La pudeur d'Angélina, cette femme-enfant, transparaît dans ses poèmes, dans lesquels rien n'est dit de façon crue, mais tout est suggéré. Angélina n'est pas un poète réaliste, mais plutôt un poète impressionniste, ses courts poèmes proposent davantage des atmosphères qu'ils ne racontent des histoires. Pourtant, très rapidement le lecteur a compris les origines de la double déchirure qu'elle porte en elle. Drame de l'enfance, drame de l'adolescence, notre jeune amie sera-t-elle une éternelle victime ?
Non, je ne le crois pas ! La souffrance a forgé son caractère. Voilà le poème sur lequel s'achève son beau recueil :
Être soi, s'affirmer,
Savoir comment résister
Et ne pas se tromper.
Se réaliser, ne pas faillir.
Comment pouvoir être vrai ?
Ne jamais douter
Sans émettre de regrets
Face à son passé ?
Il est certain qu'Angélina est sauvée, déjà, lorsqu'elle regarde derrière elle, elle ne reconnaît plus son propre passé. C'est l'heureux présage qu'elle s'est déjà projetée dans un avenir qui s'annonce bien plus souriant que ne le furent ses jeunes années. Bientôt, ce recueil de poésie sera la dernière trace de ce passé tourmenté, mais quelle belle trace !
Pour des raisons pratiques, j'ai dû découper le recueil en deux parties, de façon tout à fait arbitraire. Chacune des deux parties n'est pas autonome, le lecteur est invité à les enchaîner dans plus attendre.
Musique
Petite Poupée
Une nouvelle Angélina ?
Peut-être, sans doute...
Tous ses vieux fantômes semblent être éradiqués, Angélina s'ouvre à l'amour :
Plaisir
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