caloucaera poésies Version du 15 mars 2005



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Leurre
Face à soi
Désolation
Évolution
Musique
Abandon
Étoile
Ces mots
Adolescence
Coup de foudre
Souffrance
Ses larmes
Sa maladie
Descente aux enfers
Au revoir
Juste un instant
Trahison
Un moment
Infiniment seule
Tout oublier
Solitude


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MUSIQUE


Angélina BABILLOT



Chassé-croisé de souffrances et de bonheurs. Celle qui devait aimer et protéger est défaillante. Celui qui est tendresse disparaît. Voilà l'amour qui arrive...
Mais peu importe l'histoire, laissez-vous bercer par ces vers pleins de charme et de poésie.


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Leurre


Elle croyait l'aimer
Lui, il ignorait son existence.
Elle ne cessait de l'observer
Et refusait cette indifférence.

Peu à peu elle s'aperçut
Qu'il était d'un autre univers,
Un univers sans ingénue,
Telle la planète terre.


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Face à soi


Qui est-elle ?
Sa joie est morte.
Elle n'est plus.

Son cœur est lourd,
Son âme vagabonde,
Son courage s'enfuit...
Tous ces proches sont là,
Mais tellement absents.

Son esprit enfantin est parti,
La laissant seule,
Seule avec sa tristesse
Et ses larmes prisonnières...

Mort
" Que ce mot, si court, est insondable et terrible ! "
-Guy de Maupassant-


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Désolation


Sa joie est partie,
Tout comme cette femme
Qui s'est anéanti
Et a perdu son âme.

Cette femme : sa mère
N'est plus que matérielle,
Elle a cessé cette guerre
Qui vivait en elle.

Oh, elle n'est pas morte,
Elle n'est qu'absence !
Son esprit est innocence.

Elle voulait se détruire,
Mais ce sont les siens
Qu'elle fait fuir.

Elle a tué l'enfance
De sa fille,
Qui est devenu souffrance.


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Évolution


La vie évolue,
Les enfants grandissent,
Les copains s'enfuient...

Elle a grandi,
Ses parents ont vieilli,
Ses amis sont partis...

Elle ne voulait pas grandir,
Elle voulait rester une enfant,
Dans un monde sans problème...

Mais la vie,
Dans son évolution,
L'a abasourdi d'ennuis...


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Musique


Une mélodie envoûtante,
Où deux êtres se sont enlacés.
Cette musique ensorcelante,
Qui les a hypnotisés.

Ils ont savouré
Leurs lèvres salées,
Maintenant devenues amères,
L'air n'est qu'éphémère.

" Quand on voit la vie
Telle que dieu la faite,
Il n'y a plus qu'à le remercier
D'avoir fait la mort. "
-Alexandre Dumas Fils-


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Abandon


Cela fera bientôt un an
Que tu as avalé ces médicaments.
Tu voulais mourir
Pour essayer de guérir...

Ton esprit est malade,
Il suffirait d'une balade
Pour tout oublier
Ou du moins essayer...

Tu vies dans la souffrance,
Tu te crées un monde de silence,
Tu t'enfermes dans cette prison,
Qui te ronge comme un poison.

Il suffirait de nous parler
Pour pouvoir te libérer,
Mais ton âme pleure
Et ton cœur se meurt !


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Étoile


Elle brille de mille feux,
Dans ce néant qui s'obscurcit,
On dirait qu'elle joue un jeu
Mais elle observe nos vies.

Comme un diamant
Dans un drap de satin noir,
Elle fixe tous ces gens
Et ne peut y croire.

Découvrir ce nouveau monde
Débordant de cruauté
Et dont le sang l'inonde,
Son cœur ne peut se l'avouer.


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Ces mots


Il est aisé de dire sa haine,
Par des mots de colère,
Telle une gangrène
Qui ronge les viscères.

Alors que d'être douceur,
D'avouer ses sentiments,
N'est parfois que douleur
Au lieu d'être ensorcelant.

" On tue un homme, on est assassin
On en tue des millions, on est conquérant
On les tue tous, on est dieu. "
-Jean Rostand-


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Adolescence


A l'adolescence,
Tout est effervescence.
Comment savoir discerner
Amour et amitié ?

L'enfant se transforme,
Les sentiments sont difformes,
Les émotions sensations,
La vie une question.


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Coup de foudre


Il nous frôle délicatement,
Nous renverse passionnément,
Nous prive de nos sens,
Nous devenons incandescence.

Aspiré au creux de sa vague,
Nos idées s'embrasent,
Notre corps divague,
Nos pensés extase.

Il est soleil,
Sur notre peau halée,
Il est miel,
Dans un doux baiser.

" Il m'a fait trop de bien pour en dire du mal,
Il m'a fait trop de mal pour en dire du bien. "
-Pierre Corneille-


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Souffrance


Souffrir est à la mode.
Il n'y a pas besoin de code,
Pas besoin d'être plusieurs,
Il suffit juste d'avoir du cœur.

Aimer, c'est plus compliqué,
Il y a des messages codés.
Pour aimer, il faut au moins être deux
Et l'on n'est pas toujours heureux.

Le problème, quant on aime,
Par la suite on souffre.
C'est comme tomber dans un gouffre.
Aimer, puis souffrir,
C'est la dure réalité de la vie.
Malheureusement, on ne peut pas la fuir,
On doit l'affronter, avec ou sans appui.

Pour souffrir, il faut savoir aimer,
Mais pour aimer, il ne faudrait pas savoir souffrir.


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Ses larmes


Elle doit les retenir,
Les ensevelir,
Ne pas les laisser couler,
Ne pas succomber,

Les garder prisonnières
Dans leurs sanctuaires,
Gardées par un geôlier
Bien trop discipliné.

Elle doit paraître digne,
Faire bonne figure,
Jouer avec mesure,
Ne transmettre aucun signe.


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Sa maladie


Elle ne sait comment s'y prendre
Pour atténuer sa douleur.
Il faudrait comprendre,
Avant de faire une erreur.
Il serait pourtant facile
De l'aider à guérir,
S'il était moins passif
Et la laissait agir.
Mais, Monsieur n'en fait qu'à sa tête
Et ne veut pas ouvrir son cœur.
Mais, pourtant, elle persévère,
Elle l'aide malgré lui
Et elle stoppera cette guerre
Qui inlassablement le suit.
Elle sait que c'est dur
De lutter contre le cancer,
Mais ce n'est qu'une maladie impure,
Qui a envahi notre terre.
De toute façon, elle l'aidera,
Car à tout jamais elle l'aime.


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Descente aux Enfers


A chaque jour qui s'écoule,
Je le vois diminuer.
On dirait qu'il roule
Sur une pente trop accentuée.
La vie est en train de le rattraper...

C'était un homme si fort,
Que la maladie a fatigué,
Elle l'a touché à tort
Et aimerait tant le tuer.

Mais elle l'a pris en traître
Et il va se venger,
Il va résister, tel un maître,
Devant un élève bien trop bête.
Oh, oui, il faut résister !

" Les morts, se sont les cœurs
qui t'aimaient autrefois. "
-Victor Hugo-


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Au revoir


Il est parti à tout jamais :
La maladie l'a emporté,
Pourtant il résistait,
Mais il s'est envolé.

Il n'a plus combattu
La maladie l'a vaincu.
Mais elle ne l'oublie pas
Il est son petit papa
Et, pour toujours,
Il aura son amour.


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Juste un instant


Lui rendre visite,
Là-bas au Paradis,
Que sa vie soit finie
Et que jamais ils ne se quittent.

Son séjour sur la terre
Soit à jamais terminée,
Sa vie en enfer
Soit achevée.

Et que pour toujours
Elle soit près de lui,
Lui son roi,
Parti en quelques jours.

" On ne peut attendre de quelqu'un
Seulement ce qui lui est possible d'être. "
-J. Salomé-


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Trahison


Faire une promesse
A une amie sincère,
Mais ce n'est qu'éphémère,
Telle une caresse.

Elles s'étaient promises
Franchise et amitié,
Mais, une a trahi
Le pacte scellé.

Il aurait mieux fallu
Faire trôner l'hypocrisie,
Mais elle n'a pas pu,
Elles étaient amies !

Elles s'étaient données
La rose de l'amitié,
Qui maintenant est fanée
Car elles se sont fâchées.


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Un moment


Quelques jours de bonheur,
Quelques nuits de folies,
Pour donner tant de malheurs,
Pour trouver tant d'ennuis.

Ils n'auraient jamais du s'enlacer...

Elle sait ce que son amie ressent,
Elle sait qu'il l'aime tant,
Mais, elle, il l'aime si peu,
Du moins pas comme elle le veut.

Son amie est tellement tout
Et elle si peu...
Ce sera toujours eux.


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Infiniment seule


On est samedi soir,
Elle est infiniment seule,
Elle n'a personne à voir
Et personne qui le veuille.
Seule, avec la musique,
Cette musique qui l'interpelle,
Cette musique qui lui rappelle
Ces jours magiques.
Seule avec la vie,
Seule avec l'envie,
L'envie de partir,
L'envie de mourir.
Elle aimerait tant oublier...
Oublier ses bêtises,
Oublier ses sottises...
Ou, plutôt, tout recommencer.
Elle voudrait tout recommencer,
Pour ne pas oublier,
Pour ne pas être seule,
Pour que personne ne le veuille.


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Tout oublier


Rien à faire,
Rien à dire,
Juste se taire,
Juste subir.

Ne pas parler,
Ne pas s'exprimer,
Ne rien voir,
Ne rien vouloir,
Ne rien penser,
Juste oublier.

" A défaut du pardon, laisse venir l'oubli. "
-Alfred de Musset-


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Solitude


Juste quelques larmes,
Car elle était désespérée.
Telles une arme,
Elles l'ont blessée.

Son ami est présent
Pour la réconforter,
A la place des absents
Qui lui ont été arrachés.


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