Voilà qu'un souffle nouveau fait vibrer "caloucaera" avec une force inattendue ! Un tout jeune homme, Djamal est né le 12 janvier 1984, y pousse un long cri de détresse, de colère, d'espoir.
De nationalité tchadienne, il étudie le droit à Cheick Anta Diop, de Dakar.
Sa poésie a la beauté sauvage du continent qui l'a vu naître, mais aussi la violence d'un peuple opprimé qui brise ses chaînes.
Avec une inspiration prophétique, cet étudiant dénonce, sans complaisance, ceux qui ont remplacé les anciens maîtres blancs et qui, sans vergogne, exploitent leurs frères de sang. Mais ne croyez pas qu'il ne s'agit que de discours politiques, le vent de la poésie gonfle les voiles de ces poèmes.
Il faut lire ces oeuvres épiques et se laisser porter par leurs rythmes intenses. En les lisant vous penserez aux chants de la guerre civile espagnole ou à ceux des rebelles de Cuba, à l'époque où la liberté était leur seule espérance.
Djamal, c'est le "Che", pas "Castro" !
Voilà notre jeune poète qui parle d'amour.
Ces poèmes d'amour conservent son lyrisme et son phrasé particulier, rythmé par les balafons et le tam-tam.
Découvrez ce monde exotique, où les sentiments et les désirs restent pourtant universels.
Cette fois-ci, Djamal est réellement amoureux, l'amour n'est plus, pour lui, de la rhétorique, c'est du concret.
De beaux et limpides poèmes coulent de son cœur ouvert pour nous, prouvant, une fois de plus, que ce sentiment est le plus universel qui soit.
Comment un poète de moins de 20 ans est-il parvenu aussi vite à une telle maturité ? Il faut lire les derniers poèmes de cette page pour se convaincre de la pertinence de cette question.
Quant à y répondre... Djamal serait-il le Rimbaud africain ?
Dans ce recueil, Djamal n'est plus vraiment un poète africain, il a pris la mesure de l'universel.
Les sentiments, qu'il exprime, n'ont pas de frontières, ils sont de tous pays, de tous âges.
Espérons que ses états d'âmes ne sont que poétiques et qu'il sait pourquoi il vit...
Voilà que Djamal revient à l'Afrique, avec ses souffrances et son besoin de liberté.
Mais il n'oublie pas ses femmes aux saveurs épicées qui nous font rêver d'amour sous les tropiques !
Mais un jeune homme, de l'âge de Djamal, peut-il rester indifférent aux inégalités et aux injustices qui sont le lot quotidien des Africains ? Un souffle révolutionnaire nouveau gronde dans les vers de notre poète
Djamal change complètement de style et d'inspiration, il écrit des alexandrins classiques, qui résonnent comme les paroles d'un prophète. Il veut, également, adopter le nom de sa mère, pour lui rendre hommage.