caloucaera poésies Version du 11 décembre 2004 Pour avoir un texte sans fond.




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Je penserai à toi
Auprès de toi
Je te reconnais
Voici que la nuit
Le verre de l'Amour
Je marcherai à tes pas
Éloge de la femme
Femme de la Nuit
Je sens
Brûlure
Complainte du solitaire Ce soir, femme !

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Africa Love

Djamal Silvestre LAOUNODJI




Quand Djamal parle d'amour, les balafons et le tam-tam l'accompagnent.
Dans la nuit africaine, ses désirs et ses passions s'exacerbent.
Il faut avoir lu ces chants qui magnifient le plus universel des sentiments !

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Éloge de la femme


A ma mère et toutes les femmes du monde.

Femme !
Me plaît ton sourire et ta splendide silhouette
Qui danse, danse ainsi qu'une flamme
Sous les regards fascinés par ton charme.
Me plaît aussi ta tresse de guerrière
Et tes caresses et ton ardeur invincible
A arracher un sourire à n'importe quel regard.
Ton sens reste, restera toujours aussi subtil,
Toujours aussi insaisissable.
En toi, pourtant, je vois le geste édifiant de l'humanité,
Qui s'aligne sans lendemain, s'aligne
Dans le circuit de la liberté.
Tes yeux sont la lumière même du monde,
Arc-en-ciel peint du geste même du monde.
Tes yeux sont les portes qui s'entrouvrent aux étoiles.
Ton sourire le miroir de tous les regards,
Qui aspirent à ... L'amour.
Femme !
J'ai toujours voulu te comprendre,
Mais tant tu es nul part et partout,
Tout en toi demeure miracle et mystère...
Ton nom évoque la beauté de l'univers.
Sur ton front repose le souffle sanglant de la liberté,
Qui souffle, souffle à arracher tous les sourires des cœurs meurtris.
Ta bouche de miel est pleine de choses sacrées
Et je te trouve forte d'esprit et je te trouve grande par ton âme
Et, ton cœur, je sais qu'il peut donner tout à ce monde !


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Nous avons marché


Au près de toi, j'ai retrouvé la chaleur des Ancêtres,
Retrouvé ma fierté noire qui gonfle ma poitrine de nègre.
Au près de toi, j'ai tout retrouvé
Et l'espoir perdu dans les vents glacés,
Et l'amour perdu dans une orage inconnue,
Et, aussi, l'Avenir qui déploie ses ailes contre les averses
Et me tient dans ses serres d'acier...
Au près de toi, j'a retrouvé tant de choses,
J'ai retrouvé un sourire qui se pavane sur mes lèvres...
J'ai enfin retrouvé la joie de vivre avec le cœur plein d'amour,
Vivre avec l'âme qui s'enflamme dans sa danse d'espérance.
Au près de toi, j'ai mille mots qui dansent dans ma bouche,
Mille mots que j'aurais aimé donner au monde entier,
Mille mots immuables qui disent tous:"Liberté ! Liberté ! Liberté !..."
Au près de toi, j'ai découvert la vie,
Je me suis réveillé à la vie,
J'ai retrouvé ma fierté de nègre
Et les jours jonchés de joie renouvelée
Où sourit le souffle sonore de la Liberté...


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Je descends la colline...


Je te reconnais entre dix, entre vingt,
Je te reconnais entre cent, entre mille,
A ton seul sourire, dont l'éclat
Incarne la lueur des étoiles.
Je te reconnais entre dix, entre vingt,
A l'expression de ta forme,
Qui incarne ta beauté immuable.
Je te reconnais, parmi tant d'autres,
A tes faits et gestes qui restent un spectacle.
A tes yeux couleur d'olive,
A tes lèvres pompeuses,
A tes seins et tes hanches généreuses,
Que contemplent des bouches baveuses.
Entre cent, entre mille,
Je te reconnais à ton parfum,
A ta voix feutrée,
A ton cœur tentaculaire.
Je te reconnais à ta démarche mesurée,
A ta silhouette respectable,
Mais aussi à ton regard
Où se noient tous les autres regards.
Je te reconnais à la couleur de ta peau,
Qui se confond au charme de la nuit.
Je te reconnais à l'éclat de tes dents,
Qui font penser à la lueur des étoiles.
Je te reconnais à ta tendre voix,
Qui rappelle une douce mélopée.
Je te reconnais, car tu es l'Aimée,
Et entre dix, entre vingt,
Entre cent, entre mille,
Mon cœur, même dans le jeu des devinettes,
Te reconnaîtra à la simple chaleur de ton corps.


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Voici que la nuit


Voici que la nuit, nue comme une princesse à la robe argentée,
Se dresse derrière le flanc des montagnes,
Surprenant les oiseaux, infatigables pèlerins, dans leur course.
Et voici que, dehors, j'entends déjà les bruits des pas guerriers
Qui bousculent le sol qui tremble, soulevant la poussière.
J'entends le bruit des voix de femmes radoteuses, jacassantes,
Venant du fleuve, la jarre sur la tête, bavardant de tout et de rien.
J'entends aussi les battements du tam-tam, l'appel des balafons
Qui retentissent de loin au fond de la forêt.
Mais à mesure que la nuit avance,
Les voix s'affaiblissent et s'amoindrissent.
Et puis, soudain, silence ! Tout se tait…
Seule la nuit s'aventure à étendre ses bras,
Dans la lumière du jour qui tire à sa fin.
Seuls se croisent l'esprit des Ancêtres et le souffle des sorciers
Venus régner dans les ténèbres.
Et puis s'élève l'appel du muezzin qui, de son minaret, harangue les fidèles.
Et aussi retentit le serment de l'Imam dans lequel se bousculent les sourates.
Et aussi s'effritent les voix silencieuses des fidèles, accroupis au sol,
Récitant leur dernière prière aux portes de la mosquée.
Retrouvons-nous donc, cette fois ci,
Alors que le monde ignore notre absence.
Retrouvons-nous aux troncs des manguiers pourris par les termites
Ou au flanc des rochers que bousculent les vagues de la mer.
Là, contemplant la dernière goutte du Soleil,
Là, admirant le dernier vol des oiseaux diurnes,
Nous pourrons nous nourrir de la substance de nos cœurs.
Loin des regards,
Loin du concert délirant de la vie.
Et si tu as peur qu'on te reconnaisse,
Voile-toi le visage comme une veuve,
Voile les hanches comme une Maure,
Voile-toi tout le corps comme une Arabe.
Je t'attends avec une impatience sans bord
                       avec la violence atroce de la solitude
                       avec toute l'obsession de mon cœur.
Je t'attends, fumant quelques bribes de ton parfum,
                       respirant quelques bribes de ton corps,
                       aspergeant quelques bribes de ton encens,
Et quand tu reviendras - je sais que tu viendras !
S'ouvriront devant nous, dans un coin du ciel,
Les portes du Paradis.
Là, tu vois, nous irons avant que la nuit nous absorbe,
Nous irons, ivres d'amour,
Nous irons, intenses d'amour,
Et nous n'en reviendrons seulement
Qu'avec la levée de l'Aube...


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Le verre de l'Amour


Je veux boire cette nuit au milieu des étoiles,
Pour célébrer aux yeux du monde notre Amour,
Qui a su obstinément faire face au temps
Et naviguer sans cesse dans cet espace.
Car j'ai soif de toi tel une hyène,
Soif de ton cœur, soif de ton corps,
Que je vois flotter dans ce verre,
Au milieu de ces flots liquides.
Je tiens donc,
Par ce verre,
Et devant face de toutes les divinités,
A trinquer pour la gloire de notre amour.


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Je marcherai à tes pas


Je marcherai à tes pas,
Malgré la rigueur de l'hiver,
Malgré les chemins obscurs, les sentiers étroits et caillouteux.
Je marcherai à tes pas,
Malgré le soleil, qui fond du cuivre sur ma tête,
Malgré la pluie, qui me fouette de grêle,
Malgré l'heure qui file, insoucieuse,
Malgré le temps frivole, qui court en liberté,
Malgré l'aube, qui s'évapore,
Malgré la nuit, qui hésite dans sa flotte.
Je marcherai comme un fou furieux,
Épiant les traces de tes pas,
Qui s'enfoncent dans le sable.
Mais pourquoi es-tu même partie, amour de ma vie,
Berceau où se couchent mes pleurs,
Lit où s'étalent mes fantasmes,
Océan où oscille mon idylle ?
Pourquoi es-tu partie pour ce monde hostile,
Ce monde qui ne saura t'offrire aucun sourire,
Ce monde qui ne saura t'embrasser de ses bras,
Alors que mon cœur, à lui seul, accueillera tes pleurs,
Alors que ma bouche, à elle seule, servira à ton âme
Que des mots si tendres, que des mots si doux,
Bien choisis, bien mesurés,
Cueillis au bras des anges ?
Ton cœur a été pour moi une plaine de verdure
Où je viens paître la source intarissable de tes désirs,
Où, comme un berger, je mène en pâture mes tendres
Désirs.
Tes yeux, où voyage l'hymne de notre amour
Et nagent les étoiles, ivres de ta beauté lunaire,
Ont éclairé mes jours
Comme ne le ferait aucun astre.
Ta bouche béante, où coule la sève de ta salive,
Ta bouche famélique, où sort le concert de ta voix suave,
A toujours pansé mes plaies
Et déchargé mon âme de sa peine quotidienne.
Et ton corps,
Quand je l'enlace au creux de la nuit,
Quand je l'étouffe d'une étreinte,
C'est vers un paradis inconnu des dieux
Qu'il emmène et dépose
Mon cœur
Entre un jeu d'arc-en-ciel.
Mais dis-moi pourquoi, après m'avoir donné
Tout ce qu'une femme ne saurerait m'offrir,
Pourquoi as-tu choisi le chemin de l'exil ?
Laissant mon cœur soumis à la sécheresse de sa solitude,
Alors que je t'ai décoré de fleurs,
Je t'ai embelli de rosée,
Je t'ai peinte de tous les rêves...
Je marcherai à tes pas comme un fou,
Guidé par l'instinct de notre amour.


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Je penserai à toi


Nous ne sommes que deux cette nuit,
Que deux en train de nous dévisager,
Devant la flamme d'une bougie
Qui brille pour témoigner
Que nous étions deux,
Alors que la nuit se fait silence
Et que chaque minute qui passe
Vient, avec son cortège de désirs.

Nous ne sommes que deux,
Devant nos deux corps nus,
D'où s'exaltent toutes les chaleurs.
Je ne vois même pas ton regard,
Seule la blancheur de tes dents,
Comme un reflet lunaire,
Vient éclairer la nuit.
Nous ne parlons même pas :
Les mots n'ont plus de sens.
Seul le silence nous fait dire
Nos sentiments qui se cachent
Dans le jeu subtil de notre amour.

Ah, que c'est beau ! Ne trouves-tu pas ?

L'ivresse délirante nous pénètre
Dans les côtes déjà enflammées.
Nos passions, mélange de désir,
Se heurtent de nous voir trop proches :
Ma poitrine, bercée par l'ardeur de tes seins,
Et ma bouche, bourrée par tes baisers sensuels.
Nous gémissons ensemble,
Nous pleurons ensemble,
Sans faire ressortir aucun bruit :
Douleur et douceur se croisent
Au carrefour de notre orgasme,
Tellement nous sommes fous d'amour.

Ah, que c'est sublime ! Ne trouves-tu pas ?

Ton doigt de fée, sur mon corps de mâle,
Dessine des petits cercles,
Qui font réveiller tous mes poils
Et frémir mes moindres sens ;
Ton cœur, dont le pouls bat si fort,
Fait renaître toute la substance de mon âme ;
Ton corps, qui dégage une énergie incroyable,
Se fait rêve devant mes yeux
Et tes caresses - oh mon Dieu ! -
Me font découvrir des souffles nouveaux,
Cueillis d'un bras angélique.
Tu me perds dans tes moindres désirs
Et me soumets à ton jeu,
Je réponds goulûment à tes moindres attentes,
Par des baisers riches de sensualités et de promesses.

Nous ne sommes que deux cette nuit,
Partageant notre seul secret
Et notre innocence.
Nous ne sommes que deux,
Avec toute la chaleur de nos corps,
Avec tous les baisers de nos cœurs,
Et, à l'avenir, à chaque réveil,
Quand je fixerai l'horizon,
Je penserai à toi...


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Femme de la Nuit


Femme de la nuit, femme du jour,
Beauté prodige du soir,
Épouse immortelle de mes rêves,
Au cœur de l'été et de midi,
Je te découvre et te trouve
Aussi rayonnante qu'une étoile dans le ciel.

Ta beauté se mesure à la limite de l'Univers,
Ton reflet millénaire est plein de symphonie lunaire.
Je t'imagine dans un décor de rêve
Et les syllabes de ta voix me parviennent,
Par bouffée d'air, comme un cantique religieux.

L'accent tonique de ta voix,
L'ivresse de tes tendresses,
La chaleur de ton charme
Et tes caresses agressives,
Font naître en moi une tornade de plaisir,
Un orage de désir.

Ô femme, mélange d'envie et de désir,
Tu es trop femme, plus femme à mes yeux
Que jamais, jamais ne s'éteindront
Les braises qui enflamment mon cœur !
L'irruption volcanique de ta forme de déesse,
La tornade envoûtante de tes caresses,
L'ondulation splendide de tes bassins de princesse,
Reviennent dans mes rêves, perturber mes insomnies.

Femme de mes nuits, femme de mes rêves inachevés,
Ange auguste du soir,
Ton image se fixe dans mes rêves
Et me berce de tes caresses jusqu'à
L'ivresse de mes insomnies.
De toi coule toutes mes envies envenimées.

Je suis ton cavalier errant sur la péninsule de ton cœur.
Tu es la vague déchaînée, qui draine mes illusions jusqu'à la falaise
Où se heurtent toutes les passions.
Et, l'hypocrisie du temps, pourchasse l'ombre de ta beauté
Dans les sillages de ton Amour.

Mais, toi, femme,
Toi, le rêve rêvé mais jamais réalisé,
Toi la parole,
Toi le verbe,
Générateur de toute chose,
Créateur de toute vie,
Toi l'insondable,
Toi l'insaisissable,
Toi, toi, toi, femme,
Tu vibres de toutes les ondes de mon cœur,
Depuis la genèse première de notre Amour !


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Je sens


Je sens.
Je sens la fibre de ta voix s’inciser dans mes entrailles,
Pour dénouer la solitude qui ploie mes côtes.
Je sens le sillage de ta langue sur ma peau écorchée,
Pour embaumer mes peines, longtemps enfouies dans les décombres du silence.
Je sens tes mains s’incliner sur ma face,
Ta bouche s’arracher à mes lèvres desséchées par la colère.
Je sens ton buste robuste s’enfoncer dans ma poitrine portant des années de deuils.
Je sens tes jambes se frotter,
S’enlacer autour des miennes, redonnant une magie inouïe à la fragilité de la danse.
Je sens ton corps en entier se prélasser sur la verdure de mon être fatigué d’être seul,
Fatigué de répondre toujours absent,
Fatigué de jouer dans l’anonymat.
Je sens enfin l’extase de l’amour, l’ivresse des caresses qui balaient en moi toute tristesse,
Je sens les voiles de la vie,
Les ailes rajeunissantes du désir balayer tout soupçon de regret aux commissures de mes lèvres.


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Brûlure


Je t'ai reconnue à la simple brûlure de mon regard devant le feu de tes charmes envoûtant.
Ton regard ferme, refuge des âmes esseulées, reflète une lumière insaisissable, indomptable.
L'orage foudroyant de tes yeux, la foudre divine de tes allures agressives,
Prennent forme, prennent vie, prennent corps dans ta féminité princière.
Tes seins, ô combien fermes, offerts sans pudeur à mon regard
Et l'ondulation de ton bassin aux attaches fines
Ressuscitent en moi un désir fou de conquête.
Et déjà je te vois en rêves. Je te vois toute nue, gisant à mes pieds, dompter par la force de mes caresses.
La musique de ta voix électrise la fibre nerveuse de mes sens,
Domine la virilité de mon âme. Mon cœur ne pouvait résister.
Je me suis laissé guider par ton instinct, l'instinct sauvage d'une amoureuse,
Car mon souffle s'est arrêté de battre à la commissure de tes ombres.
Ton odeur est si pénétrante, ton ombre si dense, ta chaleur si présente en moi,
Que j'ai cessé de vivre un instant pour contempler, oui contempler tes formes fatales.
Ô quelle splendeur ! Toute la perfection de la création se jouait dans tes gestes.
Jamais, jamais mon cœur n'a connu autant de déchirures.
Comme un pèlerin perdu, comme un naufragé attendant la chute finale, je t'attends.
Je t'attends tout nu. Prends-moi, saisi-moi, accapare-moi !
Je te suivrai comme un valet, je te suivrai dans ta sainte demeure.


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Complainte du solitaire


L'air, ici, est triste.
La ville souillée par le vice.
Des odeurs d'égouts
Intoxiquent mes humeurs.
Mes nuits, très longues,
Perturbent mes sommeils
Par d'éternelles insomnies.
Aucune trace de rire
Aucun jet de lumière
Depuis ton départ.
Seul, sans ta présence,
Sans la chaleur de ta voix vive,
Sans l'odeur de tes parfums,
Je me sens inutile.
J'ai mouillé mes draps de larmes,
Pleuré toutes les nuits,
T'attendant à toutes les gares,
T'espérant à toutes les escales.
Mais où es-tu, où es-tu ?
Dis-moi, où es-tu ?
Dans quelles oasis perdues en quel lieu te trouves-tu ?
Je suis prêt à brouiller toutes les cartes,
Prêt à refaire les frontières,
Prêt à me poster sur toutes les routes,
Prêt à gravir les collines,
Prêt à veiller, à vieillir,
Car ici, dans cet enclos restreint,
Dans cet espace étouffant,
Je peine à vivre.
L'aurore ne se dévoile pas.
Les oracles se contredisent.
Mes regards se balafrent.
Mon âme, dépouillée de ta chaleur,
Courbée à toutes les portes,
T'attends,
Te guettes,
T'espère !
Où es-tu ? Où es-tu ?
Ici, je sens le vide fendre mes rêves.


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Ce soir, femme !


Le soleil courtise l'horizon
Dans sa chute finale.
Le paysage resplendit.
Le ciel est d'une beauté lustrale.
Les oiseaux offrent leur concert.
L'air est frais.
Les prairies reverdissent
Au milieu de tes rires.
Tes rires, éclat du soleil,
Tes rires, perles rares,
Tes rires, colliers d'or,
Offerts sans pudeur
A la grâce de mes tendresses.
Ce soir, femme, ce soir
Je veux t'aimer comme un fauve,
D'un amour sauvage,
Te prendre par la main,
Te dévêtir un à un,
Laisser ton corps, ton corps de rêve,
Refléter les effluves du soleil.
Ce soir, femme
Je te cueillerai comme un fruit mûr.
Caresserai la colline de tes seins.
Explorerai la fibre nerveuse de la peau.
Me fondrai dans tes baisers mortels.
Mourir, mourir de plaisir
Sur la plaine verte
De ta beauté incandescente.
Le soleil courtise la colline de tes seins…


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