caloucaera poésies       13 mars 2006




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Sybaritisme :
Jeu t'aime
Douce merveille
Sens dessus dessous :
Bien dans sa peau
Sans dessous
Pour Elle :
Belle évanouie
Vague à l'âme
Je ne veux pas vivre de souvenirs
Brasier :
Brasier
A la femme sans visage
Tu gémis si bien...
La mémoire et l'Amour


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SYBARITISME
SENS DESSUS DESSOUS


Bruno BOULAIS


Sybaritisme : Recherche extrême ; raffinement voluptueux. Sybarite : Homme qui mène une vie molle et voluptueuse.
Bruno serait-il un Sybarite ?
M'étant fait traiter, récemment, de vieux libidineux (Livré aux désirs charnels), je ne pourrais pas lui en faire le reproche.
La seule chose dont je sois certain, c'est que les vers de Bruno sont superbes et qu'un peu d'érotisme ne peut faire de mal à personne.
Et puis, mon cher Bruno, je te souhaite sincèrement que tes poèmes soient autobiographiques !


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JEU T'AIME


Viens belle diablesse d'ombre
Que je garde pour moi ton corps
Viens fée sensuelle et sombre
Sois prisonnière que j'explore

Douce femme alambiquée
Je veux te voir presque nue
Debout et les yeux bandés
Offerte, Princesse absolue

Voir enfin tes seins durcir
Et ton ventre entretenir
Ce plaisir de gente dame
Que le roi aimé affame

T'entendre de plaisir gémir
Te voir de désir frémir
T'oindre de ma langue
Boire le thé à la mangue

Sois ma déesse soumise
Partage ces variations
De ma douce convoitise
À ma totale admiration


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DOUCE MERVEILLE


Sensualité à corps noir
Grains de peau musquée
Sans aucun accessoire
Je vois cette beauté

Ses mains douces
Ses doigts fureteurs
Ses lèvres de mousse
Sa langue de chaleur

Reine de l'amour
Elle a plus d'un atout
Et combien d'atours
Dans son sac à frous-frous

Dégustant le fruit érigé
Comme nulle autre pareille
Elle sait faire perdurer
La très douce merveille

Mordillant le torse
Elle inflige morsure
Plaisir qu'elle renforce
C'est là sa signature


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Bien dans sa peau


Être bien dans sa peau pour que l'autre ait envie d'y entrer
Susurre la jeune femme sensuelle de sa voix très douce voix
Je suis très bien dans ma peau alors viens t'y prélasser
Afin de partager cette volupté au plus loin de mon émoi

Être bien dans sa peau pour que l'autre ait envie d'y goûter
Murmurais-je à l'oreille de la fille à la voix chaude et douce
Je suis très bien dans ma peau alors viens t'y abandonner
Afin que de ce voyage la charmille jamais tu ne rebrousses !


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Sans dessous


Sans dessus dessous
Envers et contre toi
Nue dans tes dessous
Synopsis pour moi
Ursule de ta moue
Ayons feu de bois
L'âtre semble roux
Il est alors parfois
Très infiniment doux
Et suave d'être soie


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Belle évanouie


Cette jolie femme inconnue
Que je coudoie là dans la rue
Et que j'envisage alors nue
Cette femme n'est pas méconnue

Car réminiscence de ton sourire
Comme j'aime enfin me souvenir
Me tranquilliser de tous tes rires
Me rassurer de tes défunts désirs

M'enivrer des fragrances de ton corps
M'étourdir de tes sensuelles chatteries
M'ébaudir de tes tendresses encore
M'apaiser enfin de tes diableries

Le parfum de la belle inconnue
Loin tout là-bas au coin de la rue
S'échappe et a éperdument disparu
Sans m'être totalement méconnu

Rien ne sera bien dans ce monde
Puisque tu en as été si vite arrachée
Oh ! Désirable femme juste croisée
Si vous saviez ma peine inféconde


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Vague à l'âme


Dompte le bien, jolie dompteuse
Sois sereine calme et joueuse
Et de ton passager vague à l'âme
Construis alors de jolies gammes

Dompte le bien, douce câlineuse
Sois coquine, belle et voluptueuse
Et de cet éphémère vague à l'âme
Élabore alors tes désirs de femme

Dompte le bien, sensuelle rêveuse
Sois libre, rassurée et sulfureuse
Et de ce vil fugace vague à l'âme
Conçois alors un précieux sésame


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Je ne veux pas vivre de souvenirs


Au souvenir de tes vivants sourires
Je ne veux pas vivre de souvenirs
Au souvenir de tes fougueux désirs
Je ne veux ni ne peux m'en dessaisir

De cette femme alanguie renversée
Brune au corps sépia lèvres carmin
Il n'y a rien à dire que ce désir oublié
Sauf à le vivre sur le lit à baldaquins

Image sulfureuse aux cerises rouges
Fruits déposés sur la conciliante soie
Et se désaltérer enfin de la carouge
Afin de toujours la sauvegarder en soi

De cette noble jouissance ténébreuse
Il n'y a rien à écrire que ce trouble
Exacerbé par cette brune voyageuse
Dont je reste à tout jamais le double


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BRASIER


Madame puisque vous me dîtes
Que le feu de votre doux brasier
Sans moi ne s'éteindra si vite,
Je ne puis dès lors vous laisser.

Donnez alors, à ma tendre langue,
Ce feu noir d'entre vos cuisses
Que je le dévore comme la mangue
Là, entre vos reins, ne s'enfouisse.

Marquise, offerte les membres en croix,
Gémissez moi, douce, ce fruit absolu
Avant que ne s'évanouisse votre voix
Au bout du voyage que vous fîtes nue.


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A LA FEMME SANS VISAGE


Merci, jolie femme sans visage,
D'avoir donné votre sensualité
D'avoir offert vos doux rivages
Sur ce cliché peuplé de volupté.

Votre image, d'un bel érotisme,
Illustre parfaitement mes vers
Soyez donc ici avec épicurisme
Remerciée, éphémère passagère.

Telle celle de Gustave Courbet,
Sur la toile "L'Origine du Monde",
Vous resterez la délectable dénudée
En jaquette des milliers de seconde.


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TU GEMIS SI BIEN...


La cacophonie des idées vautours,
Le tumulte des paroles autour,
Le charivari des écrits alentour,
Mais tu gémis si bien dans l'amour !

Le pouvoir grandissant des religions,
Qui jugent, condamnent au grand jour,
Et l'intelligence morte de convulsions,
Mais tu gémis si bien dans l'amour !

Ces gouvernants à la politique de feu,
Ces faux histrions entourés de leur cour,
Qui camouflent les véritables enjeux,
Mais tu gémis si bien dans l'amour !

Cet art sacrifié sur l'autel de la bêtise,
Négligé et repoussé, là en arrière cour,
Faut-il vraiment alors qu'il agonise ?
Et tu gémis si bien dans l'amour !


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La mémoire et l'Amour


Je meurs de cette tendresse
Et revis de ce plaisir fatidique
De tes mirobolantes caresses
Tu es mon affriolant viatique

Je vis de ton corps à jamais offert
De tes soupirs toujours récoltés
J'engrange tes cris de soie d'hier
Et moissonne ma houle de cet été

Femme authentique véritable
Tu me fais complice fier amant
Goûtant la porte de ton étable
Je distingue le doux firmament

Je mange tes musiques cris
En dévorant de mes mains
Tes délectables sucrés fruits
Et cette marée de mes reins

Mémoire de l'amour aux corps
Amour vagabonde en mémoire
Je jouis de cette petite mort
Pour mieux renaître et te boire

Je me consume de tes spasmes
Tu me rafraîchis de tes plaisirs
Je me ressuscite de tes orgasmes
Oh ! Floria, fille femme de désirs


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