perles au soleil. Quelle femme au monde peut-elle briller devant l'éclat incandescent de ta Beauté lunaire ? Tu restes, pour l'éternité, une œuvre d'art jamais explorée. Ta fine chevelure, roulée entre mes doigts, réveille mes fantasmes. Te voici nue, te voici dévêtue, te voici couchée sur mon corps, couvertes de chaudes caresses. Les perles rares de tes yeux percent mon regard. Je devine tes attentes langoureuses. Les vagues déchaînées viennent caresser le bout de tes pieds Et voici que sous le jeu de caresses, Je découvre le bout de tes seins, pudiquement offert au soleil. Une fois encore la mer, en sens inverse, se retire… Les vagues s'éloignent. Les oiseaux s'envolent. Nos corps se touchent, se cherchent Nos orgasmes se renouvellent. Nos désirs se mêlent. Les voiles tombent. Je suis à toi pour toute la vie. Je t'aime ! revenir au début
Voilà, la nuit se courbe sur nos genoux Les étoiles fulminent dans nos regards. L'astre vespéral flâne sur le contour de tes lèvres. Sa lumière dévoile tes sourires Où brille une dentition parfaite. L'air caresse nos peaux teintées de nos parfums. Que nous reste-t-il à accomplir dans ce silence mystique Peut-être un baiser, une envolée lyrique ? Mes instincts n'hésitent pas. Dans la clarté de ton regard, je lis tes attentes. Je pose ma main balsamique sur tes seins. Ta chaleur me pénètre par mes doigts. Je sens ta présence. Ton âme coule entre mes veines. Tes odeurs mouillent ma tête Que faire, que faire ? Un baiser ? Une caresse ? Je me rapproche de toi. Nos corps se frottent, se touchent. Nos bras se glissent, se croisent Nos langues se cherchent. Désirs, ivresse, caresses, Maintenant toute nue, Domptée par ma force virile Tu vagis, tu hurles Sous la jouissance de ton orgasme Retrouvé à l'embouchure de ma verge vierge. Quelle étreinte ! revenir au début
Je t'ai reconnue à la simple brûlure de mon regard devant le feu de tes charmes envoûtants. Ton regard ferme, refuge des âmes esseulées, reflète une lumière insaisissable, indomptable. L'orage foudroyant de tes yeux, la foudre divine de tes allures agressives Prennent forme, prennent vie, prennent corps dans ta féminité princière. Tes seins, ô combien fermes, offerts sans pudeur à mon regard Et l'ondulation de ton bassin aux attaches fines Ressuscitent en moi un désir fou de conquête. Et déjà, je te vois en rêves. Je te vois toute nue, gisant à mes pieds, dompter par la force de mes caresses. La musique de ta voix électrise la fibre optique de mes sens, Domine la virilité de mon âme. Mon cœur ne pouvait résister. Je me suis laissé guider par ton instinct, l'instinct sauvage d'une amoureuse Car mon souffle s'est arrêté de battre à la commissure de tes ombres. Ton odeur est si pénétrante, ton ombre si dense, ta chaleur si présente en moi Que j'ai cessé de vivre un instant pour contempler, oui contempler tes formes fatales. Ô quelle splendeur ! Toute la perfection de la création se jouait dans tes gestes. Jamais, jamais mon cœur n'a connu autant de déchirure. Comme un pèlerin perdu, comme un naufragé attendant la chute finale, je t'attends. Je t'attends tout nu. Prends-moi, saisis-moi, accapare-moi Je te suivrai comme un valet, je te suivrai dans ta sainte demeure. revenir au début
Loin des bruits de la ville qui verrouillent les fastes de nos cœurs, Je réintègre encore le rêve inachevé de notre amour. Loin des vastes clameurs de la foule qui torpillent la chaste pureté de nos espérances Loin des impuretés des regards blafards, loin du vice, Vois-tu, femme de mes jours Je t'appelle dans ce sanctuaire pour célébrer la grâce de notre amour. Je veux sentir encore une fois mouillée ta chaleur dans la mienne. Les cendres de mes désirs d'hier, se consument à la surface de notre soif de tendresse. Les années résonnent en moi comme déchirure de gongs Et je mesure enfin la sublime beauté de notre amour. Nous avons, certes, connu des déchirures. Nous avons connu des ruptures. Mais malgré les ravages des tempêtes, malgré les raz-de-marée Malgré l'explosion irritante de nos peines, Nous avons gardé la sanité de nos esprits et la clarté de notre âme. Nous avons, malgré la profondeur du chemin obscure qui s'étire, s'étire A chaque fois que nos pas gagnent du terrain et que nous croyons avoir atteint le rivage, Nous avons verrouillé nos portes aux vives de l'infidélité, aux souillures de la trahison. Les flammes blêmes de notre amour serpentent encore les fentes du ciel. Le temps aidant, je comprends maintenant ce que tes baisers Me laissaient d'insaisissable à chacune de nos étreintes. Je comprends maintenant la puissance de ton regard Et l'insistance de tes caresses qui électrisent mes nerfs tendus, Tendus sous le frissonnement de ta voix frêle. Voilà pourquoi je t'appelle. Je t'appelle. Je t'appelle. Je t'appelle ici, dans ce temple. Je t'appelle dans ce sanctuaire pour découvrir la communion de nos cœurs. Je sais. Un signe de toi. Un geste de toi. A peine un clin d'œil Et tes ombres Tes odeurs Ton souffle Ta chaleur Suffiront pour me dévoiler Ta présence. revenir au début
Les chants harassants du couchant, Palpitent de peur dans leur peine pitoyable. Sur le versant de la vaste clameur vespérale Les voix viriles dominent les vallées Et sillonnent la chair des silences poreux. Mon esprit en errance dans cette vaste étendue sans faste, Tremble face à la terreur effroyable de l'absence Et se fige dans ses frêles inquiétudes Les ombres pénètrent mes os, me creusent, me rongent Et je ne suis plus stable sur mes longues jambes Qui redoutent les longues attentes épuisantes L'horizon, devant moi, se déroule sans charme et sans couleur Le ciel reste là, immobile et muet, devant ma présence stérile. Et pourtant mon regard, embrouillé par la brume et le brouillard, Résiste à l'assaut perpétuel du sommeil Au raz du sol l'écho fraternel du silence escorte le souffle des mortels Dans leurs demeures éternelles L'humeur blafarde de ce jour bâtard m'étourdit et me désarme Les odeurs fades d'aisselles empestent et obstruent mes narines Longues comme deux tunnels parallèles Qui s'allongent et s'étirent sur les sentiers obscurs. Je n'attendrai plus l'épreuve des signes essentiels Avec cet air plaintif et le cœur plein de larmes. Plus jamais je ne serai absent du rythme qui désarticule les muscles Je voudrais juste être conquérant de rires éternels et de joies festives Que les amitiés scellées sur les bouches de toutes les races Guérissent enfin toutes les lèvres lépreuses ! Que toutes les frontières fraternisent ensemble Dans un même élan d'amour juvénile ! Et dans mes douloureuses entrailles, je viendrai jeter l'ancre finale Pour que la sève libératrice explose dans mes veines Et s'enfonce dans l'humus de ma chair Et plus jamais je ne viendrai parmi vous Avec la vieille carcasse de mes os, creuser dans les tombes Et profaner le repos éternel des mortels ! revenir au début
L'air, ici, est triste. La ville souillée par le vice. Des odeurs d'égouts Intoxiquent mes humeurs. Mes nuits, très longues, Perturbent mes sommeils Par d'éternelles insomnies. Aucune trace de rire Aucun jet de lumière Depuis ton départ. Seul, sans ta présence, Sans la chaleur de ta voix vive, Sans l'odeur de tes parfums, Je me sens inutile. J'ai mouillé mes draps de larmes, Pleuré toutes les nuits T'attendant à toutes les gares T'espérant à toutes les escales. Mais où es-tu, où es tu, Dis-moi où es-tu ? Dans quelle oasis perdue, en quel lieu te trouves-tu ? Je suis prêt à brouiller toutes les cartes Prêt à refaire les frontières Prêt à me poster sur toutes les routes Prêt à gravir les collines Prêt à veiller, à vieillir Car ici, dans cet enclos restreint Dans cet espace étouffant, Je peine à vivre. L'aurore ne se dévoile pas. Les oracles se contredisent. Mes regards se balafrent. Mon âme, dépouillée de ta chaleur, Courbée à toutes les portes, T'attend, Te guette, T'espère Où es-tu ? Où es-tu ? Ici je sens le vide fendre mes rêves. revenir au début
Le soleil courtise l'horizon Dans sa chute finale. Le paysage resplendit. Le ciel est d'une beauté lustrale. Les oiseaux offrent leur concert. L'air est frais. Les prairies reverdissent Au milieu de tes rires. Tes rires éclat du soleil Tes rires perles rares Tes rires colliers d'or Offerts sans pudeur A la grâce de mes tendresses Ce soir, femme, ce soir Je veux t'aimer comme un fauve D'un amour sauvage Te prendre par la main Te dévêtir lentement Laisser ton corps, ton corps de rêve Refléter les rayons du soleil couchant. Ce soir, femme, Je te cueillerai comme un fruit mûr. Caresserai la colline de tes seins. Explorerai la fibre nerveuse de la peau. Me fondrai dans tes baisers mortels. Mourir, mourir de plaisir Sur la plaine verte De ta beauté incandescente. Le soleil courtise la colline de tes seins... revenir au début
Au retour prochain des pèlerins, Le jour nous verse ses tendres rumeurs La vieille ville s'arrête de souffler sur les braises Le calme rejailli des cornes du silence Les tropiques vibrent d'incandescence Et la cohorte de nos rêves s'enlise dans la braise Je voudrais ressusciter en toi les jours fastes Egarés dans une enclave de ta mémoire Hier nos routes se sont croisées de manière inattendue Et j'ai compris très tôt dans le pétillement de tes yeux Que notre amour était déjà écrit dans le ciel Et consigné sur les pierres et les peintures rupestres Dehors les rumeurs de la foule accueillent nos sourires Tu gardes toujours la saveur sacrée des filles nubiles Je t'ai attendu, j'ai espéré tes pas sur le seuil du retour Et maintenant que tes ombres m'éclairent Viens, n'attends pas la chute de l'aube, N'attends pas le retour des averses, Viens épouser le déferlement de mes désirs Qui tombent à tes pieds et s'étalent sur ton corps Loin de toute impureté. revenir au début
Ouvre-moi tes bras si tu es un cœur à prendre. Ici seul, je languis et ne peux plus attendre. On me parle d'amour, de fleur et de romance Alors qu'ici je souffre et me tue dans l'errance. On ne vit qu'une fois. Aimons donc à présent Car un an ici-bas, en amour fait cent ans ! Alors vivons l'heure présente et oublions Les lendemains noircis au bout de l'horizon. Viens ! Etale ton corps velouté sur ma face. Sens-tu donc ma détresse et l'appétit vorace De mes folles ardeurs ? Sens-tu mon cœur qui tremble Et mes cris caverneux qui montent dans tes temples ? C'est que longtemps ici, j'ai vécu sans amour J'ai vécu en retrait. J'ai vécu à l'écart du grand jour. Maintenant que mes yeux se sont enfin ouverts, Comme un pieux pèlerin, je cherche tes lumières. Je n'ai rien dans mon cœur. Je n'ai rien sur mon île. Le navire en furie de mon lointain exil N'a laissé dans mon cœur que des goûts très amers, Que des tâches d'ombre et des souvenirs austers ! Maintenant en pensant à ce triste passé, Je me rend compte enfin, qu'après m'être lassé, J'ai vécu peu de chose et la vie n'attend pas. Le temps est court et lent ! Aimons donc ici-bas ! Profitons de l'heure. Vivons jusqu'à l'extase Aussi loin, aussi haut en recherchant l'emphase. Me voici à tes pieds ; une fleur, une rose En main. Je suis venu te bercer par ma prose. Si ton cœur est à prendre ou s'il est déjà pris, Regarde, je t'en prie, juste mon cœur épris. revenir au début
Le soleil s'accroupit sous tes formes divines Et l'éclat de tes yeux brille sur la colline. Je me sens, dans tes eaux, égaré, sans repère Et pourtant, mon cœur vibre en toi, chante et espère ! Le souvenir revient, douloureux sur mes peines La cloche silencieuse, au delà de la plaine Chante, égrène et fredonne, en longueur de journée, Ton absence endurée sous ce soleil d'été Mon bonheur circoncis sur ma face éreintée, Mes joies excommuniées, mes rires avortés, J'ai porté sur la croix, mes peines qui s'enflamment. Mes nuits sont sans charme et mes jours sans attrait Mon regard s'aventure, erre, et mes yeux distraient Cherchent dans le vide, la rumeur de tes flammes revenir au début
L'aurore azurée chante en cette nuit nuptiale Et tes yeux olympiens, dans ce froid glacial Inventent la danse lyrique de nos corps. Je voudrais, dans ta chair, proscrire mes remords. Je voudrais dans tes seins, au milieu des fantasmes Replonger mes désirs jusqu'au bout de nos orgasmes Ton nom, en lettres d'or, serti de nos jouvences, Épousera le siècle éprit de nos romances Ce soir, sur la vallée, à la tombée du jour, Nous irons en silence épuiser notre amour Et goûter à nos chairs aux brûlantes saveurs Et à notre retour, en respect à nos rites, Nous pourrons célébrer notre union bénie Scellée dans nos bouches et sertie dans nos cœurs. revenir au début
En ce soir d'hivers, drapé dans le Mistral, Parcourant les prés verts, bercé du chant choral, Je cherche tes ombres et les bruits du désert Proscrivent la pénombre où je tiens tes lumières Le vent passe, alerté par tes tendres saveurs Et l'aurore argentée baigne dans tes couleurs Les ailes du couchant rallument tes absences Qui trahissent l'accent sonore des silences Le temps passe, cavale à la hauteur des rêves Le silence infernal court, s'ennuie et s'achève Et là bas, esseulé, mon âme désespère Mes espoirs fatigués me briment, m'exaspèrent. J'irai dans ta demeure attendre ton retour Espérer voir tes lueurs émaillées sur le jour Je voudrais descendre jusqu'au fond de ta chair Te sentir, m'étendre sur tes formes princières revenir au début
Ce soir, sur la vallée, en remontant la plaine, J'irai vers ta demeure en fixant l'horizon. Et parmi ces roses écloses du buisson, Je chercherai tes lueurs qui luisent sur ma peine. Dans la rumeur morne des ombres qui cavalent, Mon âme aventurière et mon cœur étourdi, Chercheront le secret de tes yeux en pétale Qui brillent sur mon corps et ma face ahurie. Où es-tu ? Que veux-tu ? Dis-moi, je t'en supplie, Pourquoi, malgré le temps, la distance et l'oubli, Ton nom continue-t-il à rythmer ma cadence ? Pourquoi je t'espère malgré la distance ? Pourquoi blanchis-tu mes nuits et mes errances ? L'amour ? Est ce l'amour, suicide ou folie ? revenir au début
La nuit muette se courbe Sur les contours de ton corps. Le souvenir de nos fantasmes d'hier Flatte l'ardeur de tes ivresses. J'ai tant attendu, tant espéré ton retour Que mon espoir s'est vieilli au soleil. Et ce soir d'hiver, malgré la rigueur du froid, Je t'attendrai tout nu au milieu de mes draps Je t'attendrai et quand tu viendras Tu t'enivreras comme jamais Dans la chaleur de mes lèvres Qui n'attendent aussi que tes baisers Pour retrouver leur éternel éclat Et leur charme ensorceleur. Je t'attends au milieu de mes fantasmes, Toutes les fibres de mon corps se réveillent Ce soir, nous retrouverons nos orgasmes Dans la fureur de nos caresses Et déjà je sens tes ardeurs Et tes mouvements brusques et tes pulsions Et jusqu'à la colline de tes seins Je viendrai semer une dernière goutte De ma virilité retrouvée Au soir de nos caresses. revenir au début
Pourquoi es-tu si silencieuse Tu parles à peine. Le silence dans ta voie Le vide dans ton regard Troublent ma quiétude. Je te sens ailleurs. Pourquoi pleures-tu ? Ecoute... Prend le revers de main Pour effacer tes larmes. Je veux te voir rieuse cette nuit. Je veux te voir profiter de nos instants. La vie devant nous est belle Elle s'offre à nous Elle coule entre nos doigts. Profitons en, donnons-nous à fond. Oublie le monde, oublie la foule, oublie tes peurs Sois ici, dans la danse de notre amour Sois dans l'heure immédiate Sois dans le jeu de nos étreintes. Je te sens absente, lointaine. Où es-tu ? Où vas-tu ? Ecoute... Sèche tes larmes Sens-tu ma voix qui vibre Sens tu mes gestes qui tremblent Sens tu mes yeux suspendus Sur tes seins pudiques ? Cette nuit, oublie tout, efface tes peurs Sois ici dans le jeu de notre amour Demain est si lointain revenir au début
Le soleil ne brille plus dans le ciel Seul, retiré du bruit de la ville, J'ai pleuré toutes les nuits Mon corps me pèse Le vide alourdit le silence de mon âme. J'ai pleuré, mouillé mes draps Evacuer ma colère Fait mon deuil Maintenant encore je sens ton absence Plus rien ne m'égaies Ces rires autour de moi Cette vie autour de moi Tout m'exaspère Où es-tu ? Parle, répond ! Mon cœur languit de ton absence ! Le soleil brille à peine sur mon âme. Pourrai-je encore un jour aimer ? revenir au début
Je viendrai, enduit de l'huile de ta peau d'ébène, Me fondre dans tes sommeils ensoleillés, peints de rêves, Me réchauffer à la chaleur de ton corps frêle et frais, Vêtu de tes saveurs sucrées, de tes odeurs épicées, Toute la nuit, nous nous enlacerons sous de chaudes caresses. Nos corps nus, parfaitement nus, mélanges de sueurs nocturnes, Vibrerons de toutes leurs fibres sous la tornade intense de nos désirs en brèche. Je viendrai, vêtu du manteau impérial de notre Amour. Je viendrai immoler le désir fou de ta rage d'amour intense. Sauvage, guerrier, assassin, avec toute la fougue virile de mon corps, Avec toute ma fierté de mâle enragé, Je te ferai l'amour pendant tout un siècle, Te faire renaître sous des caresses embrasées, Jusqu'à te faire découvrir d'intenses fantasmes essoufflant, A des degrés torrentiels où tu perdras conscience Et te laisser mourir sous des sensations sublimes, chaudes, Où se concentrent, denses, toutes nos vibrations. revenir au début
Tes douceurs cristallisent mes rêves les plus sublimes Et jusqu'à la profondeur de l'abîme, Ma rage d'amour cherche à croiser ton orgasme. Perdu, dans la foudre même de ton fantasme, Je me suis soûlé d'envie et d'ivresse Jusqu'à l'épuisement de toutes mes caresses. Ta voix gracieuse, Tes lèvres chaleureuses, Ta silhouette imposante, Ta forme envoûtante Et, surtout, surtout tes baisers sensuels Font réveiller en moi mes désirs charnels. Tu es la flamme qui embrase mon cœur, Le feu qui distille mes douleurs, La foudre qui déchire mes angoisses, L'aube qui ensoleille mes tristesses, Tu es le souffle sensuel qui s'insuffle dans mon esprit. Sans toi, me contemplant, De quel autre mouvement S'animera donc la vie ? Je t'aime d'un amour sans bord, sans frontière, sans limites. Mon cœur s'offre à ta conquête bénie. Mon âme se plie à tes désirs. Je jouerai la vie selon tes plaisirs Car, Sans toi, sans toi, Dis-moi, Sans toi, de quel autre mouvement S'animera donc cette Vie ? revenir au début
Le crépuscule coiffe la crête sinueuse du couchant. La terre et le ciel s'accoudent, se croisent et s'embrassent L'écho du silence vibre par-delà les dunes solitaires. La lune traîne ses lumières légères sur le flanc flasque des collines Un vent virulent venu de l'arrière ville empeste de toutes tes odeurs Et sans attendre, j'escorte ton nom jusqu'au pied de la falaise. Je descends la route qui mène vers ta sainte demeure. Je descends le chemin poussiéreux qui converge vers tes rives. Où es-tu fille du vent, où es-tu ? Éternelle obsession de mes rêves ! J'entends la rumeur des chameliers et les pas des pèlerins. J'interroge le ciel témoin de nos ébats d'amoureux Et tu n'es pas là. Où es-tu fille du vent ? Où es-tu ? Je voudrais comprendre tes mystères, déchiffrer tes énigmes. Tu gardes encore la couleur sacrée de nos femmes nubiles. Tu ressuscites tous mes désirs latents par la foudre divine de tes formes. Les perles autour de tes hanches et ton corps nu Et la pudeur de tes yeux revient dans mes songes. Viens. Je voudrais goûter à tes seins, forme de colline Je voudrais m'étaler sur la plage de ton corps, sentir ta chaleur Et surtout, surtout te laisser paître sur ma verge virile Où es-tu fille du vent ? Où es-tu ? Le crépuscule descend vers toi, te courtise, te cherche. Voudras-tu me confier ton cœur et me prendre au piège de tes caresses ? Rappelle-toi de ton premier fantasme à l'ombre des palétuviers. revenir au début
Nous irons sur les marches du soir Essaimer nos promesses Promener la grâce de nos corps Et là bas, loin de toute hypocrisie, Au delà même du moindre doute, Je te renouvellerai les mêmes songes Et te parlerai le même langage Car comme tu le vois Ma fidélité à toi n'est point vain mot. Elle est une fleur au soleil, Une armure au combat, Une citadelle de marbre. Elle est le siècle Elle est le Temps Elle est le sceau de notre amour Elle est Tour de Babel au milieu des temples Elle est le cordon qui me lie à toi Et sans toi Penses-tu vraiment que je puisse retenir mes pleurs Et retrouver la quiétude de mon cœur ? revenir au début |
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