caloucaera poésies Version du 3 août 2003 Pour avoir un texte sans fond.




Accès aux Poèmes :

Mon peuple noir
Nous avons marché
Je descends la colline
Écoute, mon frère
Ô, pleure au mon frère
Si j'avais été...
Chant de Liberté !
Il y a des lieux
La danse des mots



Retour à la page d'accueil.

Retour au Site Portail


Mon Peuple Noir

Djamal Silvestre LAOUNODJI




Djamal chante - et avec quel talent ! - la Vérité, la Paix, la Liberté... Toutes les valeurs universelles qui manquent tant à notre monde et au sien.
Ce futur avocat pourfend la corruption, le mensonge et la tyrannie, avec des poèmes... Pour l'instant !

revenir au début













































Mon Peuple Noir


Mon peuple noir est un peuple qui n'a inventé, ni la machine, ni la boussole.
Mon peuple noir est un peuple qui n'a su dompter, ni la mer, ni le ciel.
Mon peuple noir est un peuple qui n'a su créer, ni la vapeur, ni l'électricité.
Mon peuple noir est un peuple qui n'a su utiliser la technologie.

Pourtant !
Mon peuple noir est un peuple vaillant travailleur ;
                                      un peuple plein d'imagination ;
                                      un peuple la tête pleine de sagesse.
Mon peuple noir est un peuple avec ses contes, ses magies, ses mystères.
Mon peuple noir est un peuple avec ses épopées, avec son histoire.
                Qui, partie de sa terre natale,
                S'est déversée sur le reste du monde,
                Offrant ses rythmes, ses rites, ses musiques,
                Qui font vibrer tant de cœurs.

Pourtant !
Mon peuple noir qui est aussi un peuple que l'on cherche à l'humilier !
                à rabaisser !
                à dompter !
                à ridiculiser !

Parce qu'on le trouve trop noir
                Pour être un peuple !
Parce qu'on le trouve trop noir
                Pour se faire place parmi les peuples !
Parce qu'on le trouve trop noir
                Pour être au carrefour de la civilisation !

Pourtant !
Mon peuple que je connais vaillant travailleur,
Mon peuple que je connais plein d'imagination,
Mon peuple,
                saura se relever
                et défier tous les regards,
                qui le trouvent trop noir,
pour se faire une place au carrefour de l'Histoire
                et produire l'intelligence.


revenir au début











































Nous avons marché


Nous avons marché longtemps, traversés les antres et les bois,
Le long des routes caillouteuses de Midi,
Le long des sentiers sinueux où la nuit
Se réfugie avec le concert des oiseaux nocturnes.
Nous avons marché, nos pieds se consumant sur les braises,
Nos épaules usées par la rigueur du temps,
Nos têtes fondant sous la fièvre des Soleils.
Nous avons marché, essoufflés, la faim au ventre,
Ruminant nos salives pour calmer nos soifs
Nous avons marché sous les vents de sable,
Emportés par les tempêtes furieuses,
Balancés par les orages,
Mais, pourtant, nous continuons de marcher dans les ténèbres,
Nous les maîtres de l'aventure !
Nous avons marché, suivi le fil long de notre longue marche,
Traversé les forêts denses qui résistent à toute approche humaine,
Contourné les cimetières où reposent le souffle des morts,
Surmonté les montagnes abruptes qui se dressent, guerrières, devant tout affront,
Roulé nos pieds dans le sable chaud des routes du désert.
Nous avons marché , nous les pèlerins des temps nouveaux,
Marché pendant longtemps et encore longtemps, haletant,
Surmontant les obstacles,
Côtoyant les dangers,
Entre la Vie et la Mort.
Nous voici, à présent, devant le temple de la Vérité…


revenir au début









































Je descends la colline...


Je descends la colline
               pieds nus, torse-nu, cheveux épars.
Je descends la colline
               courbé sur mon indigence.

Sous les yeux des quatre faces du globe,
À la face de toutes les mers
J'ai transmis le message à tous les peuples
À tous les horizons, j'ai transmis le message
               et maintenant :

Je descends la colline
               pieds nus, torse-nu, cheveux épars
Je descends la colline
               courbé sur mon indigence.

J'ai essaimé mes rêves, un peu partout,
À tous les souffles du monde,
À tous les carrefours où se croisent les races.
Égrenant, un à un, mon chapelet perlé,
J'ai essaimé mes timides prières, mes vœux, mes souhaits
               et maintenant :

Je descends la colline
               pieds nus, torse-nu, cheveux épars
Je descends la colline
               courbé sur mon indigence.

Je suis allé avec maints espoirs, avec maintes illusions,
Sur la crête raide des collines,
Chanter une aube nouvelle,
Chanter d'horizons nouveaux
               et maintenant :

Je descends la colline
               pieds nus, torse-nu, cheveux épars
Je descends la colline
               courbé sur mon indigence.

               Cherchant, ô déesse !
               Le calme et le repos, à l'ombre de tes caresses,
               Cherchant l'asile et l'oubli,
               À l'ombre de tes ailes.
               Cherchant à me défaire
               De toutes mes peines,
               De toutes mes souffrances,

Car,
               Là-haut, sur la colline,
                              J'ai essaimé tous mes rêves,
                                             Toutes mes prières,
Et, maintenant :
         tête nue,
                  pieds nus
                           torse-nu
                                    avec au dos
                                             toutes mes peines,
                                                      toutes mes souffrances,
Je descends la colline !


revenir au début









































Écoute, mon frère


Écoute, mon frère, Homme d'État - oui tu es mon frère !
Parce que tu as atteint le sommet du pouvoir
Dis-moi pourquoi
Me places-tu des fers à mes pieds,
Des barrières sur mon paisible chemin de citoyen.
Dis-moi pourquoi
Me places-tu au dos tous les flics, brigands qu'ils sont !
Qui me traquent, traquent,
À chaque fois que je parle
Et que j'élève haut ma voix.

Écoute, mon frère,
Je ne suis pas homme pour le silence !
Je ne suis pas homme pour l'ombre !
Je ne suis fait que pour la lumière,
Pour parler haut quand tous les autres se taisent, vaincus,
Pour élever le ton quand tous les autres se taisent, soumis.

Mon frère noir - oui tu es mon frère !
Si tu as truqué les élections,
Devant le Peuple,
Devant l'opinion internationale,
Sans que personne n'ose parler.
Si tu as détourné les deniers publics
Avec l'aide de tes complices,
Sans que nulle voix ne s'élève.
Si tu as détrôné ton autre frère par la force des armes,
Sans que nulle voix ne se prononce.
Si tu as usé de ton pouvoir
Pour t'accaparer, comme un prédateur,
De toute la richesse de ton Peuple,
Sans que ce Peuple même n'ose se défendre.
Crois-tu que, moi,
Qui suis fait pour la lumière,
Crois-tu que je dois
Ne pas parler, parler
Et faire le procès de tes mensonges
Dans tous les journaux ?

Mon frère nègre,
Tu perds ton temps, mon frère,
À vouloir me réduire au silence,
À vouloir me dompter
Et m'absorber dans ton pouvoir.
Car je ne suis pas fait pour être ton valet,
Comme ces " hauts ministres ",
Comme " ces hauts fonctionnaires ",
Qui s'abrutissent devant toi
Parce qu'ils veulent s'assurer une retraite dorée.

Mon frère noir,
Je ne suis pas fait pour le mouvement absurde
Qui rend absurde l'Homme.
Tu peux me traîner
Devant la barbe de tes juges corrompus jusqu'aux dents,
Mais j'aurai toujours la tête haute,
L'honneur sauvé,
La dignité protégée,
En faisant le procès de tes corruptions,
Devant les jurés, devant le Peuple, devant le Monde !
Tu peux me mener
Devant le Code Civil, qui n'est plus Code,
Mais Corde pour le Peuple,
Mais je ferai toujours
Le procès de ton régime honni,
Qui vit avec le sang,
Qui vit avec la sueur des faibles,
Qui vit avec le pain des pauvres.
Ton régime barbare,
Qui vit avec l'injustice au flanc,
Je le mettrai devant le Soleil de la Vérité !
Tu peux m'enchaîner
Derrière les barreaux des prisons,
Mais j'aurai toujours la force
De dénoncer ton régime
Corrompu jusqu'à la moelle.
Tu peux me mener au poteau,
Ordonner à tes complices corrompus
De m'abattre comme un chien,
Mais, sache que,
La Vérité
Se fera jour devant le Peuple
Et tu n'auras plus du tout du sommeil,
Car mon âme triomphera !
Le Peuple triomphera !
La Vérité triomphera !

Écoute, mon frère,
Sache que nous sommes périssables,
Et toi aussi tu es périssable,
Et un jour tu devras rendre compte de tes actes,
Et un jour tu devras rendre compte de tes crimes.
La justice des hommes, la justice du Peuple,
S'abattra sur toi
La justice divine, elle aussi,
S'abattra sur toi,
Et ce jour, jusqu'aux Portes du Paradis,
Je t'entendrai crier, crier,
Traqué, traqué par les Diables de l'Enfer.

Mon frère, l'homme est fait poussière
Et il retournera poussière,
Telle est la volonté divine.
Nous sommes périssables,
Moi aussi,
Toi aussi tu es périssable,
Ton régime aussi.
Le jour où l'Ange de la Mort
Viendra te prendre d'entre les vivants,
Avec sur le dos tous les péchés du monde,
Avec sur le dos tous les maux dont souffrent la Cité,
Je ne viendrai pas pleurer sur ta tombe
Le Peuple non plus ne viendra pleurer sur ta tombe.
Se sera la fête
Et tout le monde parlera,
Et le Peuple parlera enfin, moi devant,
               De ton régime honni
                              De ton régime de tyran !


revenir au début









































Ô, pleure mon frère !


Hier, t'en souviens-tu mon frère ?
Avec des cris de balafons furieux, avec des cris de trompettes,
Avec des cris stridents des femmes jacassantes,
Avec des applaudissements stériles, de mains de pieds,
Le vent qui soufflait, soufflait sur la côte Atlantique,
Depuis la méditerranée,
Nous avait apporté la flamme de notre Indépendance
Et libres nous étions !
Et nos aïeux, avec toute leur sagesse,
Ont chanté :
Liberté !
Et nos cieux, avec des larmes aux yeux,
Ont chanté :
Liberté !
Et nos martyrs, eux aussi en toute fierté,
Ont chanté :
Liberté !
Et toi aussi mon frère,
Et moi aussi mon frère,
T'en souviens-tu ? Nous avons chanté : Liberté ! N'est-ce pas ?
Mais aujourd'hui, quarante ans après,
Voici que les Soleils des Indépendance nous ont salués
À leur passage.
Peux-tu me dire, aujourd'hui,
Si tu peux encore chanter ta liberté retrouvée,
Comme au soir de la colonisation,
Comme au lendemain de notre Aube ?

Ô, pleure mon frère !
Ce n'est pas pour eux que tu pleures !
Ce n'est pas pour toi que tu pleures !
Mais tu pleures - je le sais ! - pour ta liberté - Notre liberté !
Voici que tu ne peux plus la chanter comme hier.
Ensemble, avec nos sueurs, avec nos sangs, nous avons lutté, lutté
De toute nos âmes !
Nous nous sommes battus, battus jusqu'aux dents
Nous nous sommes débattus, débattus
Sous le joug colonial.
Tapant des mains, tapant des pieds,
Tapant de la tête,
Nous nous sommes déchaînés, déchaînés,
Mordant la chaîne coloniale,
Protestant, clamant, contestant,
Avec, devant nous,
Les nouveaux Prophètes d'Afrique.
Avec, devant la scène,
Les nouveaux Anges d'Afrique.
Avec, devant l'arène,
Les nouveaux Illuminés d'Afrique.
Pour nous placer au Soleil des Continents
Et nous inscrire au palmarès des Peuples Libres.
Alors, qu'aujourd'hui,
Même pas toi,
Même pas nos martyrs,
Même pas moi, mon frère,
Ne croyons plus en ces Prophètes d'Afrique,
Qui nous ont promis la Liberté.
Alors, qu'aujourd'hui,
Nous sommes pauvres, pauvres jusqu'à la moelle,
Nous sommes souffrants, souffrants jusqu'aux entrailles.

Ô pleure mon pauvre frère !
Hier, t'en souviens-tu,
Les chaînes de la colonisation nous ont lié les pieds,
Lié les mains,
Et nous avons clamé, clamé notre liberté,
Et nous avons arraché notre liberté au prix du sang,
Et nous avons obtenu notre liberté, celle de l'Afrique tout entière !
Mais, aujourd'hui,
Ce sont nos propres chefs noirs, véritables dictateurs des temps modernes,
Qui nous tiennent en leurs serres
Ce sont eux - mais pas le blanc d'hier !
Qui nous traquent, traquent par leurs loisirs.
Ce sont eux - mais pas le colon d'hier !, par leurs juges, par leurs flics,
Et nous traînent, traînent comme des chiens en laisse,
Avec notre liberté sur le dos,
Ils nous traînent au poteau.
Avec notre paix sur le dos,
Ils nous traînent en prison,
Parce qu'on veut parler !
Parce qu'on veut vivre !
Parce qu'on veut notre droit !
               Notre droit à l'expression !
               Notre droit à la vie !
               Notre droit à la liberté !
               Qu'ils tuent, tuent, tuent,
               Qu'ils asphyxient, asphyxient,
               Chaque fois qu'il veut s'étaler à leurs barbes,
               Menaçant leur régime !

Ô pleure mon frère !
Hier, c'était le blanc, avec son fusil,
Hier, c'était le colon, avec son fouet,
Mais, aujourd'hui,
Allons-nous encore lutter contre notre propre frère,
Qui, parvenu au sommet du pouvoir,
Écrase le peuple entier ?

Ô pleure mon frère !
Avec toi je pleurerai,
Nous mélangerons nos pleurs,
Pour écrire ensemble l'Histoire
Que l'on enseignera demain à nos enfants !


revenir au début









































Si j'avais été un Iman


Si j'avais été un Imam,
J'aurais appris, à mes fidèles, l'Amour du prochain.
Si j'avais été un Prêtre,
J'aurais enseigné, à mes fidèles, les merveilles de la Paix.
Si j'avais été un Rabbin,
J'aurais inculqué, à mes fidèles, ce qu'est la Liberté.
Car, pour moi,
Qu'on soit Imam à la longue barbe,
Qu'on soit Prêtre à la longue croix,
Qu'on soit Rabbin à la longue robe,
La parole de Dieu c'est l'Amour,
                car c'est l'Amour qui créa le monde !
La parole de Dieu c'est la Paix,
                car c'est la Paix qui fera le monde !
La parole de Dieu c'est la Liberté,
                car c'est la Liberté qui changera le monde !

Puisque je ne suis qu'un poète,
Je continuerai à rêver de l'Amour,
                                           de la Paix,
                                           de la Liberté.

Mais, si j'avais été un Prophète,
J'aurais apporté, au monde, l'Amour.
Mais, si j'avais été un Magicien,
J'aurais prédis, au monde, la Paix.
Mais si j'avais été un Sorcier,
J'aurais offert, au monde, la Liberté.

Puisque je ne suis qu'un poète,
Je continuerai à croire à l'Amour,
                            à croire à la Paix,
                            à croire à la Liberté,
                            dans l'anonymat de mon rêve…


revenir au début









































Chant de Liberté !


Liberté !
Je t'ai chanté cette nuit
Auprès du feu qui crépite,
A l'heure où le silence alentour,
Te fait surgir, princière,
Divinement parée de tes éclats,
Pour te consacrer
À tes fidèles serviteurs.
Je t'ai chanté,
Toi,
Qui fait l'aube ensoleillée,
Toi,
Qui fait les nuits étoilées,
Toi,
Qui fait cascader nos rêves dans le mélange des astres.
Je t'ai chanté
Et mes mains en délire,
Liées, enchaînées,
Se sont mises à se mouvoir
Et à vibrer sur les douze cordes
De ta kora.
Je t'ai chanté
Et mes pieds eux aussi
Se sont mis à se défaire
Et à exécuter quelques pas de danse,
Sous le rythme délirant
De ta kora.
Je t'ai chanté
Et voici que tu emplis mes yeux
De toute ta lumière,
Et voici que tu emplis mon cœur
De toute ta chaleur,
Et voici que tu pénètres mon âme
De toute ta force,
Et voici que mes doigts, frêles et légers,
En courant sur le sable,
Ont laissé quelques vers
Où se suivent des syllabes,
Des syllabes de toi LI BER TE !


revenir au début









































Il y a des lieux


Il y a des lieux, sur cette terre,
Il y a des lieux
Où l'on interdit le rêve,
Parce qu'on sait qu'il dérange.
Il y a des lieux
Où l'on bannit le rêve,
Parce qu'on sait qu'il emmerde
Et se dresse devant tout obstacle
Et résiste devant toute menace.
Il y a des lieux
Où l'on étouffe le rêve,
On l'asphyxie, on le malmène, on le traîne en prison,
Avant qu'il ne se fasse réalité.
Parce qu'on sait que le rêve, à lui seul,
Peut changer toutes les tendances.
Mais, dans ces mêmes lieux,
Les cauchemars les plus fous,
Les cauchemars les plus délirants,
Ceux qui font perdre la tête,
Ceux qui font tordre le cou,
Les cauchemars qui empoisonnent le peuple,
On les vénère et les préfère aux rêves,
Parce qu'ils ne constituent aucune menace.
Il y a aussi des lieux, sur cette terre,
Des lieux
Où l'on réprime la vérité,
Parce qu'on sait qu'elle menace aussi.
Il y a des lieux
Où l'on interdit la vérité,
Parce qu'on sait qu'elle gêne aussi.
Il y a des lieux
Où l'on tremble devant la vérité,
Où l'on a peur de la vérité,
Parce qu'on sait qu'elle est impardonnable
Et qu'elle n'épargne aucun crime,
Et qu'elle s'annonce, sans souci de règle,
Sans souci de convenance.
Il y a aussi de ces lieux
Où la vérité est maudite,
Malmenée, elle est menée au poteau.
Asphyxiée elle est conduite derrière les barreaux
Où elle étouffe, où elle s'éteint.
Mais, dans ces mêmes lieux,
L'on vénère les mensonges,
Les mensonges corrupteurs,
Les mensonges égoïstes,
Les mensonges cupides.
Mais, moi,
C'est dans ces lieux
Que j'irai déposer mes rêves - car j'en ai plein !
Au bord du fleuve où coule la vérité,
Quoi qu'on me dise, quoi qu'on me fasse,
Sous la menace des armes,
Sous le crépitement des balles,
Quoi qu'on me bouche les oreilles,
Quoi qu'on me crève les yeux,
Quoi qu'on me ligote et qu'on me mène au poteau,
Quoi qu'on m'enchaîne les pieds
Et qu'on me mène derrière les barreaux
Comme un chien enragé,
Je ferai le procès de leurs mensonges
Et mettrai au soleil tous mes rêves.
Car, moi, je ne suis pas de ceux qui regardent
Et se taisent.


revenir au début









































La danse des mots


Les mots dansent dans mon tendre cœur, comme à une fête,
Et débordent, même du contour de mes lèvres,
Avec toute la sève de ma salive !
Les mots dansent dans mon cœur, comme à un baptême,
Et débordent, même de mes oreillettes,
Avec tout le sang que mon cœur
Propulse !
Les mots dansent dans ma tête, comme à une chorale,
Et débordent même de mon crâne,
Avec tout le jus de ma cervelle !
Les mots dansent dans ma bouche,
A chaque fois que je parle
Et ce ne sont tous que des mots de Liberté !
Les mots dansent dans mon cœur,
A chaque fois que je pleure
Et ce sont tous des mots d'Amour !
Les mots dansent dans ma tête,
A chaque fois que je pense
Et ce sont tous que des mots de Paix

Les mots dansent dans ma bouche,
                                  dans mon cœur,
                                  dans ma tête !
Je les arrache, je me les approprie
Et, c'est en dansant au bout de ma plume,
Que je les jette pêle-mêle au bout d'un papier,
Que je coupe en quatre morceaux,
Pour les jeter pêle-mêle aux quatre faces du monde.


revenir au début









































Écoute, mon frère




revenir au début