caloucaera poésies Version du 20 août 2007




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Isabelle en apprentissage
La cour des adieux
Julie à l'école des fleurs
La Maison des Artistes n°1
La Maison des Artistes n°2
L'Adolescente
Le Bac des filles
La Matineuse
Le point de non-retour
loin du groupe
Anita Santos
La Question
L'écrivain c'est comme un Martien !
La précarité
Notre Père
La Cité des Anges
Scanographie
Puits de jour
Journal d'un prisonnier
Opaque
Agua de mayo
La mano renégat
Amandine, Amandiers
Eglantine, Eglantiers
L'Appartement du Livre
Lecteur, Lectrice


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ISABELLE EN APPRENTISSAGE


Christophe LACAMPAGNE


Poèmes



Qui, mieux que notre Petit Poète, pouvait parler de l'enfance et de l'adolescence ?
Des espérances naïves, formulées dans une cour d'école, à la consécration buccale du point de non-retour, tout est dit sur l'amour de notre jeunesse !



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ISABELLE EN APPRENTISSAGE


Tu calcules ta moyenne,

l'alchimie de tes peines.

Tu gobes complet en math,

le diamètre de tes rêves.

Mais, t'assures en histoire :

avec le mur qu'est tombé

tu magnétoscopes la liberté des autres,

pour savoir, demain,

comment sera la tienne ?

Et tu comptes sur tes petits doigts,

chère petite Isabelle,

le temps qu'il te faudra...

pour devenir toi-même.


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LA COUR DES ADIEUX


Bonjour la vie

bonjour la nuit,

un étrange regard

dans ce vent de folie !

Là-bas,

une petite fille joue

avec un petit garçon,

dans une cour oblique,

à regarder la mer

à regarder la pluie.


La petite fille refuse

l'évasion.

Elle veut juste rester,

dans cette cour pacifique,

avec ce petit garçon ;

elle caresse des yeux

la chose,

un jour peut-être

aura-t-elle satisfaction ?


Le petit garçon tout rouge

lui sourit,

il y pense aussi,

mais c'est encore trop petit

pour lui faire tous les bébés,

qu'elle voudrait !


En attendant... des jours meilleurs,

le petit garçon sort son Gros Mouchoir

pour dire au revoir, à cette petite fille

tant aimée et lui promettre :

qu'il reviendra,

qu'il ne l'oubliera jamais,

qu'il ne regardera plus la télémoque

ni les petites copines de la nouvelle école,

qu'il mangera de la soupe

pour créer l'émotion,

et que le jour où cela arrivera

devenu, enfin, Grand Garçon,

il lui écrira...


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JULIE À L'ECOLE DES FLEURS


"- Maîtresse, je suis pieds nus

car au bout de mes chaussures

y'a des fleurs

qui

poussent !"


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LA MAISON DES ARTISTES N°1


Mine de rien

la petite fille avait quitté Deauville,

son papa, les glaces pistache-vanille,

les potins du centre ville,

pour rejoindre dans un train corail,

sa maman

qu'elle aimait tant ;

et qui vivait à des kilomètres

de tout ça,

loin des TV câblées,

dans un endroit plein de douceur,

si justement désigné à la périphérie

comme étant : "LA MAISON DES ARTISTES".


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LA MAISON DES ARTISTES N°2


Située sur un rocher imaginaire

clôturée par des scénarios électriques,

au cœur d'un espace musical

animée par des enfants.

De la peinture à la figuration libre

partout sur les murs,

avec aussi :

quelques étoiles dans les sapins,

des quartiers de lune sous les escaliers,

ainsi qu'une vieille grenouille, en marbre,

qui était sourde comme un oeuf

et surtout, des Pierrots hallucinés

devant cette petite fille si habile,

qui voulait couper sa mèche

pour l'envoyer à Deauville,

dans un colis express.


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L'ADOLESCENTE


Flippe pas, la vie devant toi,

l'été dans pas longtemps...

débranche le courant.


"- Allô, Etienne Maho !

Toi seul, comprends mon flip !

Les autres sont des ancêtres,

qui pensent à leur bien-être :

frigidaire, bigophone, cartes de visite,

15 ans, plus comme avant !

Éric c'est fini,

et ils n'ont rien compris !

À la sortie du lycée

ne s'est pas retourné ;

faudra encore marcher

plus loin que l'Amérique...


Je voyage dur dans ma tête,

mardi géographie :

n'avons pas vu l'Union Soviétique,

paraît que c'est pacifique ?

Moi j'm'en fous,

Éric et moi sans vous !


Mettre un nouveau sweet,

bon plan !

Gaffe à la copine devant,

plus conne je meurs !

Elle mate Éric,

j'ai peur !

Elle m'a déjà taxé du fric,

pas chic !

Mais, aujourd'hui, plus question

de taxer mon cœur :

pour la géo,

j'irai voir ailleurs !"


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LE BAC DES FILLES


" - J'ai mon bac, super !

Depuis des heures que j'attends,

pour mater mon nom

sur les feuilles de l'administration,

avec mes copines : Julie, Isa, etc.

Enfin, voilà les résultats !

Le plus beau jour de ma vie !

Pourtant, j'y croyais pas,

et mes parents encore moins.

Ils m'ont bien fait flipper les vieux

avec le sexe, la drogue, la télé.

S'ils savaient ces cons

combien, j'ai bien baisé avec Philippe,

même que nous prenions de l'herbe

au petit déjeuner, l'après-midi aussi.

Le soir, on se regardait le magnétoscope ;

d'ailleurs j'ai vu trois fois le film "37°2",

et j'ai pu le caser dans ma copie de philo,

c'est pour ça que maintenant, j'ai la mention !

Ah ! Si mes copines savaient,

elles se mettraient toutes à fumer :

surtout, à cause de la géo,

vu que c'était le triangle d'or qu'est tombé ;

sans parler de l'espagnol,

de la jeunesse droguée de Barcelone...

Décidément, le teush ça fait recette dans les exams :

j'vais avoir une super collante !"


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LA MATINEUSE


Sur l'autoroute du sommeil,

quelque part sur un cerisier blanc,

son sac s'est ouvert,

pour essuyer ses jolis yeux.

Dring ! Dring ! Fini le parcours des étoiles

la lumière ouverte,

finie la messagerie.

Faut retrouver la liberté,

le mélange du jour et du petit matin :

la bicyclette

la rue

les gens

le téléphone à 10 chiffres,

même au cœur du mois d'août

LA MATINEUSE

doit bosser pour se thuner.


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LE POINT DE NON-RETOUR


Pour oublier Nathalie :

sa façon de cueillir les fruits,

la douceur de son corps,

sa peau, ses seins.

Tout contre moi

ce va-et vient de folie,

sous la douche

dans le lit

après les manifs

à la fac

dans les toilettes,

les pipes si bien tirées

par cette bouche experte,

par cette main d'enfant,

par cette langue douce et ferme

maîtresse absolue,

du Point de non-Retour !


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LOIN DU GROUPE


Lequel de nous deux a touché l'autre ?

Je ne sais pas,

mais ça fait mal.

Dans ce cas là

on pense aux autres,

à ce qu'ils vont dire dans la prairie.


Dans cette vie si compliquée,

on a besoin de s'attacher

les uns avec les autres,

quand ça fait plus crac crac

on rame,

on branche la télémoque.


Cela peut durer des mois,

parfois des années,

à flipper comme un malade

loin du groupe :

ne plus manger sa soupe,

ne plus prendre son pied.


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ANITA SANTOS


Je pense encore à toi ;

à la douceur de ton visage,

à tes cheveux dans mes yeux,

à ce que tu me disais, aussi,

tendrement dans l'oreille

en regardant cette mer caféine :

"- Que d'un côté y'a les mots,

et de l'autre

l'amour."

Mais plus le temps passe,

plus il y aura un peu

d'herbe diamantine,

ou des quartiers de lune,

au Brésil,

qui se souviendront de nous...

en regardant sur ces écrans Géants,

la projection

de nos baisers !


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La Question


Tu marches toute seule
à côté de ton chien,
et tu penses à tous les amoureux,
et tu t'poses la même question qu'eux :
peut-on s'aimer toute une vie ?
Ton chien avance sûr de lui...
Toi, t'as trop les boules
car dans ta famille, c'est pas la joie !
Ton père vit à Dunkerque,
ta mère à Munich,
ton grand-père en Kanaky,
ta grand-mère en Australie...
Et toi, tu vis à Paris
dans un appart, sympa, de la rue Jacob,
que tu partages avec Mike,
un pilote de ligne à la PANAM.

Tous les dimanches, tu t'promènes
sur les quais de la Seine,
pendant que lui atterrit à L.A.
ou à CAPRI.
Et tu te sens de plus en plus malheureuse
de voir ta vie réglée, ainsi,
par des fuseaux horaires,
alors que d'autres s'embrassent tendrement
au bord de la Seine.
Et tu voudrais parler avec eux,
les embrasser aussi,
mais ça ne se fait pas !
Paris est une grande cité,
où chacun vit pour soi :
avec ses problèmes de sécu,
de comptabilité analytique,
de formulaire à remplir,
d'autoradios volés.

Tu regardes la Seine,
c'est ta façon d'aimer.
Déjà, quand t'étais lycéenne
t'allais lui parler :
de tes petites peines de coeur,
de ton premier crac crac,
de tes mauvaises notes,
la peur du dentiste du quai Malaquais.
Puis, ton départ pour les States
et ta rencontre avec Mike,
quelque part en Virginie...

Mais pourquoi regarder la Seine
quand on est plus la même ?
Quand la raison nous amène
là... Où on voudrait pas.
Pourtant, cet enfant il existe
à l'intérieur de toi,
il capte, également, la Seine :
tu ne le sais pas !
Il te crie :
"Maman ! Attends encore,
dans quelques mois... J'serai là !
Et je t'aiderai à remonter le courant,
à remonter la vie,
j'apprendrai l'américain
pour dire à Papa :
que l'amour n'est pas qu'un lit
ou du formica,
que tu n'es pas une poubelle
ou un lave-vaisselle,
qu'il y a aussi le respect,
la lune
les sentiments,
que t'es tous les jours la plus belle,
que t'es tous les jours la plus chouette,
que t'es devenue... Une Femme
et qu'il doit, désormais, t'ouvrir son coeur,
avant de t'ouvrir ses bras !"


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L'ÉCRIVAIN, C'EST COMME UN MARTIEN !


Il écrit pour tous ceux qu'ont chopé

les boules,

et pour tous ceux qui ont peur

un jour,

de se choper les boules !

Il écrit aussi,

pour tous ceux qui se retrouveront

sans rien,

sans morphologie,

comme une chenille vide,

sans message,

regardant un tournesol triste,

qui a perdu sa racine,

et qui prend le temps

de faire le grand saut

sur le macadam d'une nationale,

devant un groupe d'escargots Rockys

qui agitent des lumières,

des antennes humides,

comme pour repousser les limites du temps,

que quelque part

un jour,

on t'a volé!


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LA PRÉCARITÉ


On avance doucement dans nos igloos,

en suivant les signes de nos rythmiques :

l'autoradio du maître chanteur sous le bras,

un casque de moto sur la tête,

la vignette 2050 entre les dents!


On jongle, aussi, avec les mots,

avec les États-Unis d'Europe,

on compte les ambulances, les fusibles...


Mais il arrive, parfois, qu'on s'arrête

dans des endroits spéciaux,

qui sont installés comme des aiguillages,

pour que nos "legs" prennent enfin... Du repos.


À ce moment-là, on réfléchit très fort

dans nos melons hallucinogènes

remplis de morceaux d'étoiles,

de bivouacs solitaires, de caissons étranges,

et de textos qui décrivent un bonheur

qui se tricote à l'envers,

dans le sens de la Précarité.


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NOTRE PÈRE


Humblement,

on te présente

nos vies

et

qu'importe,

ce qu'elles

sont...


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LA CITE DES ANGES


Tous les soirs,

après une journée de merde,

elle prenait sa dose

pour échapper à la réalité,

pour accélérer le destin,

pour casser le monde

au quotidien.


Elle ne pouvait, décidément, plus supporter

cette chaudière toujours en panne,

l'humidité des murs,

l'hypocrisie des gens

à la mort de sa mère ;

puis, toutes ces lettres découvertes

dans une armoire fermée à clef...


C'était devenu l'enfer,

pour elle qui se retrouvait, seule,

avec une 4 L,

et une antenne TV,

dans ce petit pavillon

de la Cité des Anges.


Maintenant qu'y avait plus sa mère,

elle était devenue

une sorte de vieille fille,

dévaluée,

toute mal foutue.


À sa place, les autres auraient choisi

le travail, les sirops,

les tournois de bridge,

ou de monopoly...

Elle, au contraire, avait choisi

un arbre mort,

des tailleurs gris,

un cercle de vieux dealers

rencontrés à l'arrêt du bus.


Aussi, décida-t-elle, un jour,

et sans état d'âme,

de vendre à la baisse

tous les bijoux de sa mère,

pour se payer ses piqûres journalières,

qui endormaient si bien

la solitude de sa chambre,

tapissée de jaune.


Et... Toujours le bruit régulier

de cette citerne en aluminium,

sous la rotonde,

dans le fond du jardin.


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SCANOGRAPHIE


On t'avait pas tout dit sur l'univers :

qu'il y a aussi des blondes,

aux visages voilés

par des ciels jaunes,

et des toiles d'araignées,

qui clôturent

les jardins.


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PUITS DE JOUR


C'est une histoire d'amour,

pas d'un filtre à café,

plutôt un flash,

une roue de secours.

C'est l'histoire d'un cœur

qui se met à vibrer,

et d'un autre qui répond,

qu'il voudrait bien aussi

se mélanger.

Mais déjà il est trop tard,

les portes du métro se referment

sur ce qui aurait pu être,

un immense espoir.


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JOURNAL D'UN PRISONNIER


2 Janvier - Ce soir, moi aussi

il pleut dans mes yeux ;

tous ces tiroirs ouverts

que je ne peux plus fermer,

tous ces miradors éclairés

même dans mes pensées.

Soudain, j'entends un bruit assourdissant

qui envahit le couloir. Puis, sous la pression

de nombreux renforts extérieurs, c'est la porte

du cinquième étage qui explose ; avant que ce

bataillon de furieux ne pénètre à l'intérieur

d'une micro-cellule, devenue insomniaque

pour cause de suicide réussi.

Le noir, comme une sentinelle, assure donc

la préface en ce début d'année.

Déjà hier, le crépitement d'un chargeur

dans le ventre d'un gardien !

Lui aussi était bien malheureux :

mais le pire, c'est que tout le monde

ignorait qu'il était vidé

à ce point !...


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OPAQUE


Plus

tu Souffres,

plus

ton Rachat

sera,

Possible.


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AGUA DE MAYO


Y'a beaucoup de rancune,

dans l'eau du Mois de Mai,

contre tous ceux qui t'ont fait

un mal d'enfer,

en te jetant du venin en rafale

partout dans tes images,

avec aussi quelques méduses

pour détruire ton refuge.


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LA MANO RENEGAT


Mais tu la retrouveras

ta vie d'artiste,

qu'ils ont voulu briser.

Et tu la reconstruiras

cette super pyramide,

de couleur ocre,

qu'il ne pourront

plus jamais

toucher !


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AMANDINE, AMANDIER


Le monde autour de toi,

l'univers autour de nous,

toi tu vis dans ta bulle

avec ton Amandine.

Putain de société !

Que t'es mieux au lit,

à tremper ton biscuit

avec une Amandine,

qui capte si bien la vapeur

en ouvrant sa bouche,

tout autour de

ton Amandier !


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EGLANTINE, EGLANTIERS


Trouver du blé,

la reniflette,

puis se retrouver, ensuite,

aux restos du malheur,

t'as connu ça

par cœur,

avant de flasher sur

cette Églantine,

un soir de déprime,

à l'intérieur

de ce trou bien charnu,

gavé d'Églantiers !


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L'APPARTEMENT DU LIVRE


Tourne, tourne,

les pages de ce livre,

pendant que je découvre

l'Appartement du Livre.

Pendant que je traverse

ces longs couloirs

qui sentent le sable,

l'amour de l'Afrique,

et qui effacent

les rancunes,

et les doutes,

les déceptions

qu'on a pu avoir sur les autres ;

les sourires hypocrites

de la vie du réseau :

avec tous ces écrans,

ces rails,

et cette bureautique,

qui te transforment, au fil des années,

en une mécanique sans prestige.


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LECTEUR - LECTRICE


Tu tires sur les manettes,

pour quitter ce sol galvanique ;

les Étoiles s'éclatent,

elles te fixent dans les yeux !

Si des fois tu vas chez elles,

tu seras bien reçu :

elles l'ont dit au soleil,

avant qu'il ne disparaisse.


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