caloucaera poésies Version du 29 septembre 2005




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La mer s'étend devant nous
Tout en toi inonde mes espoirs
Je me réveille dans la nuit







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AMOUR


Djamal LAOUNODJI


Djamal semble avoir achevé sa mutation vers la culture de la France métropolitaine. Nous sommes loin des premiers poèmes, à l'expression parfois malhabile, mais nourris de culture africaine. L'Université a poli le langage de Djamal. Certes, le décor est toujours exotique, mais le langage est européen.
La France a gagné un poète, pourvu que l'Afrique n'en ait pas perdu un !
Non, je suis convaincu que, si son expression s'est "normalisée", son cœur bat toujours au rythme de son pays !
En attendant de voir son évolution future, lisez ces beaux poèmes.


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La mer s'étend devant nous


La mer s'étend devant nous, à perte de vue…
Et voici que soumise à mes pieds, et voici que vaincue par mon intense désir viril,
Tu te reposes, dorlotée par le souffle de ma voix vibrante comme les cordes d'une guitare en ivresse.
Mes mains roulent sur les fibres frêles de ton corps endiablé, tendu, ouvert.
Tu te laisses emporter par les vagues brûlantes de cette passion qui t'enflamme.
La mer, devant nous, se remue, les vagues rebelles épousent la douceur de tes pieds.
Au loin, les oiseaux, par des chants, répondent à l'appel de ton cœur.
Je sens les vibrations de ton corps, je sens, je te sens.
Je sens les émanations fortes de ta chaleur s'exiler des collines de ton opulente poitrine.
Ton sourire, au coin des lèvres, dévoile l'étendue de ton cœur.
En toi, plus rien ne m'est mystère.
Chaque geste, chaque parole m'est un symbole.
Les braises s'embrasent dans l'ivresse de ton orgasme.
Je te contemple, avec la magie de mon regard gracieux.
Je contemple tes rires, rivés dans la voûte de mes yeux brillants comme perles au soleil.
Quelle femme au monde peut-elle briller devant l'éclat incandescent de ta Beauté lunaire ?
Tu restes, pour l'éternité, une œuvre d'art jamais explorée.
Ta fine chevelure, roulée entre mes doigts, réveille mes fantasmes.
Te voici nue, te voici dévêtue, te voici couchée sur mon corps, couverte de chaudes caresses.
Les perles rares de tes yeux percent mon regard.
Je devine tes attentes langoureuses.
Les vagues déchaînées viennent caresser le bout de tes pieds
Et voici que, sous le jeu de caresse,
Je découvre le bout de tes seins, impudiquement offerts au soleil.
Une fois encore, la mer, en sens inverse, se retire…
Les vagues s'éloignent. Les oiseaux s'envolent.
Nos corps se touchent, se cherchent
Nos orgasmes se renouvellent.
Nos désirs se mêlent.
Les voiles tombent.
Je suis à toi pour la vie.
Je t'aime !


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Tout en toi inonde mes espoirs


Je t'aime
Depuis que ton regard a balayé le mien
Et que j'ai découvert tes ombres roulées en bordure de ma route.
Une Aube nouvelle s'est levée, au-dessus de nous, par la grâce de ses effluves.
Encore une fois, je te confie mon coeur devant cette mer bruyante,
Qui servira de sanctuaire à notre amour naissant, dans la croûte de tes yeux livides.
Tout en toi te montre soumise à mes attentes.
Ton regard perdu dans les nuages,
Tes sourires balayant l'air de leurs éclats,
Tes gestes qui se heurtent,
Ton corps frêle, étourdi,
Ta voix essoufflée,
Tes envies folles,
Je te sens toute en chaleur, je te sens toute effervescente.
Les braises de ton corps, mêlées à tes chaudes larmes,
Remontent jusqu'à la périphérie de mon âme.
Viens, couche-toi, repose-toi sur ma poitrine velue, enduite du parfum qui s'exalte de tes pores.
Dans la communion de nos cœurs, nous mélangerons nos secrets.
Viens ! Voici la plage de mon corps offerte à tes caresses et tes irritants baisers.
Dans ce déchaînement de vagues mortelles, dans ce silence mystique,
Dans la fureur de cette mer enragée, je viens te renouveler mon amour.
Je viens ériger, dans ton cœur, une citadelle de marbre,
Et porter haut, jusqu'au firmament, le flambeau de nos victoires,
Pour faire triompher ces instants inoubliables.
Je te sens toute à moi.
Tes caresses endiablées,
Tes mains tendres,
Tes lèvres pulpeuses,
Ton sourire éclatant,
Tout en toi inonde mes espoirs,
Je t'aime !


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Je me réveille dans la nuit


Voici les vagues déferlantes, de ton nom, qui défilent dans mon sommeil
Et roulent dans mon drap, comme des roses essaimées aux vents.
La déchirure de ta voix chaleureuse, qui m'est maintenant familière
Résonne comme les notes d'une guitare en ivresse.
Ton parfum, apporté de quelle île perdue en quel lieu,
Couvre tous mes sens, réveille mes appétits.
Voici les ombres de tes doigts qui flânent sur mon flanc. Je te sens.
Je me réveille dans la nuit, cherche ta face, une trace de toi.
Devant moi, ton image captivante se fixe comme dans un songe.
Je sens l'encens endiablé de ton corps revêtir mes rêves.
Je sens les fibres de mon corps s'éveiller
Je sens la foudre de mon cœur battre,
Mon sang qui bouillonne,
Mes veines qui explosent,
Je sens ma virilité bestiale se réveiller en milieu de la nuit.
Je désire, je te désire.
Mes envies s'affolent, se bousculent
Tes baisers, sur mes lèvres, m'inondent.
Tes caresses, sur mon corps, m'emportent.
Le glissement de tes jambes, sur les miennes, m'étouffe, me compresse, me serre.
Je te sens toute prête, ton corps nu, tes rondeurs offerts sans pudeur
Je te sens à moi, sous le flot intense de ma chaleur.
Je t'aime !
Mon amour coule en lisière de ta peau,
Mon amour souffle sur la péninsule de tes seins,
Mon amour roule sur la plage dorée de ton ventre.
De quelle autre manière te le dire ?
De quelle autre façon te l'exprimer ?
L'amour est parfois pauvre en mot,
L'amour est parfois aveugle, muet, sourd.
Mais il se sent, il se vit, il se respire, il s'entend.
Je t'aime
D'un amour qui n'a point existé parmi les hommes,
D'un amour qui coule dans mes regards comme des chaudes coulées de laves.
Je t'aime ! Je te l'ai assez dit. Je le dirai encore.
Je viderai toute ma voix s'il le faut.
Sur tous les flancs des montagnes
Je transcrirai les syllabes de ton nom.
Sur toutes les collines, sur toutes les plaines,
Dans le fond des vallées, à la hauteur des falaises,
Dans les bois profonds, dans les forêts denses,
Partout je jetterai les fleurs de notre amour
Pour qu'il germe, pour qu'il pousse
Et qu'il nous arrose ainsi toute l'éternité.
Les mots n'ont, certes, pas de sens,
Les paroles se vident parfois de leur substance
Mais regarde, regarde juste mes yeux trahis par ta forte présence
Pour comprendre la profondeur de mon amour.
Je t'aime !


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