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Poèmes de l'Épervier
ces poèmes québécois introduisent la francophonie sur notre site. Nous sommes en Amérique, la langue est joliment française, même si André Labrosse vit dans la région de Mont-Laurier, très au Nord de la Guadeloupe, il est incontestablement des nôtres ! revenir au début
De la vie à s'étouffer d'amour, De la joie qui se gonfle éternellement, Des baisers d'une suavité de velours, C'est moi, rien que moi, simplement… De la chance qui se colle à mon corps, De l'envie des autres et quelques rires… Mais qu'importe! Je n'ai point de remords. Seulement que de l'amour à offrir ! De la vivacité au jeu de l'amour infini, Situation bienfaitrice de toute ma personne. Que de plaisirs vers un avenir plus que béni ! Que de satisfaction, O ma " Belle Madone "! revenir au début
Douce évasion de mon cœur Où se glisse un amour des plus chaleureux. Beauté inassouvie d'une fleur Qui s'épanouit en des pétales de feu. Baiser que je désire en une fuite désespérée Pour que le malheur s'évanouisse à jamais. Étreinte savourée par des mots étouffés Jalousement gardés dans notre doux palais. Mélange de rêve et de réalité insouciante, Une vie qui s'achemine dans un bonheur. Folle envie d'aimer cette biche aimante Qui s'offre à moi sur un plat de fleurs. revenir au début
Piège d'amour depuis longtemps désiré, Saveur délectable d'une musique veloutée Où le cœur s'extasie d'une lèvre aimante En ces minutes glorieuses et offrantes. Corps dénudé de toutes impuretés insalubres, De la joie s'y installe ignorant le lugubre Y faisant place à l'amour de plusieurs nuits Où l'habitude n'est peu à l'approche du fruit. Feu crépitant de mille baisers flamboyants, Je te désire dans une ardeur plus qu'enfant. Immortalité du geste, c'est l'amour sincère D'une vie qui nous offre une belle galère. revenir au début
Tu es mienne au plus profond de moi, Tu es ma Reine sous un silence évocateur. Tu es le joyau qui en fait foi, Tu es ce que je désire avec ardeur. Tu es ma planche de salut vers l'apogée, Tu es mon désir frisant la folie. Tu es mon destin pour y rester, Tu es mon corps au rythme du défi. Tu es mon soleil, mon sourire, ma gaieté, Ma force, mon regain, mon espoir de tous les jours. Tu es tout et plus encore, ma Bien-Aimée ; Tu es un Amour et plus que mille discours… revenir au début
Je piétine un trottoir frustrant et glacial, Mon corps transi cherche un apaisement littéraire ; L'espèce humaine a un regard malicieux et primaire, Je suis envahi par ces incorporels, ces chacals. Ciel grisâtre de magnifiques colonnes d'intelligence Surplombent un cerveau dérouté, paniqué. Bibliolâtre, un lieu d'amour, de mots parfumés M'accueille dans ce sanctuaire livresque et sans offense. Des livres ornent l'intérieur d'une grande sagesse silencieuse. Je ferme les yeux dans une béatitude bouquetée. Quel beau paysage à mon esprit enfin libéré ; De la connaissance à profusion, de la poésie gracieuse. Je lorgne ces allées avec respect et inspiration. Le calme revêt à tout prosateur la beauté des mots. Éloigne-toi rimailleur, ne blesse pas l'écho ! Lumière tamisée, les cerveaux consultent avec méditation. Je m'arrête et mes yeux s'agglutinent vers un livre flamboyant : Alfred de Musset, poète de la douleur et des passions ! A côté, l'amoureuse Georges Sand… J'en ai le frisson ! Lien tumultueux entre deux êtres, entre deux amants. Parcours salutaire de poétiser ce cénacle d'érudit. Je suis entouré de pages lettrées, de belles couvertures. Aucun départ à signaler! La Muse descend de son azur Me soufflant de la prose, des versets à l'infini. revenir au début
La planète terre rougit de honte, Le sang gicle pareil à un geyser. L'hypocrisie s'étend dans ce beau monde. On applaudit mais nos mains sont remplis de galère. La paix ? Qu'est-ce ? Une musique mitraillée Dans un enfer absurde. Le cœur démuni d'espoir Pointe l'horizon dans une odeur de mort décharnée. Le verdâtre fait place à la déchéance par le noir. L'humain est un animal et l'animal est l'instinct. Je fouette ma race car le soldat domine l'enfer. Le joujou de la mitraillette, une éternité sans fin… Une poignée de mains ? Et le Satan en est fier ! Des cerveaux magnifiques sans aucune mémoire fidèle D'un passé de goulag où les chairs criaient paix. Je pleure d'amour où la mort n'a d'objet qu'une pelle… Les goules affamées se rassasient de bons mets. Où est le Dieu promis, le sauveteur des âmes désespérées Et la foi divine d'une justice sans égard à la richesse ? Quel nom dois-je inscrire sur les tombes ensanglantées ? Le ciel nocturne va-t-il se réveiller vers l'enchanteresse ? revenir au début
Corps ensanglanté Sur un lit tout blanc de pureté. Visage éphémère Où le cœur se promène en galère. Pourriture de mon âme Où l'objecte s'y accentue avec frénésie. Je te désire, Belle infâme, Sous les traits mêlés de dépit. Me voilà encore plongé Sous ton regard mille fois violé Cherchant l'impasse d'une joie Qui serait mienne à tout émoi. revenir au début
Chaumière isolée sous un regard feutré, Nuages impénitents, sans bruit maléfique. Pièce saccagée dans une expression étouffée. Dehors, la nature grogne un mutisme diabolique. Un fête gonfle la joie des participants. Tout autour, des notes entremêlées de plaisir. Et moi, aucune tonalité, aucun entregent. Je suis étouffé dans ma sphère en délire. Une femme au corps splendide d'envie Laissant dégager sa peau au gré du vent. Je lui parle sans mot dans un esprit Où mon corps s'abstient d'un désir brûlant. Un ami qui ment dans une facilité débordante Trahissant par la parole un lien intarissable. Bouche bée, je scrute l'ennemi dans l'attente… Mon comportement est obtus face au minable. La nuit, des soupirs craintifs et maladifs. Crier mon désarroi, exprimer mes cordes vocales. Aphone, souffrance, mon intérieur chétif… Je tituble aveuglément dan un corps volage. Un parler discordant pour une action frivole. Des mots désordonnés, fragilité de mon être. Aucune syllabe, de la douleur qui s'envole… Larmes éteintes, effacement pour ne plus paraître. Un cimetière, fosse non recouverte par la mort. Dernier pas, refuge assuré sans intonation. Exaspéré de me battre pour mon faible corps. Yeux clos, vent silencieux dans une détonation… revenir au début
Un parc quelconque dans un quartier anonyme. Je regarde passer les gens désabusés aux pas rythmés. L'hiver s'est enfui , les bourgeons éclatent dans de belles rimes. Un vent doux balaie ce pauvre sentier pollué. Un jeune couple s'arrête devant ma personne. Ils s'embrassent avidemment sans se soucier Et puis me voyant dans un sourire de Madone, Ils quittent d'un pas alerte, rires fort saccadés. Sans m'apercevoir de sa présence inopportune, Un vieillard au paletot déchiré crachant sa misère, S'étouffant dans ses peines grelotte ses rancunes. Le visage défait , il se lève blasphémant sa chair. Quelques minutes s'écoulent, une aguichante femelle S'assoit maladroitement dans un désir charmant. Je le regarde mâchouiller sa gomme charnelle : Une gourgandine de plus dans un corps dément. Aucun parler de ma part, elle se lève dandinant ses callipyges. Pauvre Vénus décripitée par le temps dans un maquillage atroce Et puis une vieille dame fort gracieuse, sourire oblige, Me salue d'une voix aigue et bien précoce. Elle me parle sans arrêt de la virtuosité de son piano, De l'enchantement de la musique dans son cœur d'enfant. On l'a dit folle!!! Elle doit déménager sans dire mot. Je la console de cette injustice dans un regard délirant. Elle se lève péniblement dans un sourire d'une grand-maman. Dos courbé, elle s'éloigne vers son destin cimenté Par la douleur, le chagrin tout en entendant l'encens D'un refuge vers un repos sans doute mérité. Pas très loin, des jeunes jouent au ballon Dans des cris discordants de désinvolture. Aucun souci, le jeu transperce l'horizon Dans un tintamarre entremêlé de voitures… Bientôt ce sera la fin de ce jour particulier. A mon tour de me lever avec candeur M'éloignant discrètement d'une société Où ma plume m'attend avec chaleur… revenir au début |
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