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MUSIQUE
Angélina BABILLOT
Chassé-croisé de souffrances et de bonheurs.
Celle qui devait aimer et protéger est défaillante.
Celui qui est tendresse disparaît.
Voilà l'amour qui arrive...
Elle croyait l'aimer Lui, il ignorait son existence. Elle ne cessait de l'observer Et refusait cette indifférence. Peu à peu elle s'aperçut Qu'il était d'un autre univers, Un univers sans ingénue, Telle la planète terre. revenir au début
Qui est-elle ? Sa joie est morte. Elle n'est plus. Son cœur est lourd, Son âme vagabonde, Son courage s'enfuit... Tous ces proches sont là, Mais tellement absents. Son esprit enfantin est parti, La laissant seule, Seule avec sa tristesse Et ses larmes prisonnières... Mort " Que ce mot, si court, est insondable et terrible ! " -Guy de Maupassant- revenir au début
Sa joie est partie, Tout comme cette femme Qui s'est anéanti Et a perdu son âme. Cette femme : sa mère N'est plus que matérielle, Elle a cessé cette guerre Qui vivait en elle. Oh, elle n'est pas morte, Elle n'est qu'absence ! Son esprit est innocence. Elle voulait se détruire, Mais ce sont les siens Qu'elle fait fuir. Elle a tué l'enfance De sa fille, Qui est devenu souffrance. revenir au début
La vie évolue, Les enfants grandissent, Les copains s'enfuient... Elle a grandi, Ses parents ont vieilli, Ses amis sont partis... Elle ne voulait pas grandir, Elle voulait rester une enfant, Dans un monde sans problème... Mais la vie, Dans son évolution, L'a abasourdi d'ennuis... revenir au début
Une mélodie envoûtante, Où deux êtres se sont enlacés. Cette musique ensorcelante, Qui les a hypnotisés. Ils ont savouré Leurs lèvres salées, Maintenant devenues amères, L'air n'est qu'éphémère. " Quand on voit la vie Telle que dieu la faite, Il n'y a plus qu'à le remercier D'avoir fait la mort. " -Alexandre Dumas Fils- revenir au début
Cela fera bientôt un an Que tu as avalé ces médicaments. Tu voulais mourir Pour essayer de guérir... Ton esprit est malade, Il suffirait d'une balade Pour tout oublier Ou du moins essayer... Tu vies dans la souffrance, Tu te crées un monde de silence, Tu t'enfermes dans cette prison, Qui te ronge comme un poison. Il suffirait de nous parler Pour pouvoir te libérer, Mais ton âme pleure Et ton cœur se meurt ! revenir au début
Elle brille de mille feux, Dans ce néant qui s'obscurcit, On dirait qu'elle joue un jeu Mais elle observe nos vies. Comme un diamant Dans un drap de satin noir, Elle fixe tous ces gens Et ne peut y croire. Découvrir ce nouveau monde Débordant de cruauté Et dont le sang l'inonde, Son cœur ne peut se l'avouer. revenir au début
Il est aisé de dire sa haine, Par des mots de colère, Telle une gangrène Qui ronge les viscères. Alors que d'être douceur, D'avouer ses sentiments, N'est parfois que douleur Au lieu d'être ensorcelant. " On tue un homme, on est assassin On en tue des millions, on est conquérant On les tue tous, on est dieu. " -Jean Rostand- revenir au début
A l'adolescence, Tout est effervescence. Comment savoir discerner Amour et amitié ? L'enfant se transforme, Les sentiments sont difformes, Les émotions sensations, La vie une question. revenir au début
Il nous frôle délicatement, Nous renverse passionnément, Nous prive de nos sens, Nous devenons incandescence. Aspiré au creux de sa vague, Nos idées s'embrasent, Notre corps divague, Nos pensés extase. Il est soleil, Sur notre peau halée, Il est miel, Dans un doux baiser. " Il m'a fait trop de bien pour en dire du mal, Il m'a fait trop de mal pour en dire du bien. " -Pierre Corneille- revenir au début
Souffrir est à la mode. Il n'y a pas besoin de code, Pas besoin d'être plusieurs, Il suffit juste d'avoir du cœur. Aimer, c'est plus compliqué, Il y a des messages codés. Pour aimer, il faut au moins être deux Et l'on n'est pas toujours heureux. Le problème, quant on aime, Par la suite on souffre. C'est comme tomber dans un gouffre. Aimer, puis souffrir, C'est la dure réalité de la vie. Malheureusement, on ne peut pas la fuir, On doit l'affronter, avec ou sans appui. Pour souffrir, il faut savoir aimer, Mais pour aimer, il ne faudrait pas savoir souffrir. revenir au début
Elle doit les retenir, Les ensevelir, Ne pas les laisser couler, Ne pas succomber, Les garder prisonnières Dans leurs sanctuaires, Gardées par un geôlier Bien trop discipliné. Elle doit paraître digne, Faire bonne figure, Jouer avec mesure, Ne transmettre aucun signe. revenir au début
Elle ne sait comment s'y prendre Pour atténuer sa douleur. Il faudrait comprendre, Avant de faire une erreur. Il serait pourtant facile De l'aider à guérir, S'il était moins passif Et la laissait agir. Mais, Monsieur n'en fait qu'à sa tête Et ne veut pas ouvrir son cœur. Mais, pourtant, elle persévère, Elle l'aide malgré lui Et elle stoppera cette guerre Qui inlassablement le suit. Elle sait que c'est dur De lutter contre le cancer, Mais ce n'est qu'une maladie impure, Qui a envahi notre terre. De toute façon, elle l'aidera, Car à tout jamais elle l'aime. revenir au début
A chaque jour qui s'écoule, Je le vois diminuer. On dirait qu'il roule Sur une pente trop accentuée. La vie est en train de le rattraper... C'était un homme si fort, Que la maladie a fatigué, Elle l'a touché à tort Et aimerait tant le tuer. Mais elle l'a pris en traître Et il va se venger, Il va résister, tel un maître, Devant un élève bien trop bête. Oh, oui, il faut résister ! " Les morts, se sont les cœurs qui t'aimaient autrefois. " -Victor Hugo- revenir au début
Il est parti à tout jamais : La maladie l'a emporté, Pourtant il résistait, Mais il s'est envolé. Il n'a plus combattu La maladie l'a vaincu. Mais elle ne l'oublie pas Il est son petit papa Et, pour toujours, Il aura son amour. revenir au début
Lui rendre visite, Là-bas au Paradis, Que sa vie soit finie Et que jamais ils ne se quittent. Son séjour sur la terre Soit à jamais terminée, Sa vie en enfer Soit achevée. Et que pour toujours Elle soit près de lui, Lui son roi, Parti en quelques jours. " On ne peut attendre de quelqu'un Seulement ce qui lui est possible d'être. " -J. Salomé- revenir au début
Faire une promesse A une amie sincère, Mais ce n'est qu'éphémère, Telle une caresse. Elles s'étaient promises Franchise et amitié, Mais, une a trahi Le pacte scellé. Il aurait mieux fallu Faire trôner l'hypocrisie, Mais elle n'a pas pu, Elles étaient amies ! Elles s'étaient données La rose de l'amitié, Qui maintenant est fanée Car elles se sont fâchées. revenir au début
Quelques jours de bonheur, Quelques nuits de folies, Pour donner tant de malheurs, Pour trouver tant d'ennuis. Ils n'auraient jamais du s'enlacer... Elle sait ce que son amie ressent, Elle sait qu'il l'aime tant, Mais, elle, il l'aime si peu, Du moins pas comme elle le veut. Son amie est tellement tout Et elle si peu... Ce sera toujours eux. revenir au début
On est samedi soir, Elle est infiniment seule, Elle n'a personne à voir Et personne qui le veuille. Seule, avec la musique, Cette musique qui l'interpelle, Cette musique qui lui rappelle Ces jours magiques. Seule avec la vie, Seule avec l'envie, L'envie de partir, L'envie de mourir. Elle aimerait tant oublier... Oublier ses bêtises, Oublier ses sottises... Ou, plutôt, tout recommencer. Elle voudrait tout recommencer, Pour ne pas oublier, Pour ne pas être seule, Pour que personne ne le veuille. revenir au début
Rien à faire, Rien à dire, Juste se taire, Juste subir. Ne pas parler, Ne pas s'exprimer, Ne rien voir, Ne rien vouloir, Ne rien penser, Juste oublier. " A défaut du pardon, laisse venir l'oubli. " -Alfred de Musset- revenir au début
Juste quelques larmes, Car elle était désespérée. Telles une arme, Elles l'ont blessée. Son ami est présent Pour la réconforter, A la place des absents Qui lui ont été arrachés. revenir au début |
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