caloucaera poésies       20 janvier 2005




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VOLUPTE
AMOUR MOTS
ELLE MEME
TOUSSAINT LIBERTINE
OFFRANDE
LUMIERES TAMISEES
IVRESSE INCANDESCENTE
IMAGINATION
AU CIEL DE TES DESIRS
SENSIBILITE
ATTACHE-MOI
ECOUTE...
FAIRE PALIR LES ETOILES
PARENTHESE
DESIRS
PLAISIR
PETITE FILLE DU SOLEIL
NUITS
APPRIVOISE-TOI
FEMME OCEANE
ORAGES
L'EMPIRE DES SENS
VANILLE


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PEAU AIME


Bruno BOULAIS


Des poèmes d'un discret érotisme, dans lesquels il n'y a que la forme qui soit classique. Bruno continue à jouer avec les mot, qui se transforment en images, lesquelles semblent jouer parfois à saute-mouton.
Notre poète tient à ses rimes, pas toujours riches, mais souvent surprenantes.
Une bien belle et originale façon de chanter la femme et l'amour !


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VOLUPTE


Entends les nuages au mitan d'une fille
Lorsque de ses seins océans il te parvient
Le son de la terre et, qu'entendant ses trilles
Un théorème de l'amour justifie ses reins

Vois les notes sur le ventre de la dame
Lorsque de ses lèvres il te murmure
Le cri de soie et que, tirant des larmes
Une théorie du désir alors te rassure

Respire le futur dans les yeux de l'amante
Lorsque de ses souffles frais il te ricoche
Des fragrances miel et que, suivant la sente
Un humanisme de jouissance te décoche

Sent les grains de peau de la sensuelle
Lorsque de ses hanches feu il te houle
Le plaisir exact et, qu'effleurant la voyelle
Une folle philosophie de vie en découle

Savoure l'espace dans le cou de l'égérie
Lorsque de ses mains douces il te pénètre
La saveur de vie et que, fouinant sa prairie
Une hypothèse retrouvée te fait renaître


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AMOUR MOTS


Effleure ma peau de tes mots
Comme les notes de l'adagio
De ce crépuscule nouveau
Avec ce souffle de sirocco

Affleure mes mots de ta peau
Comme les pastels du caraco
Là bas à l'ombre des bouleaux
Des douceurs sur le plateau

Désaltère-toi de mes pensées
Sous le nuageux ciel orangé
Hydrate mes courbes irisées
De tes fragrances vanillées

Effeuille mes attentes de plaisirs
Au creux de tes mains désirs
Ouvre la porte de tes doux soupirs
Et des tendres méandres à quérir

Fais l'amour avec couleurs cascades
En te jouant des longues palissades
Et nous laissant fusionner en marinade
Abreuvons-nous de la douce orangeade


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ELLE MEME


Elle m'aime
C'est elle-même
Qui a dit je t'aime
A lui-même

Cadeau suprême
Comme apothème
De l'hélianthème
Pour lui-même

Pour elle-même
Voici ce poème
Les mots sèment
La lettre " M "

Il l'aime
C'est lui-même
Qui a dit le " M "
Elle a dit idem


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TOUSSAINT LIBERTINE


A ces miels seins
Que j'ai caressés
De tendres mains
Que j'ai embrassés

A tous les seins
Alors palpitants
Au petit matin
Parfum de safran

A tous les seins
Fiers et arrogants
A damner un saint
Thank you Satan

A tous les seins
Pommes ou poires
Fruits à quatrains
Sous le peignoir

A tous les seins
Cachés devinés
A la Toussaint
Seins dénudés

A tous les seins
Désirés et rêvés
Derrière le tain
Jamais effleurés

A tous les seins
Clairs ou sombres
Pour demain matin
Dans la pénombre

A ces fragiles seins
Perdus à tout jamais
Dont je me souviens
Au fond de la maie

A ces tendres seins
Fragrance vanille
L'acte sous seing
Privé qui déshabille


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OFFRANDE


J'ai envie de tes lumières tamisées
Je t'offre mes luminosités ocrées
Comme un doux présent déposé
Comme un tendre paysage arborisé

J'ai envie de tes lettres assemblées
Je t'offre mes tendresses étoilées
Comme un effleurement poétisé
Comme une espérance galvanisée

J'ai envie de tes sourires relaxés
Je t'offre mes dires métamorphosés
Comme un chemin tranquillisé
Comme une cascade apprivoisée

J'ai envie de ton malicieux toi
Je t'offre mon turbulent moi
Comme un nous millimétré
Comme un duo géométrisé


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LUMIERES TAMISEES


Laisse palpiter tes seins
A désirer les caresses
Vouloir les douces mains
Sur la rondeur des fesses

Laisse palpiter ton ventre
A réclamer les baisers
Faim du tendre bas ventre
Avec cette douce rosée

Laisse palpiter tes hanches
Oser les hardies chatteries
Soif de la délicate branche
Goûtons ces coquineries


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IVRESSE INCANDESCENTE


Caresses longues et douces
Interminables lentes à frémir
Douces comme la mousse
A presque vrai en défaillir

Frôlements des mains légères
Des doigts insensés et frivoles
Tout pareil à la douce fougère
Juste à en perdre la boussole

Chatteries des envies coquines
Des souffles chauds et fervents
Étreinte foudroyante qui fascine
Au beau mitan de ce bel océan

Ébats fulgurants et voluptueux
Tendresses libres et sensuelles
Malicieuse, capture le boutefeu
Afin d'immuniser cette étincelle


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IMAGINATION


Ce midi au moment de la digestion
M'étant assoupit quelques instants
S'enclenche la féconde imagination
Qui procure de doux frémissements

Tu succombais à mon cépage
Et levais le doux voilage de soie
Tendrement tu te glissais en moi
Et tu sentais mes frémissements

J'effleurais ton doux plumage
Je chavirais de ta houle du large
J'accueillais tes sages alpages
J'offrais mes reins ombrages

Nous irriguions nos fières rivières
Nous unissions nos sages folies
Nous déposions les mots d'hier
Nous chavirions de nos alchimies


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AU CIEL DE TES DESIRS


Inonde mon corps de tes souffles
Je baigne le tien de mes fragrances
Donne-moi les étoiles qui essoufflent
Je t'offre mes plus douces stances

Dépose-moi aux cieux de tes plaisirs
Je repose tes sensations intimes
Berce-moi de tes flots de tes vagues
Je borde ton ciel de lit de rimes

Transforme en or tes mélodies
Je change les sons percussions
Bruisse ma peau de tes envies
J'irise ton corps de déraisons


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SENSIBILITE


Osmose des mots
Frissons des dires
Caresses des peaux
Vibrations des rires

Écoute des silences
Rythmes des rimes
Vision des absences
Secret des cimes

Fluidité des sens
Souffles sauvages
Satin des errances
Verve des rivages

Clarté des envies
Houle des reins
Passions de vie
Nacre des mains

Drapé des désirs
Voile des seins
Caresses de plaisirs
Dévoilé des reins


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ATTACHE-MOI


Tu es attachée à moi
Comme Almodovar
Alors attache-moi
Sois encre du buvard

Attaque-toi à moi
Tremble de désirs
Me donner à toi
Et te faire frémir

Rencontre improbable
Et pourtant bien réelle
Sur les plages de sables
Aux récifs de soleil

Histoire incroyable
Libre et pétillante
Et pourtant probable
Aux nuits étoilantes

Livrée à moi, dis-tu
Femme tremblante
Et terrible, sais-tu
Oh fille désirante


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ECOUTE...


Écoute... Dans le silence de ma voix
J'entends les battements de ton cœur
Écoute... Dans la chaleur de ta voix
Perçois-tu de ma peau la douceur

Drape-toi de mon souffle vigueur
A l'envol du goéland libre et sensible
Pare-moi de ta voix aux sons vainqueurs
Tu atteins, précise, le cœur de ma cible

Blottis dans mes jeux tendresses
Jeux de mots, jeux de do, jeux de dos
Ose soupirer de tes mains caresses
Explorant toutes lignes de ma peau

Endors-toi à l'ombre de mon désir
En lisant le message des étoiles
Éveille-moi au soleil de tes plaisirs
De mon souffle, je gonflerai la voile

Dépose-toi à l'épiderme de l'origine
Frissonne alors, artificière aimante
Ne démine pas cette sensuelle mine
Au creux de cette fusion frémissante

Donne-moi tes mots de folie vibrante
Poème de gestes tendres, de silence
Réchauffe mon dos de soierie criante
T'offrant la sincérité de mes stances


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FAIRE PALIR LES ETOILES


Être déchaîné de désir
Don du corps nu rassuré
Ta voix source de plaisir
Rafraîchis-moi de ta rosée
Rêver tes rivières nacrées
Sous le corsage de soie
Tout donner, tout garder
Pour un ultime cri de soie
Flammes de mes mains
Combler le manque miel
Paumes sur de fiers seins
Voir dans tes yeux le ciel
Te sillonner de murmures
T'ouvrir de belle confiance
Ensemble brisons le mur
Et mêlons nos doux sens
De tes émotions de femmes
Je ferai mes envies d'homme
De tes souhaits de flammes
J'offrirai l'arc de mon dôme
Pour toi je gonflerai la voilure
Afin de bâtir tuiles après nuits
Cette douce et solide toiture
Qui te fera dire alors " je suis "
Loin de l'aurore de tes interdits
Au zénith des nouveaux périples
Ose alors tes retrouvailles à midi
Et vibre de toi et de tes multiples
Rendre réel ce chemin d'espoir
Que tu veux sinueux sur la toile
Tiendrais-je dès lors le bougeoir
Qui gonflera de douce soie ta voile


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PARENTHESE


Je ressens tes mots sur ma peau
Alors que ta nuit se teinte de blanc
Ils donnent l'envie de tes coraux
Et de tes plaisirs d'en être garant
Ici, là-bas et ailleurs cette simplicité
De mes pensées marines et océanes
Fera de toi celle qui de sa liberté
Délivrera tous ses désirs de femme
Approche ton ouïe de mon cœur
Reçois mes envies sincères et pures
Donne-moi de ton cœur la chaleur
Et scelle la parenthèse à l'or pur
Enlaçons nos espaces plénitudes
Soyons force d'harmonie sereine
Et ne perdons sous toute latitude
En nos corps la Liberté souveraine
Accoste enfin au pays de ma peau
J'oserai au royaume de ton corps
De sensuels frissons les plus beaux
A l'orée des dunes de ton décor
A l'ombre de ta douce vierge forêt
Je racinerai l'arbre du désir serein
Pour découvrir en nous l'étranger
Au mitan du chemin par toi peint
Par tous ces mots qui me viennent
E l'écho de ton vivre sensible
Dois-je dire qu'ils me parviennent
Dictés de sensations indivisibles


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DESIRS


Corps désirants sur les draps ocrés
Souffle léger apaisant les peaux
Sans crainte au cœur de la nuitée
Chère, serais-je de tes désirs l'écho

Des yeux promettre les tendresses
Que la paume demain prodiguera
Rêver alors les désirs inverses
Que l'être en fusion recueillera

Sensualité exacerbée et partagée
De deux esprits libres vainqueurs
Ressentir sûrement la fraternité
A l'instant des fraîches douceurs

Corps abandonnés en plénitude
Soupeser chaque seconde folle
Et retrouver la délirante attitude
Sans aucun masque ni nul rôle

Apprécier le grain des épidermes
Cueillir lentement les doux fruits
Et les déguster à même le derme
Que de langoureux plaisirs de nuit

Voici mes mots sans détour de désirs
Les salueras-tu du mot de la dame
Faisant ricocher tes idems plaisirs
Au creux de tes envies de femme


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PLAISIRS


Désirs toujours en éveil
Jeux couleur de la veille
Feu des corps passions
Flammes qui donnent frissons

Effleurements désirants
Comme souffle du vent
Se laisser choir
Par delà le miroir

Gémissements furtifs
Des corps captifs
Femme marine
Femme saline

N'en pouvoir mais de désir
S'offrir de plaisir
Attente douloureuse
Doucereuse et heureuse

Don de soi chacun
Grains de peau salins
Caresse d'un sein
D'une paume de main

Intense et doux désir
En attente du plaisir
Afin de te gémir
Afin de te frémir

Finale d'Échec et Mat
Devenu finalement Pat
Puisque nu et nul
Les corps s'annulent

Nos plaisirs s'explosent
C'est le jeu que j'ose


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PETITE FILLE DU SOLEIL


Puisque la nuit à vernir
Petite fille du soleil
Le matin va venir
Viens goûter mon sommeil

Rêvons les frontières
De nos nuits fières
Imaginons les émeraudes
De nos couleurs chaudes
Fantasmons nos folies
De nos cascades lits
Humons nos corps embarqués
De nos parfums musqués
Cascadons nos envies
Sur la licorne de la vie
Sensuellons nos pensées
A la fraîcheur de nos ocrés
Peuplons nos frissons
De nos mots fripons
Voilons nos impudeurs
De notre force de l'heure
Noctambulons nos jours
De nos nuits de toujours
Étoilons nos rivages
De nos deux visages
Approchons la cascade
D'une douce noyade
Baisons nos peaux marines
De nos rouges lèvres salines
Désirons nos jeux
Puisque tu es je
Désirons nos appels
Car je suis elle
Offrons nos corps à la nuit
Dans ce désir inouï

Le matin à verdir
Petite fille du soleil
Viens goûter nos merveilles
La nuit va devenir


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NUITS


Sérénité des nuits sombres
Qu'as-tu fait de mon ombre
L'ombre est toujours lumière
Pour tes douces nuits solaires
Désir d'être vraie et sereine
Noctambule tu seras la sirène

De la complice pénombre
Jaillira la nuit féconde
Entre chien et loup
Sans masque ni loup
Te presque deviner
Tes désirs à capter

Le silence des barques
Dans la musique des mots
Telle sera la sincère marque
De ta nuit Marquise d'eau
De tes nuits tricoter les mailles
Entre ciel-soleil et rouge-vitrail


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APPRIVOISE-TOI


Allumer tes brasiers
Au creux de ton feu follet
Apaiser mes incendies
Au mitan de mes insomnies

Écrire des mots fabuleux
Sur la toile de ta peau
Avec tes doigts bleus
Qui aiment tant le beau

Ne rien dire soudain
Se comprendre tout à fait
Fringale d'autres desseins
En cette douce nuit d'été

Grains de peau en appel
Qui es-tu femme sensuelle
Avec tes phrases si belles
Et tes mots en rappel

Apprivoisante apaisante
Incendie volontaire
De la nuitée rougeoyante
Laissons nous faire

En vie, envies multiples
Les caresses de tes mots
Avec toi le beau périple
Emmène-moi tout là haut


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FEMME OCEANE


Tu es petite fille du soleil
Qui m'attise et me bruisse
Une fille du magicien ciel
A des millénaires du riss

Ramène le drap sur tes yeux
Pour entrer dans le rêve
Deviner les teintes bleues
Quand le jour s'achève

Tu es femme de pensée
Écritures sur page d'ivoire
Celle de l'intérieure beauté
Avec la tendresse d'y croire

Dessine le monde à refaire
Loin des tristes tropiques
Libre sereine et volontaire
Avec tes légendes poétiques

Tu es être de sensualité
Voix chaude dans l'ébonite
De tous ces désirs incurvés
Pour des nuits apocalyptiques

Catapulte le drap de nos yeux
Afin que l'enfant des flammes
Désirant tes doux rêves bleus
Perçoive tes désirs de femme


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ORAGES


Corne de brume appel du large
Sens en éveil durant l'orage
Pour quelle nouvelle belle page
Belles expressions du visage

Senteurs de pluie terrienne
Sur ton corps couleur païenne
Brume douce et aérienne
Dans ta main la mienne

Parfums d'origine du monde
Dans la moiteur gironde
Entends encore qui gronde
Le bel orage qui inonde

Les douces mains dévoilent
Désirs comme partage vital
Des chairs sous les étoiles
Et les effluves de santal

Étreintes ocres et bleues
Dans la surprenante nudité
Des corps, soudain noueux
N'égare pas cette nuitée


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L'EMPIRE DES SENS


Tes mots appellent l'éveil des sens
Sens ni plus interdits qu'uniques
Que faut-il donc dans la balance
Pour ces doux désirs oniriques

Peut-être partir des mots des voix
Et de ta claire fontaine jaillissante
Le vol des sternes montre la voie
De ces voyages d'allure sillonnante

Et puis voler dans les harmonies
Sous les frissons des vents d'ouest
Tout au long des littoraux de vie
Pour se coucher tantôt à l'Est

De la margelle en précaire équilibre
A la marginalité solide et sereine
Décidons d'être volontaires et libres
Tels sur le plateau le roi et la reine

En toi vouloir me sentir glisser
Cœur à cœur et corps à mots
Dirais-je donc si tu le permets
Que je suis bien dans ta peau

L'éveil le plus noble des sens
Est celui qui n'est que partage
Des corps et douces fragrances
Accostons vite sur ces rivages


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VANILLE


La douce peau fragrance vanille
Quand les corps se déshabillent
Nul besoin de quelque apostille
Le désir alors nous émoustille

Le corps est soyeux et fourmille
De trésors veloutés qui titillent
D'envies la consistante gambille
Tant que les lèvres s'éparpillent

Enflammant la brûlante étoupille
Afin qu'alors les plaisirs pétillent
Et que les caresses croustillent
Pour la plus belle des estampilles

Je suis doux matelot de ta flottille
Et pour tes nuits la tendre mantille
Tu percevras les astres qui brillent
En poursuivant ce parfum de vanille


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